Robert Poplawski

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Robert Poplawski
caricature représentant Robert Poplawski
Le doyen Poplawski caricaturé par Pazzi
Fonctions
Doyen
Faculté de droit de Bordeaux (d)
-
Premier adjoint au maire (d)
Biographie
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A travaillé pour

Robert Poplawski, né le à Bordeaux et mort le , est un juriste français, avocat et professeur à la faculté de droit de Bordeaux, dont il est le doyen de 1949 à 1953. Son image est ternie par son rôle d'adjoint d’Adrien Marquet, maire collaborationniste de Bordeaux pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que par ses prises de positions antisémites.

Sa spécialité initiale est le droit pénal (agrégation de droit privé passée après la première guerre mondiale en 1919, spécialisé en droit criminel), mais il fait également des recherches et des publications dans le domaine du droit pharmaceutique, notamment le premier traité de droit pharmaceutique jamais édité en France, rédigé avec ses collègues bordelais Frank Coustou et Jean-Marie Auby.

Le , Robert Poplawski inaugure l’exposition antisémite Le Juif et la France lors de son passage par Bordeaux. Il affirme alors que « dans l’enseignement, les Juifs avaient une place prépondérante »[1]. Puis, la même année, il oblige le directeur du Grand-Théâtre, René Chauvet, à prouver la non-judéité du nouveau chef d’orchestre, Georges Lauweryns, suspecté à tort d’être un « Israélite belge »[1].

Robert Poplawski est désigné en 1946 pour diriger, avec son prédécesseur au décanat le doyen Henri Vizioz, l'Institut de droit à Pau dont les enseignements sont assurés par des professeurs de la faculté de droit de Bordeaux. Cet institut, qui porte son nom jusqu'en 1970 (Institut d'études juridiques et économiques Robert-Poplawski), donne naissance par la suite à la faculté de droit de Pau, à l'origine de l'université de Pau.

Il prend également une part active à la création de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, siégeant à son conseil de perfectionnement.

Il est premier adjoint du maire de Bordeaux Adrien Marquet[2]. Représentant le maire lors de la présentation à la presse de l'exposition "le Juif et la France" le , il affirme : "dans l'enseignement les Juifs ont la place prépondérante… il y a là un problème social et national que je ne ménagerai pas". Il se montre aussi très favorable à la collaboration avec l’Allemagne.

Hommages et critiques

En 1958, cinq ans après sa mort, la ville de Bordeaux donne son nom à une place du quartier Carle Vernet[3].

En 2008, en raison du rôle de Robert Poplawski comme adjoint du maire collaborationniste Adrien Marquet pendant la Seconde Guerre mondiale, et de son antisémitisme notoire, des conseillers municipaux de l'opposition, dont Alain Rousset et Pierre Hurmic, viennent renommer symboliquement la place « square Joseph Benzacar », du nom d'un autre professeur de droit et adjoint d’Adrien Marquet, exclu du conseil municipal par la loi du 3 octobre 1940 sur le statut des juifs, et mort en déportation à Auschwitz en 1944[1].

En février 2026, à la demande du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et sans passer par la commission de viographie, le conseil municipal de la ville de Bordeaux vote le changement de nom de la place du doyen Poplawski. Elle choisit de le substituer par celui d’Esther Fogiel, dont les deux parents, la grand-mère et le frère ont été raflés à Bordeaux avant de mourir à Auschwitz, et qui a été partie civile lors du procès Papon[1].

Publications

Voir aussi

Notes et références

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