Roland des Escotais (consul de France à Gibraltar)

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Naissance

Château de la Roche des Escotais
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nom de naissance
Charles Anne Louis Roland des Escotais
Nationalité
Française
Roland des Escotais
Fonctions
Capitaine des gardes du corps de Louis XVI
Consul de France à Gibraltar
Titres de noblesse
Comte des Escotais
Biographie
Naissance

Château de la Roche des Escotais
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nom de naissance
Charles Anne Louis Roland des Escotais
Nationalité
Française
Activité
Officier, diplomate
Père
Mère
Marie-Louise de Plas
Conjoint
Barbara Haydock Cook
Enfants
Louise des Escotais, Robert Roland des Escotais
Autres informations
Distinction
Blason.
signature de Roland des Escotais
Signature.

Roland, comte des Escotais, né le 9 août 1772 au château de la Roche des Escotais et mort le 7 avril 1822 à Paris, est officier de l’armée royale, capitaine des gardes du corps de Louis XVI, consul de France à Gibraltar et chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

Il est issu d’une anciennes familles nobles du Maine. Le premier des Escotais, Thibault, a participé à la troisième croisade en 1191 auprès de Richard Cœur de Lion[1],[2].

En 1755, les terres de la Roche des Escotais sont érigées en comté par lettres patentes de Louis XV en faveur de son grand-père, Roland des Escotais[3], qui reçoit également les Honneurs de la Cour en 1767 et 1770[4]. Son père, Louis des Escotais, est maréchal de camps et reçoit aussi les honneurs de la cour en 1775. Sa mère, Marie-Louise de Plas, appartient à une vieille famille du Quercy et exerce les fonctions de dame de compagnie auprès des tantes du roi Louis XVI, Mesdames Adélaïde et Victoire[5].

Jeunesse et formation (1772–1787)

Roland des Escotais naît le 9 août 1772 au château familial de la Roche des Escotais, situé à Saint-Paterne-Racan, en Touraine. Il est baptisé sous les prénoms Charles Anne Louis Roland. Son parrain est le cardinal Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims et grand aumônier de France, qui célébra en 1770 le mariage du dauphin Louis (futur Louis XVI) avec Marie-Antoinette d’Autriche, puis procéda au sacre de Louis XVI à Reims le 11 juin 1775[6].

En 1781, à l'âge de neuf ans, il est admis à l'Académie royale de Juilly, collège dirigé par les Oratoriens, où il suit une formation classique et militaire jusqu’en 1787.

Officier du roi (1787–1791)

En mai 1787, à l’âge de quinze ans, Roland est admis au service du très prestigieux régiment Royal-Roussillon Cavalerie où il y fait son service. Il est rapidement promu lieutenant, puis en raison de sa haute naissance reçoit la commission de capitaine au sein de la première compagnie française des gardes du Roi dans la compagnie du duc de Luxembourg, l’une des quatre compagnies de la Maison militaire du roi de France.

Il participe activement à la protection du roi pendant la révolution française jusqu’en 1791. La Fuite de Varennes en juin 1791 entraîne la dissolution de sa compagnie.

Émigration et engagement contre-révolutionnaire (1791–1798)

En septembre 1791, à la suite de la dissolution de sa compagnie, il ne prête pas serment à la constitution et quitte la France avec son père et rejoignent tous deux l'armée des Princes à Coblence. En 1792 il fait toute la campagne et à son cheval tué sous lui lors d'une des batailles. En 1793, il participe à la défense de Maastricht contre les troupes de la République française[7] .

En 1794 il entre au service de l'Angleterre comme maréchal des Logis au régiment de Choiseul Hussards. Pendant deux ans il va combattre contre l'armée révolutionnaire et participer à la longue retraite défensive Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) et de Hollande (Pays-Bas actuels) pour se replier à Hanovre. En aout 1795, il est fait Cornet de l'armée anglaise et passe avec son régiment en Angleterre où il y reste jusqu'à la dissolution du dit régiment en avril 1796.

Il est nommé en mai 1796 au régiment du Prince de Galles (appelé régiment de Hompresch Hussards) et y sert jusqu'à sa dissolution en 1798[8].

Vie en exil et mariage (1799–1814)

Suite à la dissolution de son régiment, le général Nesbitt, général de Saint-Domingue lui propose de le rejoindre comme aide de camps dans un contexte de luttes coloniales et révolutionnaires sur l'île. Il y va se battre et est fait capitaine des Chasseurs du Nord et Assistant Adjudant Général pour sa conduite héroïque lors des combats d'évacuation de cette colonie[7]. Il rentre alors à Londres et est mi à la demi-pension et vit avec son père une vie mondaine.

En 1799, il épouse à Londres Barbara Haydock Cook, nièce du navigateur James Cook.

En 1806, alors que l'Angleterre vient tout juste de reprendre le Cap aux hollandais, il décide de repartir à l'aventure et est nommé responsable du Magasin Général (responsable de la logistique et des affaires civiles) de l'implantation Anglaise au Cap de Bonne-Espérance. Leurs deux enfants qui leur survivront naissent sur place :

  • Louise des Escotais (1806–1891)
  • Robert Roland des Escotais (1810–1849), officier de marine, dont la descendance masculine perdure

Restauration et carrière consulaire (1815–1822)

Après la chute de Napoléon Ier et la première Restauration, Roland est réhabilité par la monarchie. Le 6 mars 1817, il est décoré de l’ordre de Saint-Louis. Il est reçu en audience par Louis XVIII le 7 août 1817[9].

Dans la même année, il est nommé agent de commerce et maritime de la France au Cap de Bonne-Espérance, une fonction diplomatique équivalente à celle de consul[10]. Il représente les intérêts français dans l’océan Indien, notamment auprès des navires en route pour l’Inde et la Chine.

En 1821, il est nommé consul de France à Gibraltar[10].

Décès et sépulture

Il meurt de maladie lors d'un retour à Paris le 7 avril 1822 à l’âge de 49 ans. Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (21e division)[11] .

Titres et distinctions

Notes et références

Fonds d'archives

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