Robert Olleris
général et résistant français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Pierre Armand Marie Robert Olleris est un militaire et résistant français, né le à Alençon (Orne) et mort le à Maringues (Puy-de-Dôme).
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Pierre Armand Marie Robert Olleris |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Militaire (jusqu'au ), résistant |
| Père |
Léon Georges Marie Olleris (d) |
| Membre de | |
|---|---|
| Arme | |
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Lieu de détention | |
| Distinctions | Liste détaillée Grand officier de la Légion d'honneur () Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Commandeur de l'ordre du Nichan Iftikhar Médaille de la Résistance Croix de guerre 1939-1945 Médaille interalliée de la Victoire Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1918 |
Biographie
Famille
Fils de Léon Georges Marie Olleris (1857-1928), général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur[1], et de Marguerite Alice Boudet, Pierre Armand Marie Robert Olleris naît le à Alençon où son père, alors capitaine adjudant major au 103e régiment d'infanterie, est en garnison[2].
Carrière militaire
Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi du et ayant satisfait aux épreuves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, reçu 157e sur 250[3], il s'engage, volontaire pour quatre ans, le , à la mairie de Dijon, au titre du 12e régiment de hussards[4]. Il intègre ainsi la 95e promotion de l'école dit promotion Moskova.
À la sortie de l'école, Robert Olleris est nommé sous-lieutenant, par décret du et maintenu au même régiment[4].
Nommé lieutenant, le puis capitaine à titre temporaire, le , il est affecté, le , à l'état-major de la 36e division d'infanterie[4].
Le , il est affecté à l'état-major de l'école de guerre[4].
Nommé capitaine à titre définitif, le , il est affecté, en cette qualité, à l'état-major de la mission française en Tchécoslovaquie[4]. Il sert en Tchécoslovaquie du au et du au [4].
Le , il est affecté à l'état-major du 8e corps d'armée[4].
Le , il est promu chef d'escadron et affecté au 1er régiment de spahis algériens[4].
Classé à l'état-major particulier de la cavalerie et nommé chef du cabinet militaire du gouverneur général de l'Algérie, il prend ses fonctions le [4].
À la suspension des hostilités, en sa qualité de colonel, il commande deux régiments de dragons puis est nommé, en 1941, aux fonctions de sous-chef d'état-major de l'armée[5].
Promu général de brigade, le , il est mis en congé d'armistice, le , par le gouvernement de Vichy[5].
Il sert dans les Forces Françaises de l'Intérieur du au , dans les conditions fixées par le décret du [4].
Il est l'un des premiers officiers à regrouper, dans la clandestinité, les forces armées françaises afin de préparer la rentrée en ligne de ces forces militaires dans la lutte contre l'armée allemande. Il est arrêté, le , condamné à mort, il est déporté Nacht und Nebel au camp de concentration de Natzweiler[5],[6] le 4 mai 1944 avec le général Frère, chef de l'Organisation de résistance de l'Armée[7]. Le 17 juillet, il est transféré à la prison de Brieg puis à celle de Breslau. Sa déportation prend fin au camp de concentration de Flossenbürg d'où il est libéré le 23 avril 1945[8].
Libéré par les alliés, le , il est promu général de division, à son retour en France, le suivant[5].
Le , il est désigné pour prendre le commandement de la 10e région militaire à Alger[4].
Le , il est promu général de corps d'armée[5].
Vie privée
Il épouse, le , à Mons, Marie Jeanne Germaine Mulsant (1900-1979), fille de Marie Charles François Antony Mulsant (1862-1935), lieutenant-colonel d'artillerie, commandeur de la Légion d'honneur[9], et d'Anne Jeanne Justine Lucie Dumas (1865-1918), cette dernière, nièce de l'homme politique, Arthur Dumas, et tante paternelle du pilote et maire de Sainte-Agathe, Gérard Dumas de Vaulx.
Décorations
Au cours de sa carrière, Robert Olleris a été récipiendaire des décorations suivantes :
Grand officier de la Légion d'honneur (1948)[6] ; commandeur (1945)[6], officier (1938)[6], chevalier (1920)[6] ;
Croix de guerre - (1 citation à l'ordre du corps d'armée en 1915 et 1 citation à l'ordre de la division en 1918)[4],[10] ;
Croix de guerre 1939-1945 (2 citations à l'ordre de l'armée en 1945 et en 1948)[6],[10] ;
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, palme de bronze (1 citation à l'ordre de l'armée)[4],[10] ;
Médaille de la Résistance française (1945)[11] ;
Médaille interalliée de la Victoire[4],[10] ;
Médaille commémorative de la guerre -[4],[10] ;
Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite[10] ;
Commandeur du Nichan Iftikhar[10] ;- Croix de guerre 1918 (Tchécoslovaquie)[4].