Robert Olleris

général et résistant français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Armand Marie Robert Olleris est un militaire et résistant français, né le à Alençon (Orne) et mort le à Maringues (Puy-de-Dôme).

Décès
Nom de naissance
Pierre Armand Marie Robert OllerisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Robert Olleris
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Pierre Armand Marie Robert OllerisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Militaire (jusqu'au ), résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Léon Georges Marie Olleris (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Arme
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Biographie

Famille

Fils de Léon Georges Marie Olleris (1857-1928), général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur[1], et de Marguerite Alice Boudet, Pierre Armand Marie Robert Olleris naît le à Alençon où son père, alors capitaine adjudant major au 103e régiment d'infanterie, est en garnison[2].

Carrière militaire

Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi du et ayant satisfait aux épreuves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, reçu 157e sur 250[3], il s'engage, volontaire pour quatre ans, le , à la mairie de Dijon, au titre du 12e régiment de hussards[4]. Il intègre ainsi la 95e promotion de l'école dit promotion Moskova.

À la sortie de l'école, Robert Olleris est nommé sous-lieutenant, par décret du et maintenu au même régiment[4].

Nommé lieutenant, le puis capitaine à titre temporaire, le , il est affecté, le , à l'état-major de la 36e division d'infanterie[4].

Le , il est affecté à l'état-major de l'école de guerre[4].

Nommé capitaine à titre définitif, le , il est affecté, en cette qualité, à l'état-major de la mission française en Tchécoslovaquie[4]. Il sert en Tchécoslovaquie du au et du au [4].

Le , il est affecté à l'état-major du 8e corps d'armée[4].

Le , il est promu chef d'escadron et affecté au 1er régiment de spahis algériens[4].

Classé à l'état-major particulier de la cavalerie et nommé chef du cabinet militaire du gouverneur général de l'Algérie, il prend ses fonctions le [4].

À la suspension des hostilités, en sa qualité de colonel, il commande deux régiments de dragons puis est nommé, en 1941, aux fonctions de sous-chef d'état-major de l'armée[5].

Promu général de brigade, le , il est mis en congé d'armistice, le , par le gouvernement de Vichy[5].

Il sert dans les Forces Françaises de l'Intérieur du au , dans les conditions fixées par le décret du [4].

Il est l'un des premiers officiers à regrouper, dans la clandestinité, les forces armées françaises afin de préparer la rentrée en ligne de ces forces militaires dans la lutte contre l'armée allemande. Il est arrêté, le , condamné à mort, il est déporté Nacht und Nebel au camp de concentration de Natzweiler[5],[6] le 4 mai 1944 avec le général Frère, chef de l'Organisation de résistance de l'Armée[7]. Le 17 juillet, il est transféré à la prison de Brieg puis à celle de Breslau. Sa déportation prend fin au camp de concentration de Flossenbürg d'où il est libéré le 23 avril 1945[8].

Libéré par les alliés, le , il est promu général de division, à son retour en France, le suivant[5].

Le , il est désigné pour prendre le commandement de la 10e région militaire à Alger[4].

Le , il est promu général de corps d'armée[5].

Vie privée

Il épouse, le , à Mons, Marie Jeanne Germaine Mulsant (1900-1979), fille de Marie Charles François Antony Mulsant (1862-1935), lieutenant-colonel d'artillerie, commandeur de la Légion d'honneur[9], et d'Anne Jeanne Justine Lucie Dumas (1865-1918), cette dernière, nièce de l'homme politique, Arthur Dumas, et tante paternelle du pilote et maire de Sainte-Agathe, Gérard Dumas de Vaulx.

Décorations

Au cours de sa carrière, Robert Olleris a été récipiendaire des décorations suivantes :

Références

Voir aussi

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