Roger Ikor
écrivain français
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Biographie
D'origine juive[1], il a été élève et professeur de lettres au lycée Condorcet[2] ainsi qu'au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. En 1935, il est reçu 15e à l'agrégation de grammaire[3]. En , il est fait prisonnier de guerre et est envoyé dans l'Oflag II-D en Poméranie où il fabrique un journal clandestin[4]. Il a été le condisciple de Georges Pompidou en khâgne et les deux hommes sont toujours restés liés. Après guerre, il a enseigné à Paris au lycée Charlemagne jusqu'en 1949 (?), puis au lycée Carnot.
Marqué par la mort, après huit mois de coma, de son fils cadet âgé de vingt ans qui, le , était revenu à la maison paternelle pour se pendre après avoir adhéré au Zen macrobiotique[5], il mène jusqu'à sa mort une lutte contre le phénomène sectaire, et fonde à cet effet le Centre contre les manipulations mentales (CCMM)[6].
Œuvres
À travers un style inspiré et puissant, ses récits, généralement épiques, racontent tantôt L'Insurrection ouvrière de (1936), tantôt, l'histoire de Saint-Just (1937), ou encore, dans les Grands Moyens, science-fiction post-apocalyptique inspirée de la guerre froide.
Les Eaux mêlées (1955), qui remporte le prix Goncourt[2], et forme avec La Greffe du printemps un diptyque intitulé Les Fils d'Avrom, raconte l'histoire d'une famille juive installée en France et liée par le sang à une famille française non juive. S'étalant sur trois générations, le récit expose le lien que la famille va forger coûte que coûte avec sa nouvelle patrie.
Romans et essais
- L'Insurrection ouvrière de ou la Première Commune, 1936
- Saint-Just, 1937
- À travers nos déserts, 1951
- Les Grands Moyens, 1952
- La Greffe de printemps (Les fils d'Avrom - premier volume), Albin Michel, 1955
- Les Eaux mêlées (Les fils d'Avrom - second volume), Albin Michel, 1955 – Prix Goncourt ; ce roman est imprégné des paysages de La Frette-sur-Seine et Herblay que l'écrivain réunit en une commune baptisée Virelay. En 1969, Les Eaux mêlées est adapté à la télévision par Jean Kerchbron avec des scènes tournées à La Frette.
- Mise au net (Pour une révolution de la discrétion), 1957
- Ciel ouvert, 1959
- Le Semeur de vent, 1960
- Les Murmures de la guerre, éditions Albin Michel, 1961
- La Pluie sur la mer, 1962
- La Ceinture de ciel, 1964
- Gloucq ou la toison d'Or, 1965[7]
- Les Poulains, 1966
- Le Tourniquet des innocents, 1972, Éditions Albin Michel. Ce roman a pour cadre le lycée Condorcet, baptisé « lycée Montesquieu ».
- Pour une fois écoute, mon enfant, 1975, Éditions Albin Michel. Souvenirs de captivité.
- Je porte plainte, 1981, Éditions Albin Michel
- Les Sectes, un mal de civilisation, 1983, Éditions Albin Michel
- Ô soldats de quarante !…, 1986, Éditions Albin Michel ; témoignage personnel de Roger Ikor en tant qu'officier
- Les Fleurs du soir, 1985, Éditions Albin Michel