Le requiem est ainsi donné le en la cathédrale Saint-Étienne, en présence de tous les rois et diplomates réunis pour penser la reconstruction de l'Europe, après les dégâts commis par la Révolution française et l'Empire napoléonien. Dans ses mémoires, Neukomm écrit: «j'avais un chœur composé de plus de 300 chanteurs, et cet ouvrage a été exécuté dans une grande perfection. Les deux chœurs étaient conduits, l'un par mon ami Salieri et l'autre par moi-même. Cet ouvrage a été composé à Paris en avril 1813 et fini le 15 janvier 1815»[1].
Selon le manuscrit de 1813, Neukomm proposait que le requiem soit exécuté par deux chœurs mixtes, soit un premier chœur de quatre solistes«à condition qu'ils aient une bonne et forte voix» et un chœur mixte. Il a écrit aussi pour cette œuvre une partition d'orchestre assez importante. Il était alors d'usage pour les cérémonies de «pompes funèbres» de compléter celles-ci par deux psaumes De Profundis et Miserere[1].