Martyrs français de la Seconde Guerre mondiale

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date de décès1944 - 1945
Lieu de décèsTroisième Reich en Allemagne, Autriche et France
Nationalité Français
Béatification13 décembre 2025
par Léon XIV
Martyrs français de l'apostolat catholique de la Seconde Guerre mondiale
Image illustrative de l’article Martyrs français de la Seconde Guerre mondiale
Album sur Pierre de Porcaro, l'un des prêtres martyrs, mars 2025.
Bienheureux, martyrs
Date de décès 1944 - 1945
Lieu de décès Troisième Reich en Allemagne, Autriche et France
Nationalité Français
Béatification 13 décembre 2025
par Léon XIV
Vénéré par Église catholique
Fête 5 mai

Les cinquante martyrs français de l’apostolat de la Seconde Guerre mondiale[1] (dits aussi martyrs du STO) sont un groupe de catholiques (prêtres, religieux, séminaristes et laïcs) assassinés en haine de la foi sous le régime nazi entre 1944 et 1945. Ce groupe est composé de quatorze prêtres (dont cinq religieux), trois séminaristes et trente-trois laïcs (dont dix-neuf membres de la Jeunesse ouvrière chrétienne et quatorze membres des Scouts de France), qui ayant apporté un soutien spirituel aux personnes assujetties au travail obligatoire en Allemagne (STO), ont été réprimés de ce fait et sont morts dans différents camps de concentration.

Le , le pape Léon XIV reconnaît officiellement leur martyre. Ils sont béatifiés le en la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d'une béatification collective (la plus importante en France)[2],[N 1].

Leur fête liturgique a été fixée au [3].

Durant la Seconde Guerre mondiale afin d’apporter une assistance spirituelle aux jeunes réquisitionnés pour le Service du travail obligatoire (STO) qui ne pouvaient pas bénéficier d'aumôniers comme les prisonniers de guerre, des évêques français, l’abbé Jean Rodhain et l’archevêque de Paris Emmanuel Suhard mirent sur pied en 1943 une aumônerie clandestine, la Mission Saint-Paul.

Celle-ci s'est composée de fidèles laïcs  dont beaucoup issus de la Jeunesse ouvrière chrétienne et d'autres de la Jeunesse étudiante chrétienne , prêtres, séminaristes, religieux, militants de l’Action catholique et scouts. Âgés de 19 à 49 ans et provenant de trente-deux diocèses, ils sont partis exercer cet apostolat auprès des jeunes ouvriers astreints au travail obligatoire en Allemagne[2], répondant à l'appel de Jean Rodhain, le futur fondateur du Secours catholique, et de l'archevêque Emmanuel Suhard[4]. L'évêque émérite chargé du dossier en béatification rappelle l'enjeu : « Ils sont partis comme missionnaires et en désapprouvant totalement le projet politique mis en place par les nazis. Donc il fallait supprimer ceux qui portaient ce message »[5].

L'ordonnance Kaltenbrunner du interdit toute activité religieuse auprès des jeunes travailleurs civils français sous peine de mort. Ces cinquante « martyrs de l’apostolat » subirent, les uns ou les autres, persécution, torture, emprisonnement, privation de nourriture, épuisement, notamment durant les marches de la mort[6].

Liste des martyrs

Béatification

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI