Robert Olleris
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| Nom de naissance |
Pierre Armand Marie Robert Olleris |
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| Activités |
Militaire (jusqu'au ), résistant |
| Père |
Léon Georges Marie Olleris (d) |
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| Lieu de détention | |
| Distinctions | Liste détaillée Grand officier de la Légion d'honneur () Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Commandeur de l'ordre du Nichan Iftikhar Médaille de la Résistance Croix de guerre 1939-1945 Médaille interalliée de la Victoire Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1918 |
| Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 13 YD 1239, GR 16 P 450217, 13 YD 1239, AC 21 P 653433)[1] |
Pierre Armand Marie Robert Olleris est un militaire et résistant français, né le à Alençon (Orne) et mort le à Maringues (Puy-de-Dôme).
Famille
Fils de Léon Georges Marie Olleris (1857-1928), général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur[2], et de Marguerite Alice Boudet, Pierre Armand Marie Robert Olleris naît le à Alençon où son père, alors capitaine adjudant major au 103e régiment d'infanterie, est en garnison[3].
Carrière militaire
Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi du et ayant satisfait aux épreuves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, reçu 157e sur 250[4], il s'engage, volontaire pour quatre ans, le , à la mairie de Dijon, au titre du 12e régiment de hussards[5]. Il intègre ainsi la 95e promotion de l'école dit promotion Moskova.
À la sortie de l'école, Robert Olleris est nommé sous-lieutenant, par décret du et maintenu au même régiment[5].
Nommé lieutenant, le puis capitaine à titre temporaire, le , il est affecté, le , à l'état-major de la 36e division d'infanterie[5].
Le , il est affecté à l'état-major de l'école de guerre[5].
Nommé capitaine à titre définitif, le , il est affecté, en cette qualité, à l'état-major de la mission française en Tchécoslovaquie[5]. Il sert en Tchécoslovaquie du au et du au [5].
Le , il est affecté à l'état-major du 8e corps d'armée[5].
Le , il est promu chef d'escadron et affecté au 1er régiment de spahis algériens[5].
Classé à l'état-major particulier de la cavalerie et nommé chef du cabinet militaire du gouverneur général de l'Algérie, il prend ses fonctions le [5].
À la suspension des hostilités, en sa qualité de colonel, il commande deux régiments de dragons puis est nommé, en 1941, aux fonctions de sous-chef d'état-major de l'armée[6].
Promu général de brigade, le , il est mis en congé d'armistice, le , par le gouvernement de Vichy[6].
Il sert dans les Forces Françaises de l'Intérieur du au , dans les conditions fixées par le décret du [5].
Il est l'un des premiers officiers à regrouper, dans la clandestinité, les forces armées françaises afin de préparer la rentrée en ligne de ces forces militaires dans la lutte contre l'armée allemande. Il est arrêté, le , condamné à mort, il est déporté Nacht und Nebel au camp de concentration de Natzweiler[6],[7] le 4 mai 1944 avec le général Frère, chef de l'Organisation de résistance de l'Armée[8]. Le 17 juillet, il est transféré à la prison de Brieg puis à celle de Breslau. Sa déportation prend fin au camp de concentration de Flossenbürg d'où il est libéré le 23 avril 1945[9].
Libéré par les alliés, le , il est promu général de division, à son retour en France, le suivant[6].
Le , il est désigné pour prendre le commandement de la 10e région militaire à Alger[5].
Le , il est promu général de corps d'armée[6].
Vie privée
Il épouse, le , à Mons, Marie Jeanne Germaine Mulsant (1900-1979), fille de Marie Charles François Antony Mulsant (1862-1935), lieutenant-colonel d'artillerie, commandeur de la Légion d'honneur[10], et d'Anne Jeanne Justine Lucie Dumas (1865-1918), cette dernière, nièce de l'homme politique, Arthur Dumas, et tante paternelle du pilote et maire de Sainte-Agathe, Gérard Dumas de Vaulx.