Robert Le Bidois
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Robert Marie Le Bidois |
| Nationalité | |
| Activités |
Robert Le Bidois, né le à Juilly et mort le à Courbevoie[1], est un linguiste et diplomate français.
Robert Le Bidois est le fils de Georges Le Bidois. Il enseigne longtemps à l'université du Caire et dans des « colleges » américains, notamment le Hunter College et le City College of New York entre 1928 et 1939[2]. Il travaille ensuite auprès de l'ambassade de France et, après sa création, au département linguistique des Nations unies, en tant que superviseur des traductions[2]. Il avait épousé Germaine Pécasse (1913-2001).
Il a écrit sa thèse de doctorat sur L'inversion du sujet dans la prose contemporaine 1900-1950, étudiée plus spécialement dans l'œuvre de Marcel Proust (1952). Le Bidois collabore également à la revue Vie et langage et, à partir de 1958, à la revue Défense de la langue française. Il tient la chronique de langue française dans le quotidien Le Monde depuis la mort d'Albert Dauzat[3].
Activité de linguiste
Par rapport au purisme d'autres savants de l'époque, l'attitude de Robert Le Bidois est celle de l'« observation, certes normative mais plus fine et plus tolérante »[4]. Il est considéré par certains comme le nouveau Du Bellay, "par [sa] manière hardie de défendre la langue française en progrès"[5]
Il s'interroge entre autres sur la forme à donner aux néologismes de la langue française dans les chroniques qu'il a publiées dans Le Monde. C'est le cas par exemple de « referendum ou référendum »[6]
Récompenses
- 1939 : Prix de la langue-française de l’Académie française[7]
- 1971 : Prix Saintour de l'Académie française[7]
