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Rivière-sur-Tarn

commune française du département de l'Aveyron From Wikipedia, the free encyclopedia

Rivière-sur-Tarn est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Rivière-sur-Tarn
Rivière-sur-Tarn
Le château de Peyrelade.
Blason de Rivière-sur-Tarn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Christophe Carrat
2026-2032
Code postal 12640
Code commune 12200
Démographie
Gentilé Riviérois(e)
Population
municipale
1 069 hab. (2023 en évolution de +2,49 % par rapport à 2017)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 21″ nord, 3° 07′ 54″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 871 ou 880 m
Superficie 26,08 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Millau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tarn et Causses
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Rivière-sur-Tarn
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Rivière-sur-Tarn
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Rivière-sur-Tarn
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Rivière-sur-Tarn
Liens
Site web rivieresurtarn.fr
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Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Peyrelade, inscrit en 1998.

Géographie

Généralités

Le Tarn en limite de La Cresse (au premier plan) et Rivière-sur-Tarn (en rive opposée).

Dans le quart sud-est du département de l'Aveyron, la commune de Rivière-sur-Tarn est située à l'intérieur du parc naturel régional des Grands Causses. Le territoire communal s'étend sur 26,08 km2, principalement en rive droite du Tarn.

L'altitude minimale, 372 mètres, se trouve localisée à l'extrême sud, là où le Tarn quitte la commune et sert de limite entre celles de Compeyre et La Cresse. L'altitude maximale avec 871 ou 880 mètres[Note 1] est située trois kilomètres au nord-ouest du bourg, au puech de Suège[1].

En bordure du Tarn et à l'intersection des routes départementales (RD) 190 et 907, le bourg de Rivière-sur-Tarn est situé, en distances orthodromiques, onze kilomètres au nord-nord-est du centre-ville de Millau.

La commune est également desservie par les RD 9 et 94 en rive droite du Tarn et 187 en rive gauche.

Communes limitrophes

Rivière-sur-Tarn est limitrophe de six autres communes, dont Peyreleau au sud-est, sur une quarantaine de mètres.

Communes limitrophes de Rivière-sur-Tarn
Sévérac d'Aveyron
Verrières Rivière-sur-Tarn Mostuéjouls
Compeyre La Cresse Peyreleau

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Rivière-sur-Tarn.

La commune est drainée par le Tarn, le ruisseau du Bourg, le Pas du Loup, le ravin de la Croze, le ruisseau de Pourcaresse, le ruisseau de Salques et par divers petits cours d'eau[2].

Le Tarn, d'une longueur totale de 380,2 km, prend sa source dans la commune de Pont de Montvert - Sud Mont Lozère (48) et se jette dans la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave (82), après avoir arrosé 99 communes[3]. Il arrose le territoire communal d'est au sud sur six kilomètres, dont quatre lui servent de limite naturelle en deux tronçons disjoints.

Le ruisseau du Bourg, d'une longueur totale de 11,6 km, prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn à Rivière-sur-Tarn, après avoir arrosé 3 communes[4].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[5].

La commune fait partie du SAGE Tarn amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le territoire de ce SAGE concerne une partie des bassins du Tarn de l’Aveyron et de l’Agout. Il couvre 69 communes, sur trois départements (Aveyron, Gard et Lozère) et deux régions, pour une superficie de 2 700 km2[6],[7]. Le pilotage et l’animation du SAGE et du contrat de rivière du Tarn-amont associé sont assurés par le Syndicat mixte du bassin versant du Tarn-amont (SMBVTAM), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le et est constitué de neuf communautés de communes[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[12]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 121 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 4,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers à 10 km à vol d'oiseau[15], est de 9,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 876,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha, qui s'étend sur 97 communes. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[20],[21],[22].

Sites Natura 2000

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[24] :

  • le « Causse Noir et ses corniches », d'une superficie de 13 990 ha sur 9 communes du département, est un plateau calcaire et dolomitique avec pelouses sèches, forêts et taillis de chênes et de pins sylvestres, avec une bordure de falaises et de gorges[25] ;
  • les « Buttes témoins des Avant-Causses », d'une superficie de 2 325 ha, sont constituées de buttes-témoins calcaires avec parois et corniches, recouvertes de pelouses-landes et de taillis de chênes pubescents[26] ;

et un au titre de la « directive Oiseaux »[24] :

  • les « Gorges du Tarn et de la Jonte », d'une superficie de 5 841 ha sur 7 communes du département, où seize espèces de l'annexe 1 se reproduisent sur le site, parmi lesquelles dix espèces de rapaces[27] et

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Rivière-sur-Tarn comprend cinq ZNIEFF de type 1[Note 3],[28] :

  • les « Buttes et corniches des avant-causses » (2 883 ha), couvrant 5 communes dont 4 dans l'Aveyron et 1 dans la Lozère[29]
  • les « Corniches du Causse Noir » (1 985 ha), couvrant 8 communes du département[30];
  • la « Rivière Tarn (partie Aveyron) » (2 381 ha), couvrant 41 communes dont 25 dans l'Aveyron et 16 dans le Tarn[31];
  • le « Ruisseau de Mialet et prairies humides périphériques » (24,3 ha), couvrant 2 communes du département[32];
  • la « Vallée supérieure et gorges du Tarn » (1 938 ha), couvrant 8 communes dont 7 dans l'Aveyron et 1 dans la Lozère[33]

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[28] :

  • le « Causse Noir et ses corniches » (20 863 ha), qui s'étend sur 14 communes dont 10 dans l'Aveyron, 3 dans le Gard et 1 dans la Lozère[34];
  • la « Vallée du Tarn, amont » (36 322 ha), qui s'étend sur 57 communes dont 31 dans l'Aveyron, 1 dans la Lozère et 25 dans le Tarn[35].

Urbanisme

Typologie

Au , Rivière-sur-Tarn est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[36]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Millau, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[37],[38].

Occupation des sols

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Rivière-sur-Tarn.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,6 %), zones agricoles hétérogènes (22,9 %), prairies (17,8 %), terres arables (6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3 %), cultures permanentes (2,3 %), zones urbanisées (1,7 %)[39].

Planification

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes de Millau Grands Causses, dont la commune est membre[40].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[41]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[42].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Rivière-sur-Tarn est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[43],[44].

Risques naturels

Zones inondables de la commune de Rivière-sur-Tarn.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Tarn et du ruisseau du Bourg. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[45]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Tarn amont 1[46], approuvé le [47].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité très forte[48].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[43]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[49]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[50]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[51],[52].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[53].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Rivière-sur-Tarn est classée à risque faible[54]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[55] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 1, à savoir zone à potentiel radon faible[56].

Toponymie

Histoire

À la fin du XVIIIe siècle, la commune de Suege fusionne avec Rivière-sur-Tarn[57]. Entre 1820 et 1834, la commune de La Cresse a été incorporée à Rivière-sur-Tarn[57].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Rivière-sur-Tarn est membre de la communauté de communes de Millau Grands Causses[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Millau. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[58].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Tarn et Causses pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[59].

Administration municipale

Élections de 2020

Davantage d’informations Tête de liste, Suffrages ...
Tête de listeSuffragesPourcentageCMCC
Christian Forir36165,04 %132
Patrick Salson19434,95 %20
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Le conseil municipal de Rivière-sur-Tarn, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[60], pour un mandat de six ans renouvelable[61]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15[62]. Les quinze conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 69,64 %, se répartissant en treize issus de la liste conduite par Christian Forir et deux issus de celle de Patrick Salson[63]. Christian Forir est élu nouveau maire de la commune le [64].

Les deux sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes de Millau Grands Causses sont alloués à la liste de Christian Forir[63].

Élections de 2026

Le conseil municipal de Rivière-sur-Tarn est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[65]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 6] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[66] et 2 au conseil communautaire.

Une seule liste, menée par Christophe Carrat, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement 2 conseillers communautaires sont élus pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 60,14 %[67],[68]. Christophe Carrat est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[69],[Note 7].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1878 1881 Pierre-Basile Laur    
1881 1884 Adolphe de Pastorel   Receveur des postes
1884 1888 Pierre-Basile Laur    
1888 1890 Raymond Fabre    
1890 1904 Félix Julien   Notaire
1904 1908 Firmin Fabre    
1908 1919 Félix Julien   Notaire
1919 1925 Paul Guibert    
1925 1939 Paul Laur   Industriel fromager à Roquefort
1939 1959 Marcel Andrieu    
1959 1976 Léopold Laur RI Ingénieur retraité
Conseiller général du canton de Peyreleau (1964-1976)
1976 2008 Pierre Bloy PS Receveur des Postes
Conseiller général du canton de Peyreleau (1976-2001)
2008 mai 2020 Bernard Pourquié DVG Retraité de la Fonction publique
mai 2020 mars 2026 Christian Forir    
mars 2026 en cours Christophe Carrat[69]   Ingénieur et cadre technique d'entreprise
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[70]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[71].

En 2023, la commune comptait 1 069 habitants[Note 8], en évolution de +2,49 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9601 1341 5711 6051 7211 3091 2351 3291 330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3011 2681 2261 2551 3681 2601 1911 1251 047
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956956902832860811818814716
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6746576257117579611 0131 0271 050
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 0361 069-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 451 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 955 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 770 €[I 2] (20 640 € dans le département[I 3]).

Emploi

Davantage d’informations Division ...
Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 4]5,4 %8 %8,2 %
Département[I 5]5,4 %7,1 %7,1 %
France entière[I 6]8,3 %10 %10 %
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En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 585 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (68,5 % ayant un emploi et 8,2 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 10],[I 4]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Millau, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 7]. Elle compte 229 emplois en 2018, contre 220 en 2013 et 250 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 407, soit un indicateur de concentration d'emploi de 56,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52 %[I 8].

Sur ces 407 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 119 travaillent dans la commune, soit 29 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 85,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,7 % les transports en commun, 6,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

80 établissements[Note 11] sont implantés à Rivière-sur-Tarn au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 11].

Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble80100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
911,3 %(17,7 %)
Construction1215 %(13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
3341,3 %(27,5 %)
Information et communication33,8 %(1,5 %)
Activités financières et d'assurance11,3 %(3,4 %)
Activités immobilières45 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
78,8 %(12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
56,3 %(12,7 %)
Autres activités de services67,5 %(7,8 %)
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Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 41,3 % du nombre total d'établissements de la commune (33 sur les 80 entreprises implantées à Rivière-sur-Tarn), contre 27,5 % au niveau départemental[I 12].

Entreprises

L' entreprise ayant son siège social sur le territoire communal qui génère le plus de chiffre d'affaires en 2020 est[73] :

  • SARL Data C, programmation informatique (5 k€)

Agriculture

La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[74]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations59362916
SAU[Note 14] (ha)1 0221 1481 263881

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 59 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 36 en 2000 puis à 29 en 2010[76] et enfin à 16 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 73 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[77],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 022 ha en 1988 à 881 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 17 à 55 ha[76].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le château de Peyrelade des XIIe et XVe siècles domine les gorges du Tarn. Forteresse médiévale bâtie sur un éperon rocheux, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1993[78].

La commune a plusieurs édifices religieux, l'église Sainte-Barbe du bourg de Rivière-sur-Tarn, l'église Saint-Second de Boyne, l'église Saint-François-de-Sales de Fontaneilles.

  • Église Saint-Second de Boyne.
  • Église Sainte-Barbe de Rivière-sur-Tarn.
  • Église Saint-François-de-Sales de Fontaneilles.
  • Il ne reste qu'une seule fontaine-abreuvoir. À l'origine trois fontaines abreuvoirs existaient dont la construction fut décidée en 1895.
  • Sur les hauteurs de la commune, le « piédestal de Fontaneilles », visible depuis le village de Fontaneilles et le bourg de Rivière-sur-Tarn, était prévu à l'origine pour supporter une statue de la Vierge Marie qui n'a jamais été livrée. Une croix a été installée à la place de cette statue.
  • La sculpture du monument aux morts intitulée « Après la victoire » est l'œuvre d'Auguste Verdier (1871-1948).

Personnalités liées à la commune

  • Laurent Debaene : cycliste, ex-membre des équipes de France Juniors route et cyclo-cross, triple vainqueur de la Coupe de France Cyclosport 2007, 2008, 2009. Multiple champion Midi-Pyrénées, plus de cent victoires toutes épreuves confondues.
  • Gilbert Pélissier (1924-2013), peintre français, est décédé à Rivière-sur-Tarn.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Rivière-sur-Tarn Blason
D’argent à un lion écartelé de gueules et d’or, cantonné de quatre tourteaux d’azur, à la bordure réduite cousue, ondée et componée de six pièces de gueules et d’or.
Détails
La bordure est le symbole des fossés qui entouraient les châteaux pour en assurer la défense. Le territoire de la commune était si attractif qu’elle en comptait pas moins de six. C’est la raison de la division de la bordure en six sections. On trouve ainsi le château de Lugagnac, celui des Vignals, celui de Fontaneille, celui de l’Andurne, celui de Quézaguet et Peyrelade.

La bordure est ondée pour représenter le Tarn qui en traverse le territoire et qui a donné son nom au village.

Les couleurs employées sont celles du Rouergue, Rivière-sur-Tarn faisant partie de cette province.

Le lion est le symbole commun à deux familles régnant sur les deux châteaux les plus importants de Rivière : celle d’Armagnac au château fort de Peyrelade et Pélamourgues au château de Lugagnac. La première portait pour armoiries d’argent, au lion de gueules et la seconde de gueules, au lion d’or. La reprise intégrale des armes de famille étant interdite pour les municipalités, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments. En écartelant le lion aux couleurs des deux familles, on suggère l’idée que les fiefs auxquels elles sont attachées étaient importants pour le village.

L’argent représente le sol caillouteux sur les différentes hauteurs qui entourent Rivière-sur-Tarn.

Les tourteaux d’azur indiquent que le village possède des caves d’affinage de bleu des Causses, un des fleurons de l’Aveyron.

Les ornements sont deux pampres de sinople, fruités de gueules, mis en sautoir par la pointe et liés d’or afin d’honorer l’activité viticole.

Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications[79].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • Marcel Portalier, Les Gorges et la vallée du Tarn, Riviere-Peyrelade, Millau 1972
  • Frédéric Laur, Le compoix terrien de Peyrelade de 1667, (mémoire droit) Montpellier 1981
  • P. Dumas et M. Vaissière, Les brigands du Bourg, des chouans de l'Aveyron, Millau 2000
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Bloy), Peiralèu : La Cressa, Mostuèjols, Ribièira, La Ròca, Sent-Andriu, Vairau / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Peiralèu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 270 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-43-2, ISSN 1151-8375, BNF 37108861)

Liens externes

Notes et références

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