Richard Waddington

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Richard Waddington
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(22 ans, 5 mois et 22 jours)
Élection 4 janvier 1891
Circonscription Seine-Inférieure
Député français

(14 ans, 10 mois et 8 jours)
Élection 20 février 1876
Réélection 14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
Circonscription Seine-Inférieure
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe et Ve (Troisième République)
Groupe politique GR (1876-1877)
UR (1877-1891)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Maurice Lebon
Conseiller général de la Seine-Inférieure

(33 ans)
Circonscription Canton de Darnétal
Prédécesseur Alexandre Le Painturier de Guillerville
Successeur Georges Lormier
Biographie
Nom de naissance Richard Pendrell Waddington
Date de naissance
Lieu de naissance Rouen
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Saint-Léger-du-Bourg-Denis
Nationalité Française
Entourage William Henry Waddington
Profession Industriel

Signature de Richard Waddington

Richard Pendrell Waddington, né le à Rouen[1] et mort le à Saint-Léger-du-Bourg-Denis, est un industriel, historien et homme politique français.

Richard Waddington est le fils de Janet MacKintosh Chisholm et de Thomas Waddington[2], manufacturier à Saint-Rémy-sur-Avre. Il est le frère de William Waddington, qui a été président du Conseil en 1879, et cousin du philosophe Charles Waddington. Après ses études au lycée de Rouen, il sert pendant trois ans dans l'armée anglaise où il termine lieutenant d'artillerie.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, comme capitaine d'artillerie des gardes mobiles, il organise l'artillerie des mobilisés de la Seine-Inférieure, et opére contre les troupes allemandes du général Manteuffel ; sa conduite pendant cette guerre lui vaut la croix de la Légion d'honneur à titre militaire, le [2].

À la fois industriel, historien, politique, organisateur, il dirige la manufacture de coton de Saint-Rémy-sur-Avre, fondée par son aïeul maternel vers 1792[3].

Industriel calviniste, Richard Waddington est un patron social et est l'un des rapporteurs de la loi de 1892 sur le travail des femmes et des enfants[4].

Dans la vie publique, il siège pendant quarante-et-un ans à la chambre de commerce et d'industrie de Rouen, vingt-quatre ans comme membre et dix-sept comme président, de 1897 à 1913. Il fait partie des Commissions des colonies, des Expositions du travail, de la marine marchande, du Comité des chemins de fer et de la Conférence internationale de protection ouvrière[3].

Il crée avec Lucien Dautresme et Charles Besselièvre le quotidien Le Petit Rouennais.

Dans la vie politique, il fut trente-trois ans conseiller général, quinze ans député de Rouen (du au ) et sénateur de la Seine-Inférieure depuis cette époque jusqu’à sa mort[3]. Élu député en 1876, il siège au centre gauche. Lors de la crise du 16 mai 1877, il est l'un des signataires du manifeste des 363[5]. Il est réélu en , après la dissolution de la Chambre, puis en 1881, 1885 et 1889. En 1891, il est élu sénateur de la Seine-Inférieure, puis réélu le et le .

Comme historien, on lui doit d'importantes études historiques sur la diplomatie de Louis XV, notamment son Histoire de la Guerre de Sept ans.

Mort à son domicile, en cours de mandat, ses obsèques eurent lieu le 1er juillet au milieu d’une affluence considérable[3]. Il était veuf de Mary Ann Louise Collison Miles[2].

Décoration

Publications

  • Louis XV et le renversement des alliances. Préliminaires de la Guerre de Sept ans (1754-56), Paris, Firmin-Didot, 1896.
  • La Guerre de Sept-Ans. Histoire diplomatique et militaire, 5 vol., Paris, Firmin-Didot, 1900, 1899-1914.

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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