Rhynchanthera grandiflora

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Rhynchanthera grandiflora
Description de cette image, également commentée ci-après
Rhynchanthera grandiflora
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Noyau des Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Malvidées
Ordre Myrtales
Famille Melastomataceae
Tribu Microlicieae
Genre Rhynchanthera

Espèce

Rhynchanthera grandiflora
(Aubl.) DC., 1828

Synonymes

Selon Tropicos (8 septembre 2024)[1]

  • Melastoma grandiflorum Aubl. - Basionyme
  • Osbeckia aubletiana Spreng.
  • Rhynchanthera acuminata Benth.
  • Rhynchanthera acuminata var. sublaevis Cogn.
  • Rhynchanthera ambigua Naudin
  • Rhynchanthera betulifolia Cogn.
  • Rhynchanthera cardonae Wurdack
  • Rhynchanthera grandiflora var. microphylla Naudin
  • Rhynchanthera haenkeana DC.
  • Rhynchanthera insignis Naudin
  • Rhynchanthera intermedia Ule
  • Rhynchanthera matthaei Naudin
  • Rhynchanthera microphylla Gleason
  • Rhynchanthera orinocensis Sprague

Selon GBIF (8 septembre 2024)[2]

  • Melastoma grandiflorum Aubl. - Basionyme
  • Osbeckia aubletiana Spreng.
  • Rhynchanthera acuminata var. sublaevis Cogn.
  • Rhynchanthera adenophora Miq.
  • Rhynchanthera ambigua Naudin
  • Rhynchanthera betulifolia Cogn.
  • Rhynchanthera cardonae Wurdack
  • Rhynchanthera grandiflora var. microphylla Naudin
  • Rhynchanthera grandiflora var. monodynama (DC.) Cogn.
  • Rhynchanthera haenkeana DC.
  • Rhynchanthera insignis Naudin
  • Rhynchanthera intermedia Ule
  • Rhynchanthera limosa DC.
  • Rhynchanthera limosa var. depauperata Naudin
  • Rhynchanthera matthaei Naudin
  • Rhynchanthera microphylla Gleason
  • Rhynchanthera monodynama DC.
  • Rhynchanthera orinocensis Sprague
  • Rhynchanthera rostrata DC.
  • Rhynchanthera stachydimorpha DC.

Rhynchanthera grandiflora est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Melastomataceae. C'est un arbuste trouvé en Amérique.

Il est connu en Guyane sous le nom de Coquelicot (créole)[3].

Rhynchanthera grandiflora est un arbuste ou sous-arbrisseau haut de 0,5 à 2 m[4].

En 1953, Lemée en propose la description suivante de Rhynchanthera grandiflora :

« R. grandiflora Dec. Grande plante sufrutescente plus ou moins poilue et glanduleuse-visqueuse ; feuilles de 0,05-0,09 sur 0,03-0,05, ovales acuminées, à base cordée, denticulées, pubescentes-glanduleuses sur les 2 faces, 7-nervées ; fleurs à calice un peu contracté au milieu, pubescent-glanduleux, sépales étalés ou réfléchis, pétales de 0,02, rouges ou pourpres, étamines fertiles inégales, la plus longue à filet de 12 mm. environ et connectif de près de 15 mm., ovaire glanduleux au sommet, style de 0,02 environ. - Pariacabo, Maroni (Charvein, R. Benoist) ; herbier Lemée : Cayenne (Maringoins). »

 Albert Lemée, 1953[5].

Répartition

Rhynchanthera grandiflora est présent du sud de la Mexique au Brésil, en passant par le Panama, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, le Pérou, et la Bolivie[4].

Écologie

Rhynchanthera grandiflora pousse au Venezuela dans les endroits ouverts, à 50-400 m d'altitude[4].

Sa pollinisation a été étudiée[6],[7].

Il s'agit d'une espèce hyperaccumulatrice d'alluminium[8],[9].

Rhynchanthera grandiflora est l'hôte de l'insecte galligène Palaeomystella tibouchinae[10].

Utilisations

La fleur de Rhynchanthera grandiflora est employé en Guyane pour préparer un sirop antitussif, et les feuilles en infusion pour soulager les bronches[3].

Les Caboclos du Rio Madeira considèrent l'infusion de ses feuilles comme fébrifuge[11].

Extrait de la « Flore médicale des Antilles » (1822)

En 1822, le botaniste Michel Étienne Descourtilz commente Rhynchanthera grandiflora ainsi [informations incertaines à considérer avec précaution au vu des connaissances de l'époque] :

Planche de Rhynchanthera grandiflora selon la « Flore médicale des Antilles » (Pl. 521)
« Le dessin est réduit à moitié. - 1. Calice vu de profil. - 2. Calice étalé. - 3. Étamines grossies. - 4. Ovaire et graines. »[12]

« MÉLASTOME A GRANDES FLEURS.

(Émollient.)

Synonymie. Melastoma grandiflora. — Lin. Décandrie monogynie. — Tournefort, Rosacées. — Jussieu , famille des Mélastomes. — Melastoma pilosa foliis cordatis , acuminatis, serrulato-ciliatis ; foliis raris subterminalibus) antheris rostratis. — Lam. Melastoma caule et foliis hirsutis, cordatis, acuminatis ; flore violaceo. Aubl. Guian., v, 4, p. 414, v. 3, tab. 160. :

CARACTÉRES GÉNÉRIQUES des Mélastomes. Genre de plantes à fleurs polypétalées , de la famille des Salicaires, qui à de grands rapports avec les Quadrètes , et qui comprend un assez grand nombre de plantes exotiques, la plupart ligneuses , à feuilles simples , opposées , trinervées ou quinquénervées et dont les fleurs sont latérales ou terminales. Le caractère essentiel de ce genre est d'avoir : Un calice campanulé à cinq dents ; cinq pétales attachés au calice; dix étamines ; un style; une baie environnée par le calice.

CARACTÉRES PARTICULIERS. Tiges et nuls villeuses : fleurs violettes ; sept ou neuf nervures ; pétioles canaliculés.

HISTOIRE NATURELLE. Cette belle espèce croît naturrellement et abondamment dans les lieux sablonneux et humides de l'ile de Cayenne. On la rencontre aussi aux Antilles. Toutes les parties de cette plante, excepté les pétales, laissent échapper , dit M. Desrousseaux, une liqueur visqueuse et balsamique dont l’odeur est assez agréable. Les créoles se servent des fleurs en infusion pour calmer la toux et procurer l’expectoration ; ils emploient les feuilles comme un excellent vulnéraire.

CARACTÉRES PHYSIQUES, Cette espèce est universellement hérissée de poils fins, roussâtres, médiocrement longs et souvent un-peu recourbés , et comme glanduleux à leur extrémité. Il sort du collet de ses racines une ou plusieurs tiges, presque cylindriques, rameuses, qui s'élèvent à deux, trois et quatre pieds. Les feuilles sont pétiolées , cordiformes , presque acuminées , ciliées, finement dentées en scie, longues d'environ trois pouces, sur une largeur d’un pouce et demi. Elles ont sept ou neuf nervures longitudinales et des pétioles canaliculés , qui ont à peu près un pouce de longueur ; les fleurs sont disposées , aux sommités de la tige et des rameaux, en panicules feuillés, pauciflores; elles sont grandes et pour l'ordinaire deux ou trois ensemble, portées chacune sur un court pédoncule ; leur calice est divisé, à son extrémité supérieure , en cinq parties longues, étroites et aiguës ; la corolle est violette, irrégulière, à cinq pétales ovoïdes, dont un est plus grand que les autres ; des dix étamines cinq sont très-courtes, et avortent; quatre à l’opposite sont plus grandes, et entre ces dernières il en est une cinquième beaucoup plus longue. Les cinq grandes étamines ont un appendice à leurs filets, et leur anthère se termine par un prolongement grêle , replié sur elle avant l'épanouissement des fleurs , et qui est creusé en cuiller à son extrémité. L’ovaire devient une baie rougeâtre , renfermée dans le calice, peu succulente , à cinq valves et à cinq loges polyspermes. (Enc.)

ANALYSE CHIMIQUE. Le suc des baies vertes contient de la résine, un sucre qui ne peut se cristalliser ; de la gomme, un sel ammoniacal, du phosphate de chaux, de la magnésie et un peu de fer ; les fleurs contiennent une partie colorante et du fer.

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES. Les insulaires , comme je l'ai dit plus haut, se servent des fleurs en infusion comme émollientes et comme propres à calmer la toux, tandis que le feuillage est recherché en qualité de vulnéraire. Les fruits avant leur maturité remplacent le verjus , et, lorsqu'ils sont mürs, ils sont doux, humectans et rafraîchissans, On en fait un sirop agréable à boire dans les fortes chaleurs. Ce mème sirop convient dans les maladies bilieuses et inflammatoires pour apaiser la soif des fiévreux. Il est encore utile dans les diarrhées et les coliques bilieuses, maïs il faut s’en abstenir lorsque les malades sont incommodés d’une toux opiniâtre, Le suc de ces baies , mêlé avec égale quantité de jus de citron et d’eau, est un des meilleurs gargarismes pour les maux de gorge de quelque nature qu’ils soient. Le feuillage du Mélastome est regardé comme émollient. »

 M.É. Descourtilz, 1822[12].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

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