Roger Cocteau (alias Commandant Gallois), né le dans le 7earrondissement de Paris et mort le à Poissy, est un militaire et résistant français.
Albert René Roger Cocteau est le cousin de Jean Cocteau, le fils d'un notaire parisien et le petit-fils de l'armateur nantais Fernand Crouan.
Élève à l'école des Roches, à Verneuil-sur-Avre (promotion 1924 "Bien armé pour la vie"), il s'engage dans le scoutisme et dans l'armée en 1924 dans un régiment de chars de combat. Lieutenant de blindé et de cavalerie, puis capitaine, il prend part à la campagne de 1940.
Après sa démobilisation le , il fait le trajet de Pau à Paris à bicyclette afin de reprendre contact avec tous les gens qu'il connaît le long de la ligne de démarcation et organise une filière d'évasion dont il s'occupe jusqu'en 1941.
Il entre également en contact avec Depret-Bixio, un officier de renseignement ayant appartenu au Deuxième Bureau. Après l'arrestation de Depret-Bixio, Cocteau récupère ses contacts, dont Henri Bourdeau de Fontenay.
Roger Cocteau rejoint le mouvement Ceux de la Résistance (CDLR), où il est chargé du ravitaillement des maquis jusqu'à , puis il y est chargé de l'organisation des maquis de la région C (Marne, Aisne, Ardennes).
Vogüé lui confie le commandement militaire de la région de Paris.
Membre du comité directeur de CDLR, il s'occupe principalement de l'organisation militaire de CDLR et représente le CDLR à l'état-major régional de l'Armée secrète de la région P1 (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise), en qualité de chef du 1erbureau, en .
Au printemps 1944, lorsque le problème se pose de savoir qui de Rol-Tanguy ou de Cocteau succédera à André Rondenay en tant que chef régional des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Cocteau laisse sa place à Rol, se sachant non soutenu par les communistes. Cocteau devient alors le chef d'état-major de Rol-Tanguy et chef militaire de CDLR pour l'Île-de-France.
Après la Guerre, il se charge de la liquidation nationale du mouvement CDLR et devient membre de la Commission nationale de la Résistance intérieure française (jusqu'à sa dissolution), puis membre de la Commission nationale consultative de la Résistance (lors de sa création en 1970), dont il devient vice-président en 1979.