Robert Milin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (74 ans)
BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Robert Milin
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (74 ans)
BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Site web
Blog officiel
Œuvres principales

Saint-Carré Jardin aux habitant·es

Mon Prénom signifie Septembre

Robert Milin, né le à Brest, est un artiste français installationniste. Il est tout d'abord intervenu principalement dans l'espace public avec des installations pérennes ou éphémères. Puis il a réalisé des oeuvres vidéos, sonores, photographiques. L'historien de l'art Paul Ardenne le définit comme un artiste contextuel[1].

Le critique d'art Jean Charles Agboton propose la notion de ''translaboration'' pour préciser la spécificité du travail: " On le voit donc, la translaboration consiste ici à remanier des éléments qui préexistent à l’intervention de l’artiste, à permuter et à interpoler ces emprunts, en sorte qu’ils « ''flottent entre le rivage de la perception, celui du signe et celui de l’image, sans aborder jamais à aucun d’eux[2]''»

Robert Milin naît le à Brest[3]. Il suit des études supérieures de droit et de sciences politiques à l'université de Brest.

A partir des années 1990 il va s'éloigner peu à peu de sa formation et carrière de juriste pour se consacrer à l'art. Il va développer une œuvre plastique qui le conduit à réaliser, en France et à l'étranger, de nombreux projets.

En 1991 il est invité par Jérôme Sans à participer à l'exposition Escales et va créer son œuvre Saint-Carré[4].

En 1993 avec les nouveaux commanditaires il est invité via Les Nouveaux Commanditaires à créer une œuvre dans les ateliers de l'office des HLM de la ville d'Ivry sur Seine. Il va travailler avec des salariés de l'atelier et à partir de photographies et des bribes de conversation ou de lettres une œuvre va se construire. Cette œuvre est toujours en place en 2026, l'artiste a décidé d'en faire don à la ville d'Ivry sur Seine[5].

En 2002 il met en œuvre un Jardin aux habitants au Palais de Tokyo[6], une œuvre processus. Dans une friche longeant le Palais de Tokyo rue de la Manutention, il décide de donner du terrain aux habitants pour jardiner leur parcelle. Des habitants de divers quartiers viennent travailler leur parcelle et participer régulièrement aux travaux collectifs comme la rénovation des cabanes.

En 2005 alors qu’il a principalement travaillé dans l’espace public y installant des œuvres éphémères ou pérennes, il débute une série d’œuvres vidéos qui viennent interroger le portrait[7]: Veni, Veni, Portrait de contrôleurs de la SNCF, Une Soupe en Automne (2015), Portrait du docteur Colin et de ses enfants, Les Silences.

En 2009 il présente son travail lors de la Xe Biennale d'art contemporain de Lyon[8]. Il expose notamment un nouveau portrait vidéo: Portrait de contrôleurs de la SNCF[7] et intervient aux Minguettes et dans le quartier des États-Unis de Lyon avec une œuvre in situ intitulée Mon Prénom signifie Septembre [9].

En 2011 il commence à réaliser un premier film documentaire autour de sa pratique artistique. Invité en résidence dans un quartier en grande difficulté de la ville de Saint-Denis, il interroge des habitants, des artistes, des critiques, des politiques sur le sens de l'art. Pour réaliser Un Espace de l'Art[10] il transforme son logement en studio et filme ainsi au cœur du quartier les échanges[11]. Quelques mois plus tard il transformera son logement "en centre d'art"[12] en y exposant Une Alouette de Pologne, une installation sonore conçue à partir de rencontres avec des habitants du quartier Saint-Rémy.

En 2013 il va réaliser une première œuvre radiophonique dans le cadre des Ateliers de la Création Radiophoniques. Cette oeuvre Parler aux bêtes[13] sera diffusée en 2014 sur France Culture. Elle résulte de 6 ans de rencontres et d'entretiens avec des paysan·nes dans toutes les régions de France. En 2018, il réalise une nouvelle œuvre sonore Jafer suite à une résidence d'artiste dans la ville de Nanterre où il se rend souvent au sein d'un foyer Sonacotra[14] où s'est installé un café social le Kinkeliba[15].

En 2017 il réalise un deuxième film documentaire -L'art, les Gens, l'Artiste - autour de sa pratique artistique se construisant sur des relations, des rencontres. Il repart à la rencontre de personnes qui ont accepté de collaborer le temps d'une œuvre avec lui alors que bien souvent ils n'avaient aucun lien avec l'art contemporain[16].

De 1998 à 2003, il est directeur de l’École des Beaux-Arts de Brest et de 2004 à 2018, il est professeur à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Dijon[17].


Collections

  • CNAP
  • FRAC Bretagne
  • Fonds Départemental d'Art Contemporain de Dordogne[18]
  • Fonds Municipal d'art Contemporain de la Ville de Rennes
  • Fonds Municipal d'art Contemporain de la Ville d Ivry Sur Seine
  • Artothèque d'Hennebont[19]
  • Artothèque du Limousin

Expositions

  • 1991 : Escales[3]
  • 1993 : Fiumara d'arte (it), Sicile[3]
  • 1996 : Forum Saint-Eustache, Paris[3]
  • 2009 : Biennale d'art contemporain de Lyon[8]
  • 2011 : Exposition Collective Louisiana Museum Living: Frontiers Of Architecture, Copenhague
  • 2015 : Solutions Pratiques, Galerie Interface, Dijon[20]
  • 2015 : Une soupe en automne, Centre d’art La Cuisine, Nègrepelisse[21]
  • 2016 : Le Territoire à l’oeuvre, exposition collective, Galerie Fernand Léger, Ivry sur Seine
  • 2017 : J'étais jeune, j'avais quatorze ans, j'étais berger, Galerie La Terrasse, Nanterre[22]
  • 2019 : Il y avait un gardien dans l’immeuble on l’appelait Panda, Galerie Fernand Léger, Ivry sur Seine
  • 2022 : Les 20 ans du Jardin aux habitant·es[23], Palais de Tokyo

Œuvres

1991 : Saint-Carré (œuvre in situ pérenne dans le hameau de Saint-Carré, Lanvellec, Côtes d'Armor) [24]

1993 : l'Atelier de l'Office (œuvre pérenne in situ rue Raspail, Ivry-sur-Seine)[25]

1995 : Fanninberg (œuvre pérenne, Région de Salzbourg, Autriche)[26]

1996 : O meu Jardim (œuvre éphémère, Casino Luxembourg)[27]

1996 : Pensées de Saïda, d'Amélie et d'Al Solal [28]

1998 : Cleunay : ses gens [29](œuvre in situ démontée en 2020)

2000 : Jardin au Mandala (oeuvre éphémère, Biennale Art Grandeur Nature, La Courneuve[30])

2002 : Jardin aux Habitants (Œuvre pérenne in situ, Rue de la manutention, Palais de Tokyo) [31]

2003 : Attention, Chien léchant ! (Œuvre éphémère in situ,Grisolles)[32]

2005 : Veni, Veni, Veni (vidéo)[33]

2006/2007 : Solutions pratiques, solutions non pratiques  (vidéos et aquarelles) [34]

2008 : Portraits de contrôleurs SNCF (vidéo)

2009 : Mon prénom signifie Septembre  (Œuvre pérenne in situ, Lyon 8, Biennale d'art contemporain de Lyon) [35]

2010 : Une alouette de Pologne[36] (installation, œuvre sonore)

2013 : Parler aux bêtes (œuvre radiophonique)[37]

2014 : Une soupe en automne (vidéo) [38]

2016/2018 : Des reflets émeraudes [39](Œuvre pérenne in situ, Collège Lucie Aubrac, Champigny sur Marne)

2017 : Rapporte moi la petite robe (Œuvre pérenne pour Ecoles régionales Santé /CHU PURPAN, Toulouse)

2017 : J’étais jeune, j’avais quatorze ans, j’étais berger[40]

2018 : Jafer (œuvre radiophonique)[41]

2019 : Il y avait un gardien dans l'immeuble on l'appelait Panda[42]

2021 : Ouvrir le ciel, Oeuvre pérenne, Commande publique de la ville de Nanterre[43]

2021 : Un portail à Laveissière, rencontre avec Odette dans le Cantal (œuvre radiophonique) [44]

2023 : Les jardins de l'Engrenage (œuvre radiophonique) [45]

2021/2027 : Naissance d’un quartier (Œuvre en cours, Ensemble de photographies et textes, Ahuy, Côte d'Or)[46]

2024/2025 : Les Mandalas de Gagarine [47](Œuvre in situ, en cours, quartier Gagarine, Ivry sur Seine)

Bibliographie

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI