Richard de Wallingford
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| Abbé de Saint-Albans (en) | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Richard of Wallingford ou Ricardus de Wallynforde |
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Prêtre catholique (à partir du ), astrologue, astronome, mathématicien |
| Ordre religieux |
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Richard de Wallingford ( à Wallingford– à St Albans)[1] est un moine bénédictin anglais, célèbre pour ses travaux sur l'horloge astronomique de l'abbaye de Saint-Albans, mais aussi auteur de plusieurs traités d'astronomie, d'astrologie et de mathématiques qui ont notamment contribué au développement de la trigonométrie.
On ne sait rien de la mère de Richard de Wallingford, à l'exception de son nom : Isabelle. Le père de Richard, William, exerçait comme forgeron dans la ville de Wallingford, à quelques kilomètres d'Oxford. Lorsque Richard est âgé de seulement 10 ans, son père décède. Le jeune Richard de Wallingford est alors recueilli par le prieur William de Kirkeby, qui l'adopte comme son fils. Richard de Wallingford entre alors dans la communauté de l'abbaye bénédictine de Saint Albans, dont dépend William de Kirkerby[2].
Vers , Richard de Wallingford est envoyé à Oxford, où il étudie d'abord la grammaire et la philosophie pendant six ans. Il obtient sa licence en , à l'âge de 23 ans, et rentre effectuer sa régence au sein du monastère de Saint Albans. Il est fait diacre le [3], puis prêtre le [4], avant de retourner étudier la théologie à Oxford, sous le patronage de l'abbé Hughes d'Eversden (r. 1308–1327)[5].
Pendant ce second séjour à Oxford, Richard de Wallingford compose son premier texte connu, sous la forme d'un traité sur les tables de calcul astronomiques de Jean Maudith[6]. Ces tables permettent en particulier de calculer (i) le sinus ou l'arc de cercle d'un angle, (ii) l'élévation et la corde associée à une position, (iii) les positions des étoiles et (iv) des tables de déclinaison. Il est peut-être également l'auteur d'un manuel d'astrologie (Exafrenon pronosticacionum temporis)[7], conservé à la fois en latin et en moyen anglais[8]. Enfin, il rédige également un traité de trigonométrie en quatre parties (Quadripartitum), parfois considéré comme « le premier traité de trigonométrie en Europe »[9].
En 1326 ou 1327, Richard de Wallingford obtient l'autorisation d'enseigner sur les Sentences de Pierre Le Lombard. Cette autorisation marque habituellement l'entrée dans la dernière étape des études de théologie à Oxford avant le titre convoité de docteur en théologie. Cependant, Richard de Wallingford n'achève pas ses études. À la place, il se hâte de rentrer au monastère et y présenter sa leçon solennelle. Avec lui, il rapporte deux ouvrages achevés au terme de ses études à Oxford : le Rectangulus et le Traité sur l'Albion[10]. Ces deux textes décrivent des instruments permettant d'effectuer différents types de calculs astronomiques. Selon une légende rapportée dans les Chroniques du monastère de Saint Albans, Richard de Wallingford aurait utilisé ses connaissances en astrologie pour prédire, non seulement la mort de l'abbé Hughes d'Eversden, le , mais aussi sa propre élection, le [11].
Richard de Wallingford quitte Saint Albans en direction d'Avignon le afin d'obtenir sa confirmation auprès du Modèle:Pape Jean XXII. Il arrive le , et prend le temps de rencontrer les cardinaux et les membres de la Curie. John North suggère qu'il aurait pu alors rencontrer le franciscain Guillaume d'Okcham, également en séjour à Avignon à ce moment[12]. De retour en Angleterre 106 jours après son arrivée à Avignon (soit le ), il séjourne quelque temps dans le manoir de Crokesle, où il doit rencontrer le roi Édouard II. Mais il fait une première attaque d'une maladie que ses contemporains décrivent comme étant la lèpre. Il ressent d'abord une vive douleur dans son œil droit, dont il perd totalement l'usage dans les deux années suivantes[13].
L'abbatiat de Richard de Wallingford est marqué par de nombreuses tensions, d'abord avec les villageois de Saint Albans en , puis surtout avec l'évêque de Lincoln en qui l'accuse de ne plus être apte à assurer ses fonctions à cause de sa maladie qui l'isole de ses frères. Dans les deux cas, Richard de Wallingford montre ses compétences juridiques, mais joue surtout de sa relation avec le roi pour tirer les affaires à son avantage[14].
La condition de Richard de Wallignford ne fait que s'empirer, surtout après la tempête du , et il décède le [15].
