Actif dans l’entre-deux-guerres, il est considéré comme l’un des meilleurs demis d’ouverture français de sa génération. Il effectue l’essentiel de sa carrière en club à la Section paloise, qu’il rejoint en 1926 et avec laquelle il remporte le championnat de France en 1928.
International français à une seule occasion, il est sélectionné avec le XV de France lors du Tournoi des Cinq Nations 1929, à l’occasion de la rencontre face à l’Irlande disputée le 31 décembre 1928 au stade de Colombes. Sa carrière internationale est cependant interrompue par une grave blessure lors de ce match.
Après sa retraite sportive en 1939, Robert Sarrade se reconvertit comme entraîneur, pour une pige au Stade français en 1944, tout en exerçant parallèlement la profession de marchand de liqueurs.
Champion de France à la Section paloise et sélection internationale
En 1926, Robert Sarrade rejoint la Section paloise[8], club dont il porte les couleurs pendant douze saisons, jusqu’en 1938[4].
Il s‘impose rapidement comme l‘un des meilleurs ouvreurs français, tenant la dragée haute à des joueurs du standing d‘André Verger[9]. En décembre 1926, il participe à la rencontre opposant une sélection Armagnac–Béarn–Bigorre aux Maoris de Nouvelle-Zélande qui effectue une tournée en Europe(en) au stade de la Croix du Prince[10]. La sélection locale s’incline 11 à 6[11]. En 1927, il est demi-finaliste du championnat avec son club, éliminé par le Stade français[12].
Robert Sarrade obtient sa seule et unique cape avec le XV de France lors du match face à l’Irlande du Tournoi des Cinq Nations 1929, disputé le 31 décembre 1928 au stade de Colombes[19]. Ce jour-là, Georges Caussarieu, son co-équipier en club est titularisé au centre de l’attaque[20]. Associé à Clément Dupont à la mêlée[21], il est le joueur le plus léger présent sur le terrain[22]. Sorti blessé durant la rencontre, il ne porte plus le maillot national par la suite[23],[24]. Dans les années qui suivent, il reste néanmoins disponible pour l’équipe de France, participant aux rencontres de sélections[25].
En 1937, Sarrade se met en retrait afin de laisser la place à de plus jeunes joueurs[26], et se concentre sur encadrement des promesses du club comme André Carrère[4] ou René Sabin[27],[28].
En 1939, Sarrade est titulaire lors de la finale du Challenge Yves du Manoir 1938-1939 face au RC Toulon[29], dix ans après sa dernière finale[30]. La Section s’impose sur le score de 5 à 0 après prolongations, Sarrade remportant le deuxiéme et dernier titre de sa carrière de rugbyman[31]. Robert Sarrade met un terme à sa carrière de joueur en fin de saison[32].
En parallèle, Robert Sarrade s’implique avec l’équipe de France militaire[33].
Fin de carrière et reconversion
Après l’arrêt de sa carrière de joueur, il est élu à la commission sportive de la Section paloise[34], à une époque où le rôle d’entraîneur est partagé entre le capitaine de l’équipe et le président de la commission. Il occupe cette fonction jusqu’en 1942, date à laquelle il cède sa place à Pierre Guimont[35] pour entrer au comité du Béarn[36].
Robert Sarrade devient président de l’Avenir aturin en 1960, fonction qu’il parvient à concilier avec ses responsabilités de chef de d’entreprise sur Pau[42].
↑Cyril Delmas-Marsalet, Jean-Michel Dujas et Jacques Cadilhon, La Saga des Boutons d’Or: 130 ans d'histoire(s) du rugby au lycée Duruy, Aire-sur-l'Adour, imprimerie Castay, auto-édition, , 172p.