Robert Salvet
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Robert Salvet, né le à Rivesaltes et mort le à Boulogne-Billancourt, est un éditeur musical français. Il a notamment dirigé les Éditions Pigalle puis les Éditions Robert Salvet. Il a été vice-président de la SACEM et président de la Chambre syndicale des éditeurs de musique légère. Également joueur de tennis et de rugby, il est en 1968 capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, compétition alors ouverte aux amateurs.
Robert Ambroise Michel Joseph Salvet naît le à Rivesaltes, en Catalogne nord[1],[2]. Il est le fils d'Ambroise Salvet, propriétaire de vignobles, et Thérése Casteil[2]. Il a un frère, André Salvet, parolier et écrivain. Il passe par la faculté des lettres d’Aix-en-Provence et celle de Montpellier, décrochant une licence ès lettres[2]. Il se marie le avec Angéle Lespinasse, ils ont un enfant prénommée Martine[2]. Angèle Salvet écrit des chansons sous le pseudonyme de Gisèle Vestat ; une autre source la présente comme l'épouse d'André Salvet et non de Robert[3].
À partir de 1941, il exerce la profession d'éditeur musical, soit l'édition de partitions et la commercialisation des droits d'œuvres musicales[2]. Il est surtout actif dans les décennies 1940, 1950 et 1960. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors basé à Perpignan, il oriente des personnes désirant fuir vers l'Espagne vers une filière de passeur[4]. Ainsi, il transfère par exemple deux Anglais amenés par Fred Adison ; il en profite pour présenter une découverte, le chanteur Georges Ulmer, au chef d'orchestre de passage[4]. Salvet vit ensuite à Paris et son bureau se trouve au 8, rue La Boétie[2]
Robert Salvet est d'abord président-directeur général des Éditions Pigalle[2]. L'entreprise est vendue en 1952 à Julian Aberbach (en)[5]. Il est ensuite le gérant des Éditions Robert Salvet, détenant les droits d'interprétation d'un grand nombre de chansons et, en particulier, de bandes originales de films ; il coédite souvent ces titres avec son ancienne société Éditions Pigalle. Il s'occupe également des Éditions Banco, des Éditions Claude Carrère, des Éditions Tremplin, des Éditions Sylvie Vartan, et en 1960 de Johnny Hallyday Music[2]. Parmi les nombreux paroliers de son répertoire, il n'édite curieusement que très rarement les œuvres de son propre frère André Salvet[6], qui travaille plutôt avec d'autres éditeurs[7]. Sur sa région d'origine, il republie Vingt chansons populaires du Roussillon en 1947 (adaptation d'E. Vilarem et H. Carcassonne)[8] et Douze catalanades (chansons) d'Albert Saisset en 1966.
Entre 1958-1959 et entre 1970 et au moins 1973, il est vice-président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM)[2]. En 1970, Salvet préside la Chambre syndicale des éditeurs de musique légère (CSEML), ancêtre de la Chambre syndicale de l'édition musicale[9].
Sportif, il pratique le tennis et le rugby, qu'il commence à Perpignan[2],[10]. Il est champion de France de rugby et membre de la commission tennis du Racing-Club de France à partir de 1954[2],[10]. En tennis, il est tête de seconde série en 1941 et son épouse Angèle a été joueuse de première série[10]. Fin 1967, dans un contexte de tensions à la Fédération française de lawn tennis[11], il est choisi par la fédération comme capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis pour le tournoi de 1968[2],[10]. Le tournoi n'est alors ouvert qu'aux amateurs, quelques années avant la transition vers l'ère Open. Ses joueurs, François Jauffret, Georges Goven et Patrice Beust, perdent au premier tour de la Zone Europe A, contre le Royaume-Uni de Mark Cox et Robert Wilson, 3 à 0 après trois matchs en cinq sets. Jauffret s'incline, pourtant favori face au vétéran Wilson et Goven subit la remontée de Cox après avoir mené 2 sets à 0, le match est par ailleurs interrompu par la nuit dans le cinquième set[12].
Robert Salvet meurt le à Boulogne-Billancourt à l'âge de soixante-trois ans[1],[13]. Angèle Salvet meurt en 2018[14],[15],[16].
Œuvres éditées
Chansons et autres pièces musicales
La maison d'édition Robert Salvet (souvent associée aux éditions Pigalle) édite des chansons et des morceaux instrumentaux dont :
- Plusieurs chansons de Georges Ulmer, jeune artiste de passage à Perpignan, issu de l'orchestre de Fred Adison et découvert par Salvet en 1942[17]. Salvet lance sa carrière solo et édite ses chansons[17] : C'est loin tout ça (1940), Quand je clauqu' des doigts (1943), Hello Dick !, Ma voiture contre une "Jeep", Marie (petit béguin du mois de mai), Quand allons nous nous marier ?, Si tu savais et Un jeune cowboy se met en selle… (1944), Je mets mon chapeau à Perpignan (1945), Bing vieux cheval de gaucho, L'étrange docteur Clair, Il jouait de la contrebasse, J'ai bu et Pigalle (1946), Un monsieur attendu (1947), Catherine (1948); autres titres soient Sérénade Indochinoise, Nicole, Un petit bout de femme.
- Tout Passe (Tout Casse… Tout Lasse) de Florence Véran
- Rêverie, 1939, musique d'Alec Siniavine et paroles de Jacques Larue
- Deux mots à l'oreille, 1942, de Guy Luypaerts et Charles Trenet
- À Compostelle, 1952, musique de Guy Luypaerts, paroles de « Gisèle Vestat » (pseudonyme d'Angèle Salvet)[3]
- Les frères de la nuit, 1952, musique de Maurice Thiriet et paroles de Henry Rey et Paul Guimard
- Allons faire un tour à Meudon et L'auberge porte muguet, 1957, d'A. Vihain, Michell Arnall et Jean Francoeu
- Fais comme si (1958, de Michel Rivegauche et Marguerite Monnot, qu'il chanta Édith Piaf)
- Le chemin de la joie et Rien ne va plus, 1962, musique d'André Borly[18]
- Big Ben rock, 1963, musique de Daniel Kaufman
- Ça fait si longtemps, 1963, musique de Jacques Denjean, paroles de Pierre Delanoë
- Ce grand amour et Ce long chemin, 1963, musique de Jean Claudric et paroles de Pierre Cour
- De l'amour j'en aurai (1963, musique de Jean-Claude Devincy et paroles d'André Giraldy
- Dreaming mood, 1963, musique de Clyde Borly[18] et paroles de Guy Bertret
- Ellion, 1963, musique de Clyde Borly[18]
- Les grands chemins, 1963, musique de Michel Magne
- Je n'irai pas à Saint-Tropez et Mon p'tit copain d'enfance, 1963, musique de Jean Delleme et Solange Delcourt, paroles de Jean Delleme
- Je vais revoir (celle que j'aime) et Qu'il est doux d'être auprès de toi, 1963, musique de Bernard Kesslair, paroles de Ralph Bernet et Jacques Chaumelle
- Marshalling station (1963, musique de Bobby Nalpas (pseudonyme de Léo Missir)
- Pour l'amour, 1963, musique de Frank Dallone (pseudonyme de Maurice Vander), paroles de Ralph Bernet
- Sur papier d'écolier, 1963, musique d'André Borly et Bernard Kesslair et paroles de Georges Coulonges
- L'amour est ce qu'il est, 1964, musique de Mort Shuman, paroles de Michèle Vendôme
- Gros cochon, 1964, musique d'André Borly
- Ceux qui n'ont pas de copains, 1964, musique de Bernard Kesslair et paroles de Ralph Bernet
- Douliou-douliou Saint-Tropez, 1964, musique de Raymond Lefebvre et Paul Mauriat, paroles d'André Pascal,(au sein de la bande originale du film Le Gendarme de Saint-Tropez
- La pluie et le vent, 1964, musique de Pascal-René Blanc, paroles de Ralph Bernet et Roger Courcel
- San Sebastian, 1964, musique de Robert Gropegne
- Vers toi je tends les mains, 1964, musique d'André Borly et paroles de Jean-Charles Dionnet
- Y'a toujours quelqu'un qui pleure, 1964, musique de Norman Maine (pseudonyme d'André Cazenave) et paroles de Ralph Bernet
- Blues du studio, 1965, musique d'André Borly
- Le capitaine, 1965, musique et paroles de Serge Dancourt
- Ciao, ciao, bye, bye, 1965, musique de Roger Samyn, paroles de Janine Civelli
- Ce jour près de toi, 1966, musique de Vuk Starabolovic et paroles de Michèle Vendôme
- Ivanhoé, 1966, paroles et musique de Pierre Vassiliu
- Le plus joli métier du monde, 1966, chanté par Sheila
- Céline, 1966, musique de Mort Shuman, paroles d'Hugues Aufray et Vline Buggy
- Personne, 1967, musique de Jean-Pierre Morlane et paroles de Claude Righi et Ann Kopelman
- À quoi sert d'aimer, 1968, paroles de Jacques Demarny, musique de Janine Bertille et André Borly
- Crin blanc, 1968, musique de Jean-Pierre Morlane et paroles de Jacques Deschaux
- des titres de Django Reinhardt (Jimmy's Bar, Triste Mélodie, Si tu Savais, Le Dernier Soir) et Joseph Reinhardt (Odette, Un peu de rêve).
Bandes originales de films
Robert Salvet a édité les musiques des films suivants :
- 1947 : Copie conforme de Jean Dréville, musique de René Cloërec
- 1947 : La Télévision, œil de demain de J.K. Raymond-Millet, musique de René Cloërec
- 1948 : Madame et ses peaux-rouges de Serge T. de Laroche, musique de Camille Sauvage
- 1958 : Mimi Pinson de Robert Darène, musique de Michel Emer et Francis Lemarque (crédité comme directeur musical)
- 1958 : La Vie à deux de Clément Duhour, musique d'Hubert Rostaing
- 1959 : Vous n'avez rien à déclarer ? de Clément Duhour, musique de Maurice Jarre
- 1960 : L'Affaire d'une nuit d'Henri Verneuil, musique de Martial Solal
- 1960 : Candide ou l'Optimisme au XXe siècle de Norbert Carbonnaux, musique d'Hubert Rostaing
- 1961 : Les Amours célèbres de Michel Boisrond, musique de Maurice Jarre
- 1961 : Le Combat dans l'île d'Alain Cavalier, musique de Serge Nigg
- 1962 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury, musique de Georges Delerue
- 1963 : Maigret voit rouge de Gilles Grangier, musique de Francis Lemarque et Michel Legrand
- 1964 : Faites sauter la banque de Jean Girault, musique de Raymond Lefebvre et Paul Mauriat
- 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault, musique de Raymond Lefebvre
- 1964 : Des pissenlits par la racine de Georges Lautner, musique de Georges Delerue
- 1965 : Le Tonnerre de Dieu de Denys de La Patellière, musique de Georges Garvarentz