Faites sauter la banque

film français de Jean Girault sorti en 1964 From Wikipedia, the free encyclopedia

Faites sauter la banque est un film français réalisé par Jean Girault, tourné en 1963 et sorti en 1964.

Réalisation Jean Girault
Scénario Jacques Vilfrid
Sociétés de production Les Films Copernic
P.A.M.E.C
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Faites sauter la banque
Description de cette image, également commentée ci-après
Titre de l'affiche originale du film.
Réalisation Jean Girault
Scénario Jacques Vilfrid
Acteurs principaux Louis de Funès
Jean-Pierre Marielle
Yvonne Clech
Sociétés de production Les Films Copernic
P.A.M.E.C
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 85 minutes
Sortie 1964

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Synopsis

Victor Garnier est marié, père de famille et commerçant d’articles de chasse et de pêche dans un quartier citadin familial et bourgeois. André Durand-Mareuil, son directeur de banque, lui conseille d'investir dans les actions de mines situées dans un pays tropical et lointain, le Tangana. Sûr de ce dernier, qui est aussi son voisin, Victor lui confie toutes ses économies pour qu'il les place. Mais les actions s'effondrent brusquement et la famille Garnier est ruinée.

Victor voue désormais une grande haine à Durand-Mareuil, d'autant que les affaires de ce dernier se portent en revanche à merveille, et qu'il semble étaler une toute nouvelle fortune. Victor suspecte alors le banquier d'avoir détourné l'argent confié à son propre profit, plutôt que de l'avoir placé sur des actions qui allaient s'effondrer et qui n'auraient, dans tous les cas, rien rapporté aux Garnier. Inspiré par le sermon d'un religieux sur le fait de punir un voleur ayant mal agi pour lui faire prendre conscience de ses actes, Victor décide de se venger et de récupérer son bien.

Il entraîne alors son épouse et ses trois enfants, mis dans la confidence, dans son projet. Après en avoir discuté, les Garnier décident de se « rembourser » d'une façon audacieuse : creuser, depuis leur cave, un tunnel permettant d'aboutir à la salle des coffres de l'agence bancaire, située juste en face du commerce et domicile familial. Cependant, Isabelle, la fille aînée des Garnier, est courtisée par le jeune Philippe, stagiaire employé à ladite banque chez Durand-Mareuil, ce qui complique le projet au même titre que d'autres péripéties : des problèmes de soutènement du tunnel, de mauvais calcul dans son creusement, la vie sentimentale de Gérard, le fils Garnier, la visite impromptue d'amis envahissants, le décès d'une tante, des clients et une femme de ménage trop curieux ou encore la suspicion d'un agent de police.

Fiche technique

Distribution

Box-office

Le film n’est pas un succès, comptant sans doute parmi les « de Funès » qui réalisent le moins d’entrées en première exploitation. Sorti le , Faites sauter la banque ne reste que deux semaines en exclusivité à Paris avec plus de 76 000 entrées cumulées à cette période, car il subit une concurrence sévère entre L'Homme de Rio et La Tulipe noire[1]. Sur l'ensemble du territoire français, le film tourne sans bousculer les foules, se contentant de 950 000 entrées, ce qui lui permet d'atteindre de justesse le top 40 annuel[1]. De Funès devenu entre-temps une grande vedette du cinéma français, Faites sauter la banque ! finira par atteindre 1 918 785 entrées, ce qui lui permettra d'entrer dans le top 20 annuel[1].

Autour du film

  • Le film a été colorisé en 1993[3].

Postérité

Quelques mois plus tard, à la fin de l'été, le troisième film en commun de Jean Girault, Jacques Vilfrid et Louis de Funès, Le Gendarme de Saint-Tropez, remporte un triomphe commercial surprise[4],[5]. Louis de Funès s'installe à cinquante ans comme la nouvelle vedette comique française et le champion du box-office[6],[7],[8]. Leur fructueuse collaboration se poursuit pendant près de vingt ans à travers les cinq suites du Gendarme, ainsi que Les Grandes Vacances (1967), Jo (1971), L'Avare (1980) et La Soupe aux choux (1981)[4],[5],[8]. L'acteur trouve en Girault et Vilfrid des auteurs lui laissant la liberté de créer sans entraves tout en cadrant avec justesse ses inventions[6],[9],[5],[8]. De film en film, il finit cependant par prendre totalement l'ascendant sur le scénariste et le réalisateur[8].

Notes et références

Annexes

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