Robert Vizet

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Robert Vizet, né le à Igny et mort le [1], à Massy, est un homme politique français.

CirconscriptionEssonne
Groupe politiqueCOM
Élection11 mars 1973
Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
Robert Vizet
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(9 ans et 3 jours)
Élection 28 septembre 1986
Circonscription Essonne
Groupe politique COM
Député français

(8 ans, 1 mois et 18 jours)
Élection 11 mars 1973
Réélection 19 mars 1978
Circonscription 4e de l’Essonne
Législature Ve et VIe (Cinquième République)
Groupe politique COM
Prédécesseur Maurice Fraudeau
Successeur Yves Tavernier

(1 an, 1 mois et 27 jours)
Élection 12 mars 1967
Circonscription 4e de l’Essonne
Législature IIIe (Cinquième République)
Groupe politique COM
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Léo Hamon
Conseiller général de l'Essonne

(32 ans, 9 mois et 16 jours)
Circonscription Canton de Palaiseau
Prédécesseur Christian Barré
Successeur Jacques Allain
Maire de Palaiseau

(7 ans, 11 mois et 13 jours)
Prédécesseur André Hardy
Successeur Jean Pacilly

(6 ans et 6 jours)
Prédécesseur Eugène Deloges
Successeur André Hardy
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Igny
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Massy
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Imprimeur
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
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Membre du Parti communiste français, il est maire de Palaiseau, conseiller général du canton de Palaiseau, député de la quatrième circonscription de l’Essonne et sénateur de l’Essonne.

Biographie

Origines et vie familiale

Robert Vizet est né à Igny le . Son père est couvreur-fumiste, sa mère travaille comme serveuse dans un café-restaurant d’Igny. En 1930, ses parents s’installent à Palaiseau[2] pour tenir un café, non loin de la gare de Massy - Palaiseau.

Études et formation

Robert Vizet obtient le certificat d’études en 1936. Il continue sa scolarité vers le certificat d’études complémentaires, mais échoue à l'obtenir en 1939. Au début de l’année 1940 il entre en apprentissage dans une imprimerie de Paris, apprentissage interrompu en .

De fait à partir de 1936, c'est par les discussions entendues au café familial, qu’il s'intéresse à la politique. Il partage cela avec sa passion du football, pratiqué dans un club de la fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). Durant les premières années de l’Occupation, à ses activités d’apprenti imprimeur, il ajoute l’aide à son père pour la culture du jardin familial. Réquisitionné pour le service du travail obligatoire en Allemagne, en , il refuse et entre dans la clandestinité.

Résistance

Ouvrier imprimeur, il participe à la Résistance dès l'âge de seize ans en 1940. Il est responsable des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP) pour le secteur dont il est originaire : Palaiseau, Igny et Verrières-le-Buisson et participe à des opérations de sabotage et convoyait des armes[3]. À ce titre il participe le à l’organisation par le Parti communiste français et le Front national d’une manifestation patriotique publique à Verrières-le-Buisson[4],[5], pour rendre hommage au résistant gaulliste Honoré d'Estienne d'Orves, fusillé par les Allemands en 1941.

Engagé dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI) lors des combats pour la Libération de Paris, il est membre du « groupe Léon Frot » et reprend à l'occupant le syndicat du bois, quartier Saint-Antoine. Lorsque Paris et la région parisienne sont libérées, il part pour le « front de l’Atlantique », où les Allemands s’étaient retranchés, et participe à la libération de La Rochelle[6].

L'après-guerre

En 1946, revenu à Palaiseau, il travaille dans une imprimerie. Membre de l’Union de la jeunesse républicaine de France, il adhère également au Syndicat du livre CGT[6].

Il milite activement à l’Union de la jeunesse républicaine de France en Seine-et-Oise. Il est ensuite un des dirigeants nationaux d’une organisation de jeunesse, proche du PCF, les Vaillants et vaillantes. Au début des années 1950, il prend des responsabilités au sein de la fédération de Seine-et-Oise du Parti communiste français, activités qu’il mène toujours durant toute la période de ses mandats électifs en Essonne.

Membre de son conseil d'administration depuis 1996[7], il est de 2001[8] à 2012 trésorier[9] de l’association nationale Les Amis du journal l'Humanité, dont la présidente est Edmonde Charles-Roux.

Mandats électifs

Robert Vizet fut maire de Palaiseau du au puis à nouveau du à [10]. Candidat dès 1947 aux élections municipales à Palaiseau, il entre au conseil municipal de cette ville de Seine-et-Oise en 1953 comme adjoint au maire Eugène Deloges. Il y siège quarante-huit années, jusqu’en 2001.

En 1961, il est élu conseiller général du canton de Palaiseau alors circonscription électorale du département de Seine-et-Oise. Il détient ce mandat durant trente-trois ans jusqu’en 1994. De 1979 à 1982, il est vice-président du conseil général de l'Essonne, alors présidé par le communiste Robert Lakota.

En parallèle de ses fonctions électives, Robert Vizet fut longtemps président du syndicat d’aménagement hydraulique de la vallée de l’Yvette (SIAHVY).

Candidat communiste aux élections législatives en Seine-et-Oise à partir de 1956, Robert Vizet est élu député de la nouvelle quatrième circonscription de l’Essonne[11] en 1967. Battu en 1968 par le gaulliste Léo Hamon, il est élu dans la même circonscription en 1973[12] et réélu en 1978[13]. Il cèdait[14] son mandat de député lors des élections législatives de 1981 au socialiste Yves Tavernier, maire de Dourdan.

Il siège ensuite sur les bancs du groupe communiste en tant que sénateur de l'Essonne du au . Au Sénat, il était membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, dont il fut secrétaire. Il exerça aussi la fonction de secrétaire du Sénat[15].

Distinction

Hommage

En , la ville de Palaiseau attribue le nom de Robert Vizet au bâtiment municipal de la Maison des Jeunes et de la Culture, MJC de Palaiseau[18].

Notes et références

Pour approfondir

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