Renée Metté
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Nicole |
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Ravensbrück, Holleischen (d) |
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| Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 16 P 414263) Service historique de la défense - site de Caen (d) (SHD/ AC 21 P 597013) |
Renée Metté, née à Alexandrie le et morte à Paris le , est une résistante et déportée politique française, détenue au camp de concentration de Ravensbrück. Libérée en 1945, elle est professeur agrégée de philosophie au lycée Lamartine[1] puis au lycée Molière jusqu'à son départ à la retraite en 1980.
Famille
Renée Metté naît à Alexandrie le , six mois après la mort de son père, rédacteur français à l'hebdomadaire The Egyptian Gazette (en), tué à Longueval (Somme) lors de la Première Guerre mondiale. Elle devient de ce fait pupille de la Nation ainsi que son frère, André Metté[2].
Résistance
Elle est étudiante en philosophie à Paris lorsqu’elle rejoint le mouvement « Ceux de la Résistance », l’un des cinq grands mouvements de Libération-Nord[3]. Sous l'alias de « Nicole », elle fait partie du réseau MANIPULE, le service de renseignement du mouvement[4],[5]. Le réseau a été créé officiellement en à la demande du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) de la France libre.
Arrestation et déportation
À la suite de la trahison d'un des membres du réseau, elle est arrêtée rue de Fleurus à Paris le 13 septembre 1943 avec Jean Roquigny, chef du sous-réseau Max, qu'elle venait de rejoindre, et sa femme Marie-Claire, une amie étudiante en philosophie[6].
Déportée au camp de concentration de Ravensbrück par le convoi parti de Compiègne le (convoi I.175 dit « convoi des 27000 ») avec Marie-Claire Roquigny[7], elle est affectée à la fabrication de munitions anti-aériennes au Kommando industriel Holleischen du camp de Flossenbürg (Tchécoslovaquie)[8]. Elle est libérée en .
Après-guerre
De retour à Paris après sa libération, Renée prépare l’agrégation de philosophie[2].
En 1946, elle rédige un témoignage sur les conditions de survie et de résistance à l’avilissement avec quatorze de ses codétenues survivantes, dont Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, publié fin 1946. Renée Metté y évoque les conditions d'existence dans le Kommando industriel Holleischen[9].
« Et peu à peu nous avons appris à toujours mieux surmonter les vexations, les humiliations absurdes et raffinées qui nous étaient infligées. Car qu’était-ce, après tout, en regard des souffrances plus grandes, plus profondes, plus définitives, de nos camarades des camps d’extermination ? Qu’était-ce, après tout, auprès des résultats que nous attendions : la fin de l’oppression nazie et la victoire de la liberté ? Il s’agissait de sauver notre intégrité intérieure, consciente que le salut était dans la qualité de notre « moral », d’affirmer notre foi en notre cause et le peu d’importance que nous attachions à notre personne[10]. »
Elle parlera ensuite rarement de Ravensbrück, si ce n’est pour dire « Ça n’a pas d’importance »
