Romeyer

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Localisation

Romeyer est située à km au nord-est de Die (chef-lieu du canton). La commune est rattachée à la communauté de communes du Diois.

Communes limitrophes

Relief et géologie

La commune héberge deux sites particuliers :

  • les contreforts de la montagne du Glandasse (2 045 m)[1].
  • la vallée de Meyrosse[1].

Sites géologiques remarquables

La « plate-forme urgonienne de la montagne de Glandasse » est un site géologique remarquable de 1 970,37 hectares qui se trouve sur les communes de Châtillon-en-Diois (aux lieux-dits Montagne du Glandasse et Le Pestel), Die, Laval-d'Aix, Romeyer, Treschenu-Creyers et Chichilianne. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2].

Hydrographie

La commune héberge la source du Rays[1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 052 mm, avec 9,4 jours de précipitations en janvier et 5,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Die à 4 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

La route départementale 742 (RD742) permet de relier le territoire de Romeyer à celui de Die, siège de la communauté de communes du Diois.

Urbanisme

Typologie

Au , Romeyer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Die, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (76,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,1 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Commune éparpillée en hameaux[1].

Hameaux et lieux-dits

  • Les Aliments est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé les Alimans en 1607 (parcellaire)[13].

Logement

Projets d'aménagement

Risques naturels et technologiques

Risques sismiques

Autres risques

Toponymie

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14] :

  • 1178 : Romeier (cartulaire de Die, 9).
  • 1200 : Romeer (cartulaire de Die, 60).
  • 1218 : Romearium (cartulaire de Die, 76).
  • 1231 : vallis Romearii (Gall. christ., XVI, 205).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Romeario (pouillé de Die).
  • 1509 : mention de l'église Notre-Dame de Lorette : ecclesia Beate Marie Roymerii (visites épiscopales).
  • 1544 : Roumeyer (Mém. des frères Gay).
  • 1576 : mention du prieuré : prioratus Romearii (rôle de décimes).
  • 1891 : Romeyer, commune du canton de Die.

Étymologie

Histoire

Antiquité : les Gallo-romains

Une voie romaine passait par le défilé du Pas de Chabrinel[1].

Du Moyen Âge à la Révolution

La seigneurie : au point de vue féodal, la seigneurie de Romeyer était une terre de l'église épiscopale de Die (dont la possession fut confirmée par les empereurs germaniques en 1178).
Elle fut adjugée au chapitre de cette église dans le partage des biens de cette dernière. Elle est restée en sa possession jusqu'à la Révolution[14].

Avant la Révolution française, pour permettre aux familles pauvres de glaner les grains tombés au sol lors des moissons, il était interdit aux bergers de mener leurs troupeaux dans les chaumes huit à quinze jours après le ramassage des gerbes[15].

Avant 1790, Romeyer était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Crest et du bailliage de Die.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à Notre-Dame de Lorette, devint au XIVe siècle celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf. Les dîmes appartenaient, trois quarts au chapitre de Die et le reste au prieur de Saint-Marcel de la même ville[14].

De la Révolution à nos jours

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Saint-Julien-en-Quint. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Die[14].

Politique et administration

Tendance politique et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Isabelle Didier-Bouillanne    
2008 2014 Raymond Biglia (sans étiquette) agriculteur (retraité)
2014 2020 Raymond Biglia   maire sortant
2020 en cours
(au 9 février 2021)
Anne-Line Guironnet[16][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux

Politique environnementale

Finances locales

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2023, la commune comptait 233 habitants[Note 3], en évolution de +18,27 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368286411457436442446467468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412432434401419394373377370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347321289275254235211233211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
156150129113114154201213198
2021 2023 - - - - - - -
216233-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

Enseignement

La commune relève de l'académie de Grenoble.

Santé

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête : le dimanche de Pâques[1].

Loisirs

  • Randonnées, dont celle de l'itinéraire du col des Bachassons (1661 m)[1].
  • Pêche et chasse[1].

Sports

Médias

Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

  • Presse écrite
    • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « La vallée de la Drôme » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
    • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
    • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
    • Journal du Diois et de la Drôme.
  • Presse audio-visuelle
    • France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.

Cultes

L'église et la communauté catholique de Romeyer sont rattachées à la paroisse Saint-Marcel en Diois, laquele couvre 37 communes et dépend du Diocèse de Valence[21].

Économie

Agriculture

En 1992 : pâturages (ovins), bois[1].

Tourisme

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

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