Ricardo L. Castro

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Naissance
(84 ans)
Bogota (Colombie)
Nom de naissance
Ricardo León Castro
Nationalité
Canadienne
Ricardo León Castro
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Biographie
Naissance
(84 ans)
Bogota (Colombie)
Nom de naissance
Ricardo León Castro
Nationalité
Canadienne
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
Académie royale des arts du Canada (2015), Institut royal d'architecture du Canada (2010)

Ricardo León Castro, ARAC, IRAC, (né en 1942 à Bogota) est un professeur d’université, photographe et critique d’architecture. Déjà attiré par la photographie, il s’inscrit à l’université des Andes (en espagnol : Universidad de los Andes), université privée de Bogotá où il étudie l’architecture sous la direction de Rogelio Salmona. Muni de ce premier diplôme il continue ses études à l’université d’Oregon où il obtient une maitrise en architecture en 1974 et une maitrise en arts en 1976. Ses études terminées, il s’installe au Canada où Il enseigne à l’Université Laval de Québec en 1982 tout en continuant son œuvre de photographe. Il quitte Québec pour Montréal en 1982 et enseigne à l’Université McGill. Ses photographies font l’objet d’expositions pendant que lui-même poursuit ses recherches sur l’architecte colombien Rogelio Salmona ainsi que sur l’architecte canadien Arthur Erickson.

Ricardo L. Castro est nommé fellow de l’Institut royal d’architecture du Canada en 2010[1] et membre de l’Académie royale des arts du Canada en 2015[2].

Ricardo León Castro est né à Bogotά, Colombie, le 2 avril 1942. Il passa ses premières années à Madrid, Espagne, où il s’initia à la photographie dès l’âge de 14 ans, s’intéressant surtout à son environnement[3]. Influencé par son oncle, l’architecte Dicken Castro[4], il s’inscrivit en architecture à l’Université des Andes, université privée de Bogotá où il étudia sous la direction de Rogelio Salmona[3]. Pendant cette même période, il s’employa à photographier la Villa de Leyva, petite ville de Colombie reconnue pour son architecture de l’époque coloniale. Ses tuteurs dans cette recherche furent Germán Téllez de l’université des Andes et William Zapata du Colombo American Center[3]. Il obtint son baccalauréat en architecture de l’Université des Andes en 1972 et s’inscrivit à la School of Architecture and Alllied Arts de l’université de l’Oregon où il eut comme professeur Robert S. Harris, un enthousiaste de la « conception participative », méthode de travail mettant l’accent sur le rôle actif des utilisateurs, notion qui sera au cœur de son activité par la suite.

Pendant les étés, il travailla de 1972 à 1975 au Bureau de Planification du campus où le « langage de schéma » (Pattern Language) développé par l’architecte Christopher Alexander était mis à l’essai. Exposés dans The Oregon Experiment[5], cette expérience en planification communautaire qui mettait l’utilisateur au cœur du projet architectural fut développée à la suite des protestations énergiques de la communauté étudiante rebutée par le passage fréquent de lourds camions sur le campus, la destruction d’un cimetière traditionnel et l’impossibilité pour cette même communauté d’influencer les décisions des autorités universitaires. Il obtint sa maitrise en architecture en 1974 et poursuivit ses études en histoire de l’architecture tout en participant aux séminaires des photographes Bernard Freemesser et Brett Weston[3]. Celles-ci lui permirent d’obtenir une autre maitrise, cette fois en histoire de l’art.

Ses études achevées, il s’installa au Canada dans la ville de Québec où il devait enseigner à l’Université Laval de 1977 à 1982, obtenant une équivalence de doctorat en 1978. Pendant cette période il photographia l’architecture de sa ville d’adoption. Il devait en résulter une exposition sur les façades de la ville qui se tint d’abord au musée McCord de Montréal puis à l’université Laval de Québec en 1980; la tournée se poursuivit à l’université Carleton d’Ottawa en 1981 et à l’université de Toronto en 1982. Cette même année Castro devait déménager à Montréal où il commença à enseigner comme professeur associé à l’école d’architecture de l’université McGill en 1983.

Au cours de la décennie 1980, Castro écrivit régulièrement dans Canadian architect, revue nationale fondée en 1955 et destinée aux architectes et aux professionnels associés au Canada et dans ARQ, revue officielle de l'Ordre des architectes du Québec, de même que, après 1985, dans le quotidien Montreal Gazette. En 1998, ses recherches sur l’œuvre de son ancien maitre Rogelio Salmona parurent en espagnol et en anglais; elles seront rééditées en 2008. Une exposition des œuvres de Salmona se tint trois ans plus tard à la galerie Mundo de Bogotá.

Au tournant du millénaire, Castro fut nommé directeur de la recherche à l’Institut de recherche en histoire de l’architecture (IRHA) de Montréal, organisme interdisciplinaire regroupant l’Université de Montréal, l’Université McGill et le Centre canadien d’architecture (CCA). C’est pendant cette période qu’il devait mener un projet majeur centré sur l’architecte canadien Arthur Erickson avec la collaboration de Nicholas Olsberg du Centre canadien d’architecture, projet interdisciplinaire combinant recherche historique, critique architecturale et mise en valeur par l’image. Le résultat fut publié sous le titre Arthur Erickson : Critical Works avec comme auteur David Stouck[6],[7]. Les photographies de Castro firent l’objet d’une exposition à la Vancouver Art Gallery en 2006.

La même année il présenta une série de conférences intitulée Architecture and Photography au Tate Liverpool. En 2007, il fut nommé directeur associé du programme de maitrise en architecture (M. Arch.) du programme professionnel de l’université McGill, poste qu’il occupa jusqu’en 2014[8]. En même temps, il se joignait au comité de rédaction du deArq, journal d’architecture de l’Université des Andes, et son livre sur l’œuvre de Rogelio Salmona était publié en espagnol, bientôt suivi d’une version anglaise. La publication de la version espagnole à Bogotá fut l’occasion d’une série de conférences sur l’œuvre du même architecte au Centro Cultural Gabriel Garcia Marquez de Bogotá[9].

De 2008 à 2014, il collabora avec Juan Suarez de la University of Western Ontario à un projet de recherche sur les fortifications baroques espagnoles dans les Caraïbes[10]. En 2013, les photos de Ricardo L. Castro firent l’objet d’une exposition : Paseo de Ronda : Chemin de ronde/ Walk-walk; avec celles de Punta Pite au Chili, elles furent publiées en 2014 dans Syndetic Modernisms[11].

Par la suite, Ricardo L. Castro continua à enseigner à l’École d’architecture de l’Université McGill et fut fait Resident Fellow de l’Institut pour la vie publique des arts et des idées (IPLAI) de l’Université McGill, institut ayant comme mission de promouvoir le dialogue entre les arts, les idées et la société.

Concepts architecturaux

Photographe, historien d’architecture et enseignant en design, Castro définit son approche comme étant de transmettre un enseignement présentant l'architecture comme un tout homogène dans ses aspects tant pratiques que théoriques[12]. Influencé par le travail d’architectes comme Juhani Pallasmaa et Peter Zumthor, de même que par ses collègues Alberto Perez-Gomez et Robert Mellin[13], Castro utilise le terme grec syndesis (action de relier les choses entre elles) dans ses analyses de l’œuvre de l’architecte colombien Rogelio Salmona et du canadien Arthur Erickson pour traduire à la fois « le tangible et le conceptuel »[4]. L’intérêt qu’il porte à la « topographie urbaine », c’est-à-dire au rôle de l’architecture dans l’environnement est au cœur de ses travaux sur le baroque hispanique. Il est ainsi amené à s’intéresser aux notions de limites dans l’esprit européen des XVIIe siècle et XVIIIe siècle ainsi qu’à la pensée systémique et aux techniques mnémoniques dans le design[14].

Étudiant les relations entre architecture et art, Castro intègre dans son système des concepts littéraires. Devenu familier des écrits de Alejo Carpentier grâce à son oncle Dicken Castro[13], il développe la notion de real maravillos (le réel-merveilleux) dans l’essai Thoughts at the Edge of Architecture : Solitude and the Marvelous-Real, essai datant de 1992 et publié dans le journal des architectes du Québec[15]. Plus récemment, il se référa également au « concept de l’extraordinaire » de l’écrivain et essayiste allemand W.G. Sebald dans son ouvrage A Taxonomy of Collecting, analyse de collages par John. A. Schweitzer présentés à l’Université Western Ontario en 2014[16].

Honneurs et récompenses

  • 1990 : Prix Paul-Henri Lapointe dans la catégorie Histoire, Critique et Théorie (Ordre des architectes du Québec)
  • 2005 : Prix Ida & Samuel Fromson pour la qualité de son enseignement (Université McGill)
  • 2007 : Prix de l’Alcuin Society pour la qualité de conception du livre Arthur Erickson : Critical Work
  • 2010 : Fellow de l’Institut royal d’architecture du Canada
  • 2014 : Prix du livre de la Ville de Vancouver pour Arthur Erickson : Critical Work
  • 2015 : Membre de l’Académie royale des arts du Canada

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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