Rivière (Pas-de-Calais)

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Rivière est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Riviérois. Sa population est de 1 123 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1866 avec 1 537 habitants. La commune s’inscrit dans les « paysages des grands plateaux artésiens et cambrésiens » tels qu’ils sont définis dans l’atlas de paysages. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras.

Faits en bref Administration, Pays ...
Rivière
Rivière (Pas-de-Calais)
L'église Saint-Vaast,
classée monument historique.
Blason de Rivière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Julien Quignon
2026-2032
Code postal 62173
Code commune 62712
Démographie
Gentilé Riviérois
Population
municipale
1 123 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 00″ nord, 2° 41′ 25″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 131 m
Superficie 11,9 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Arras
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avesnes-le-Comte
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Rivière
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Rivière
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
Rivière
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Rivière
Liens
Site web www.communederiviere.fr
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Le patrimoine architectural de la commune comprend l'église Saint-Vaast qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques et le château de Grosville, le château de Brétencourt et le bassin des fontaines, dit Carré des sources qui, eux, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Géographie

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et située en plein cœur de la campagne à km, à vol d'oiseau, au sud-ouest d'Arras (aire d'attraction, chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais), Rivière est un village boisé dans un paysage relativement vallonné, notamment grâce au cours d'eau autour duquel le village s'est construit : le Crinchon[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Bailleulval, Basseux, Beaumetz-lès-Loges, Berles-au-Bois, Blairville, Ransart et Wailly.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 11,9 km2 ; son altitude varie de 75 à 131 mètres[2].

Hydrographie

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[3], est drainée par trois cours d'eau :

  • la rivière le Crinchon, d'une longueur de 18,99 km, un affluent en rive-droite de la Scarpe (et donc un sous-affluent de l'Escaut) qui prend sa source à Bailleulmont et se jette dans la rivière Scarpe au niveau de la commune de Saint-Nicolas[4] ;
  • le Fermont, d'une longueur de 2,12 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Crinchon au niveau de la commune[5] ;
  • le fossé de berles, d'une longueur de 2,01 km, qui prend sa source dans la commune de Bailleulval et se jette dans le Crinchon au niveau de la commune[6].
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Rivière[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 772 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[17].

Urbanisme

Une entrée du village.

Typologie

Au , Rivière est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), zones urbanisées (6,8 %), prairies (0,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Rivieres en 1158, Riveria en 1200, Rivaria en 1209, Riparia en 1242, Le Riviere en 1277, Ripperia en 1294 , Riviere en 1410, Riviers en 1599[19] ; Riviére en 1793 ; Rivière-Groville et Rivière depuis 1801[2]. Riviere a le sens ancien de rivage, « terrain qui borde un cours d'eau »[20], ou désignait une maison située sur la rive de la rivière.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le hameau de Bellacourt est attestée sous les formes Berlaicurte en 1079 ; Berlaidi curtis en 1154 ; Berlaincort en 1203 et Bellecort en 1250[21] et selon Auguste de Loisne, il est attesté sous les formes Berlaidi curtis en 1154 ; Berlaicurtis de 1154 à 1159 ; Bellaicourt en 1248 ; Bellecort en 1250 ; Bellaicort en 1251 ; Bélacourt en 1387 ; Bellencourt-le-Petit en 1525 ; Bellacourt au XVIIIe siècle[22].

Histoire

Bellacourt, hameau de Rivière, était le siège d'une seigneurie avant la Révolution française[23].

Le , Pierre Payen, avocat fiscal au Conseil provincial d'Artois, anobli par lettres données à Lisbonne, est seigneur de Bellacourt et d'Hautecloque[24].

D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Rivière, en 1789, faisait partie de la gouvernance d’Arras et suivait la coutume d’Artois. Son église paroissiale, diocèse d'Arras, doyenné de Pas, district de Baumetz-les-Loges, était consacrée à saint Vaast ; le chapitre d’Arras présentait à la cure. Dans les pouillés, la paroisse de Rivière est désignée sous le nom de Grosville-en-Rivière, parce que c’était sur le territoire de ce hameau que l’église était construite[25]. »

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[26].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 5].

Commune et intercommunalités

La commune faisait partie de 2012 à 2016 de la communauté de communes La Porte des Vallées, avant d'intégrer la communauté urbaine d'Arras en 2017. Cette communauté urbaine regroupe 46 communes et totalise 109 781 habitants en 2022[Insee 5].

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton d'Avesnes-le-Comte[Insee 5].

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais[27].

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jacques Lamourette    
mars 2008   Jean-Claude Desailly   Réélu pour le mandat 2014-2020[28],[29]
28 mai 2020 mars 2026 Gabriel Bertein   Ingénieur et cadre technique d'entreprise[30],[31]
mars 2026 en cours
(au 30 mars 2026)
Julien Quignon   Enseignant[32]
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Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre une école primaire[33].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d’Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[34].

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Riviérois[35].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2023, la commune comptait 1 123 habitants[Note 5], en stagnation par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9881 0721 1641 1801 2501 2531 2851 3681 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4371 4651 5371 4681 4981 4401 4631 4181 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3301 2621 1481 0531 1051 0721 038989965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
9929639631 1021 1421 1221 1221 1261 131
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 1211 123-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 544 hommes pour 577 femmes, soit un taux de 51,47 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 6]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
7,9 
75-89 ans
9,5 
20,2 
60-74 ans
20,1 
25,0 
45-59 ans
23,9 
13,4 
30-44 ans
17,2 
13,4 
15-29 ans
13,2 
19,5 
0-14 ans
14,4 
Fermer
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 
Fermer

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 6], la commune compte 491 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 1 174 personnes[Insee 7].

Le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 26 800 , supérieur à celui du département (20 720 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9].

Entreprises et commerces

Agriculture

La commune est dans le « Ternois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[40]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations221088
SAU[Note 9] (ha)741713718738

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 22 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 10 en 2000 puis à 8 en 2010[42] et en 2020[Carte 3], soit une baisse de 64 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 741 ha en 1988 à 738 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 34 à 92 ha[42],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments historiques

Le Patrimoine architectural de Rivière comprend quatre monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques :

  • Le château de Grosville, du XVIIIe siècle : architecte André Merville (vers 1697-1785). Inscription par arrêté du  : façades et toitures du château ainsi que celles des communs (y compris le pigeonnier) ; portail d'entrée[43] ;
  • L'église Saint-Vaast[44] en calcaire sur soubassement de grès a été reconstruite vers le milieu du XVIIIe siècle, sur une pente raide. Elle n’est pas orientée. Elle est précédée d’un clocher-porche élancé, épaulé de contreforts d’angle jumelés en équerre, est surmonté de la chambre des cloches, soulignée par des pilastres d’ordre dorique. La nef à quatre travées est séparée des bas-côtés plus bas par une rangée d’arcs en plein-cintre supportés par de colonnes doriques appareillées, sur base octogonale. Elle est couverte d’une voûte en pendentifs. La lumière abondante provient des baies à arc segmentaire des bas-côtés, et des hautes fenêtres en plein-cintre du chœur. À l’inverse des bas-côtés qui sont plats, le chœur de deux travées se termine par une profonde abside saillante, épaulée à l’extérieur de deux puissants et hauts contreforts. Endommagée (toiture et parties hautes du clocher) en 1915, elle a été restaurée dans les années vingt, puis en 1985. Les vitraux du chœur (1931) relatent l’histoire de saint Vaast, à qui l’église est consacrée ; ils ont été restaurés en 1985 (Claude Barre, Amiens). Deux autres vitraux doivent être signalés, dans les bas-côtés : à droite (autel de saint Joseph), la fenêtre est dédiée au Sacré-Cœur (Louzier), bénite en 1931, offerte par la famille de Clerck ; à gauche (autel de la Vierge) : Vierge à l’Enfant (carton d’Alain Mongrenier, vitrail de Claude Barre), offerte en 1996 par Madeleine Brachet en souvenir de son père l’ancien maire de Rivière le général Norbert Harduin de Grosville (1879-1973). Classement par arrêté du . Vitrail par Alain Mongrenier (1994) ;
  • Le château de Brétencourt[45] (parc et château : inscription MH par arrêté du ). L’occupation du site remonte au moins au XIIIe siècle. Depuis, la propriété s’est transmise sans interruption. Jusqu’au XVIIIe siècle existait un château fortifié, au sommet d’une pente qui domine le vallon du Crinchon. Construit autour d’une cour carrée, il était cantonné de tours rondes ; l’accès de faisait par un pont-levis. Bâtie à l’ouest, une aile en calcaire remonte en partie au XVIIIe siècle (1775). L’aile néogothique qui lui est perpendiculaire et le parc paysager (chemins sinueux, ponts et grotte de Lourdes en rochers artificiels, cascades, eaux calmes) sont dus aux travaux entrepris par Paul de Clerck en 1889. La ferme adjacente se distingue par son pigeonnier en calcaire, de plan carré. Le domaine est resté depuis dans la famille[46] ;
  • Le bassin des fontaines, dit Carré des sources, à Bretencourt[47]. À mi-hauteur de la butte de Bretencourt et dissimulé par une abondante végétation, il s’agit d’un édifice d’apparence banale, en brique : un réservoir ou citerne à ciel ouvert rectangulaire. Le débit du Crinchon, qui coule à deux cents mètres, étant irrégulier et insuffisant, il a été construit en 1723 par le génie et aux frais du roi (Louis XV), pour récupérer l’eau des sources nécessaire à l’approvisionnement en eau saine de la Ville d’Arras et aux abreuvoirs des casernes de cavalerie. Le bassin a donc une réelle importance, sur les plans militaire, hydraulique et hygiéniste. Le débit des sources se montrant de nouveau capricieux, des puits artésiens ont été forés à la fin du XVIIIe siècle, et multipliés jusqu’à dix au siècle suivant. L’eau y est d’une grande limpidité. La Ville d’Arras, qui en a assuré l’entretien dès sa construction, a cédé le monument à la commune de Rivière en 1989. Protection : inscription par arrêté du , à la suite de la demande présentée par l'association ABCd'air, à l'occasion du troisième centenaire du bassin.

Autres lieux et monuments

  • Le site de Bellacourt. Il se compose de deux mottes séparées d'une centaine de mètres et entre lesquelles se dresse une propriété qui occupe l'emplacement d'un ancien château complètement rasé. La plus grande des deux mottes mesure 28 m de diamètre et 10 m de haut, la plus petite, m de diamètre et m de haut.
La motte la plus grande, construites en matériaux rapportés, a été réutilisée lors de la Première Guerre mondiale. Sous le site trois cavités sont connues : une cave, un réseau de carrières souterraine et un abri creusé à la base de la grande motte[48].
La motte de Fermont avec des souterrains, relevée par A. Viré[49]

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Rivière Blason
De gueules à la barre ondée d'argent accompagnée en chef de deux tours d'or, maçonnées de sable, ajourées et ouvertes du champ, rangées en barre et en pointe de quatre gerbes de blé d'or ordonnée en orle[54].
Détails
Adopté par la municipalité le .
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Pour approfondir

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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