Robert Monod
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Robert Monod, né le à Pau et mort le à Paris, est un chirurgien thoracique français ayant réalisé les premières résections pulmonaires majeures. Il a été également un résistant notable durant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie
Docteur en médecine, interne des hôpitaux de Paris (1911), il est mobilisé en 1914 et effectue la première guerre mondiale comme médecin-aide-major de réserve. De retour à la vie civile, il est chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris (1920), chirurgien des hôpitaux en 1921, chirurgien-chef de service en 1933 à Laënnec[1]. Professeur de clinique de chirurgie thoracique à la Faculté de médecine de Paris, c'est en 1934 que Robert Monod réalise la première résection pulmonaire majeure, une lobectomie pulmonaire inférieure droite, initialement pour des maladies infectieuses comme la tuberculose. Il pratique ensuite en 1938 la première lobectomie pour cancer en Europe (la première mondiale avait été réalisée en 1933 aux États-Unis par Evarts Ambrose Graham[2]), et la première pneumonectomie pour cancer en 1939[3].
Il fonde en 1934 la Société française d'anesthésie et d'analgésie[4].
En 1940, Monod est mobilisé comme médecin-lieutenant-colonel. La guerre perdue, il rejoint la Résistance et devient est membre du comité médical de la Résistance avec Gabriel Richet. En tant que directeur des services sanitaires FFI pour la Seine-et-Oise, Robert Monod participe à la libération de Paris en 1945 ; dans le film Paris brûle-t-il ? son rôle est tenu par l'acteur Charles Boyer.
En 1949, l’Académie française lui décerne le prix Louis-Paul-Miller pour son ouvrage Les heures décisives de la Libération de Paris
Il est le père de Claude Monod (1917-1945), jeune chirurgien et résistant tué lors de combats durant la campagne d'Allemagne.
Il est inhumé au cimetière urbain de Pau.
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur (1969 ; chevalier en 1925, officier en 1940 et commandeur en 1945)[1].
Croix de guerre -[1]
Croix de guerre -[1]
Médaille de la Résistance française[1]
Croix du combattant
Croix du combattant volontaire de la Résistance
Commandeur de l'ordre de la Santé publique (1956)[5]