Roger Calmel
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Creissan
14e arrondissement de Paris
| Nom de naissance | Roger Marie Calmel |
|---|---|
| Naissance |
Creissan |
| Décès |
(à 78 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Activité principale | Compositeur |
| Maîtres | Simone Plé-Caussade, Olivier Messiaen, Darius Milhaud, Pierre Schaeffer |
| Descendants | Evangéline Calmel, Sylvie Calmel ,Olivier Calmel |
| Récompenses | Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1958), |
| Site internet | www.rogercalmel.com |
Roger Calmel (né le à Creissan et mort à Paris 14e le ) est un compositeur et pédagogue français.
Originaire du Languedoc, il accomplit ses premières études musicales à Béziers, notamment auprès de l'organiste Paul Fouquet[1]. En 1944, il rejoint Paris pour étudier la composition à l'école César Franck, avant d'entrer au Conservatoire de Paris et remporte les Premiers Prix dans les Classes de Contrepoint et Fugue (classe de Simone Plé-Caussade), Esthétique (classe d'Olivier Messiaen) et Composition (classe de Darius Milhaud). Il complète encore sa formation au contact de Pierre Schaeffer. Il se forge alors un langage musical d'essence atonale[2], mais s'écarte rapidement du sérialisme[3].
Il obtient dès 1958, pour son Concerto grosso pour quatuor de saxophones et orchestre, le Grand Prix Musical de la Ville de Paris, puis les années suivantes d'autres prix prestigieux (notamment le Premier Prix de la Confédération musicale de France en 1959 et le Grand Prix de Musique de Chambre de l’Institut de France en 1976).
Il est nommé professeur à la Maîtrise de Radio-France en 1963, et dirige à partir de 1979 le Conservatoire Darius Milhaud du XIVe arrondissement de Paris. De 1991 à 1998, il est inspecteur des Ateliers Musicaux de la Ville de Paris. Ces activités pédagogiques ont eu une influence notable sur sa carrière de compositeur[1]. Il a notamment consacré une grande partie de son activité, à partir de 1980, à l'écriture de nombreuses œuvres de musique vocale, à la demande du mouvement À Cœur Joie, des Pueri Cantores et de divers festivals et chorales. Son langage musical opère au cours des années une mutation vers plus de limpidité et des assises tonales plus marquées[2].
Il a également créé dans sa commune natale de Sérignan, et dirigé pendant plusieurs années, le Festival de la Côte Languedocienne, consacré à la création contemporaine française. Son attachement au folklore occitan infuse également dans sa musique[3].
Il s'éteint le 3 juillet 1998 à Paris, et est inhumé au cimetière de Creissan[1].