Roger Nordmann (homme politique)
personnalité politique suisse (PS/VD)
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Roger Nordmann, né le à Lausanne (originaire de Seuzach), est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.
| Roger Nordmann | |
Portrait officiel, en 2019. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller d'État vaudois | |
| En fonction depuis le | |
| Élection | 29 mars 2026 |
| Législature | 2022-2027 |
| Département | Santé et action sociale |
| Prédécesseur | Rebecca Ruiz |
| Conseiller national | |
| – | |
| Législature | 47e à 52e |
| Groupe politique | socialiste président de 2015 à 2023[n 1] |
| Commission | CEATE CTT (2011-15), CPS (2017-18) |
| Prédécesseur | Pierre-Yves Maillard |
| Successeur | Benoît Gaillard |
| Député au Grand Conseil du Canton de Vaud | |
| août 2004 – novembre 2004 | |
| Législature | 2002-2007 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lausanne |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Parti socialiste |
| Mère | Ursula Nordmann-Zimmermann |
| Diplômé de | Université de Berne |
| modifier |
|
Il est député du canton de Vaud au Conseil national de à , puis conseiller d'État vaudois responsable de la santé et de l'action sociale.
Biographie
Roger Nordmann naît le à Lausanne, dans le canton de Vaud. Originaire de Seuzach, dans le canton de Zurich[1] et appartenant à la branche fribourgeoise de la famille Nordmann[2], il est le fils de l'avocat Philippe Nordmann[3], membre du parti socialiste depuis 1972, et d'Ursula Nordmann-Zimmermann[4], également membre du parti socialiste depuis 1975[5] et juge au Tribunal fédéral de 1997 à 2007. Il a un frère cadet, adopté[6].
Après son école primaire à Mézières et environs, il suit son école secondaire à Moudon. Il obtient en 1991 une maturité de type latin-grec-mathématiques. De 1991 à 1996, il étudie les sciences politiques et l'économie politique à l'Université de Berne, puis de 1993 à 1994, deux semestres Erasmus à l'Université de Bologne en Italie. En 1994, il devient aide-assistant du professeur Neusser, chaire d'économétrie à Berne[7].
Il a le grade de soldat à l'armée[8]. En 1999, il intègre le bureau de conseil politique Approche économique et politique[7].
Roger Nordmann est marié depuis 2003[9] et père de deux enfants[7]. Son épouse, Florence Germond, est conseillère municipale de la ville de Lausanne, chargée des finances, depuis 2011[10],[11],[12]. Ils se séparent en 2024[13].
Parcours politique
Roger Nordmann adhère au Parti socialiste en 1994[6].
En 1995, il est secrétaire du groupe parlementaire fédéral inter-partis Dialog[7]. De 1995 à 1998, il est le collaborateur personnel du conseiller d'État Jean Jacques Schwaab, chef du département vaudois de l'instruction publique[13]. En 1999, le conseiller d'État libéral Claude Ruey le désigne secrétaire général de la table ronde visant à assainir les finances du canton[6].
Il est conseiller communal à Lausanne de 1998 à 1999, puis membre l'assemblée constituante vaudoise jusqu'en 2002. Il siège brièvement en 2004 au Grand Conseil du canton de Vaud. Il est vice-président du parti socialiste vaudois de à [8].
Conseiller national

Devenu conseiller national en , il intègre la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE). Il siège également à la Commission des transports et des télécommunications (CTT) de fin 2011 à fin 2015 et brièvement à la Commission de la politique de sécurité (CPS) de fin 2017 au début 2018[1].
Vice-président du groupe parlementaire socialiste aux Chambres fédérales depuis [8], il en prend la présidence en , succédant à Andy Tschümperlin[14]. Il s'implique notamment dans la mise en œuvre édulcorée de l'initiative populaire « contre l'immigration de masse »[15]. Il annonce en démissionner de la présidence du groupe parlementaire pour se porter candidat, sans succès[9], à la présidence de la Commission d'enquête parlementaire sur le rachat de Crédit suisse par UBS[16]. Il se porte candidat en à la succession d'Alain Berset au Conseil fédéral[17].
Conseiller d'État
Fin , il annonce son retrait du Conseil national pour le [13]. Le , lors d'un congrès extraordinaire du Parti socialiste vaudois, il est désigné candidat pour l'élection complémentaire au Conseil d'État du canton de Vaud destinée à remplacer Rebecca Ruiz, qui a annoncé sa démission prochaine[18]. Arrivé en deuxième position à l'issue du premier tour, il est élu au second tour le grâce aux voix des villes face au candidat de l'UDC Jean-François Thuillard (51 % des voix contre 47 %)[19]. Fin , il reprend le Département de la santé et de l'action sociale[20].
Autres mandats
Il est membre du comité central de l'Association transports et environnement depuis 2006 et vice-président depuis 2010[21].
En , il reçoit un mandat de consultant pour le dossier électronique du patient, un dossier géré par la socialiste Elisabeth Baume-Schneider[22] .
Profil politique
Il incarne l'aile europhile de son parti et a une réputation de stratège[23]. En 2026, le président du parti socialiste vaudois, Romain Pilloud, le dit « plutôt de centre gauche »[24].
En 2006, il milite pour une loi instaurant le congé paternité de 3 à 5 semaines[25].
Ouvrages
- Roger Nordmann (préf. Bertrand Piccard), Libérer la Suisse des énergies fossiles : Des projets concrets pour l'habitat, les transports et l'électricité, Lausanne, Éditions Favre, , 192 p. (ISBN 978-2-8289-1188-1).
- Roger Nordmann, Le plan solaire et climat : comment passer de 2 à 20 GW photovoltaïque pour remplacer le nucléaire, électrifier la mobilité et assainir les bâtiments, Lausanne, Éditions Favre, , 168 p. (ISBN 978-2-8289-1780-7).
- Roger Nordmann, Urgence énergie et climat : Investir pour une transition rapide et juste, Lausanne, Éditions Favre, , 296 p. (ISBN 978-2-8289-2121-7)[26].