Room 237
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Geoffrey Cocks
Juli Kearns
John Fell Ryan
Jay Weidner
| Réalisation | Rodney Ascher |
|---|---|
| Scénario | Rodney Ascher |
| Acteurs principaux |
Bill Blakemore Geoffrey Cocks Juli Kearns John Fell Ryan Jay Weidner |
| Sociétés de production | Tim Kirk |
| Pays de production |
|
| Genre | Film documentaire |
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 2012 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Room 237 est un film documentaire américain réalisé par Rodney Ascher, et sorti en 2012. Il se penche sur les interprétations du film Shining de Stanley Kubrick, adapté du roman éponyme de Stephen King. Le documentaire est découpé en 9 segments, chacun se concentrant sur une théorie en particulier, qu'ils agrémentent d'indices tirés d'extraits du film Shining, et d'autres films de la filmographie de Stanley Kubrick[1].
Le documentaire est produit par Tim Kirk, et son titre fait référence à une chambre dans l'hôtel Overlook, que Dick Hallorann interdit à Danny dans le film. Room 237 a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs aux festivals de Cannes[2] et de Sundance[3] de l'année 2012. Les droits de distribution ont ensuite été acquis par IFC Midnight, et le film est sorti en salle le 29 mars 2013[4].
Room 237 débute par un message avertissant le spectateur que le documentaire n'a été approuvé ni par l'entourage de Stanley Kubrick, ni par la Warner. Dans ce documentaire subjectif, plusieurs personnes proposent, en voix-off, plusieurs interprétations du film Shining, dont ils disent tous être fans.
Selon l'une d'entre elles, le film parle des Amérindiens, car, selon une réplique du directeur de l'hôtel, Stuart Ullman, l'hôtel a été construit sur un « ancien cimetière indien », et le film comporte plusieurs images associées à cette communauté, par exemple des grandes boîtes de la marque Calumet sont visibles dans deux scènes importantes du film (la visite du garde-manger et l'enfermement de Jack dans ce dernier). Le documentaire relie ça au fait qu'un calumet est une pipe cérémonielle amérindiennes, et que les boîtes représentaient un Amérindien.
Une autre théorie développée sur le film est qu'il serait une confession subtile du réalisateur pour avoir tourné des images truquées de l'alunissage d'Apollo 11. Les arguments donnés dans le documentaire sont que, dans une scène, Danny porte un pull avec marqué dessus "Apollo 11", qu'il marche sur une moquette dont le motif rappelle la rampe de lancement d'Apollo, et qu'il se rend dans la chambre "237", ce qui sont les trois mêmes premiers chiffres que la distance moyenne qui sépareraient la Terre et la Lune. Enfin, le documentaire interprète une phrase de Jack, qui dit à Wendy qu'elle ne comprend pas ce que représente la responsabilité de devoir travailler et d'honorer un contrat avec un employeur, comme un miroir du sentiment d'isolement que ressentirait Stanley Kubrick en gardant un secret aussi important.
Pour une autre personne dans le documentaire, le film parlerait de la Shoah. Le documentaire relie la phrase de Jack faisant référence au refrain du Grand Méchant Loup à une production Disney où le loup représente une caricature antisémite. Selon la théorie, Kubrick aurait également inséré un message d'espoir dans le conseil que Dick a donné à Danny, sur la manière de gérer son shining. Selon Danny, Dick lui a dit que les images qu'il a vues sont des images du passé, et qu'elles peuvent être oubliées. Kubrick aurait donc, de ce fait, tenté de rappeler à son public la Shoah, tout en l'aidant à oublier les horreurs de celle-ci.
Une autre théorie veut que Jack soit une métaphore du Baphomet ou du minotaure. Dans le premier cas, la théorie se base sur la façon dont il reprend la posture de ce démon sur la photo finale du film, avec le bras droit levé et le bras gauche pendant. Dans le second cas, la théorie se base sur le fait qu'un skieur sur une des affiches soit en réalité un minotaure, que Jack meurt comme celui-ci, dans un labyrinthe en tentant de tuer un jeune garçon, et également par le fait que le film Le Baiser du tueur ait été produit pour Minotaur Productions.
Le réalisateur du documentaire, Rodney Ascher, donne quant à lui sa propre interprétation, qui est que le petit Danny serait une métaphore du cerveau de ses parents. Grâce à l'hôtel Overlook, il peut accéder aux subconscients de sa mère et de son père.
Plus tard, il dira, dans une interview pour Complex : « Mon point de vue personnel est que, pour commencer, je ne pense pas que le film soit aussi visionnaire que ce qu'ont pu trouver ces personnes. Je le vois comme une sorte d'histoire sur la façon de jongler avec les responsabilités de sa carrière et de sa famille, et comme une mise en garde sur ce qui peut arriver si l'on fait le mauvais choix. Et peut-être même que les fantômes sont des figures qui représentent la fortune ou le prestige ou des choses que vous pourriez poursuivre au détriment de l'attention que vous portez à votre famille. ». Il dira aussi qu'il s'est identifié au personnage de Danny Lloyd, et que le film se base sur un article de Jay Weidner qui développait ces théories[1].
Fiche technique
- Titre : Room 237
- Titre original : Room 237
- Réalisation : Rodney Ascher
- Scénario : Rodney Ascher
- Langue : anglais
- Production : Tim Kirk
- Musique : Jonathan Snipes, William Hutson, The Caretaker
- Pays :
États-Unis - Genre : Film documentaire
- Durée : 102 minutes
- Année de sortie : 2012
Distribution
Narration par :
- Bill Blakemore ancien journaliste de guerre
- Geoffrey Cocks professeur d'histoire
- Juli Kearns dramaturge, scénariste
- John Fell Ryan blogueur
- Jay Weidner chasseur de conspiration
Le film contient également des archives comprenant Stanley Kubrick, Stephen King, Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Joe Turkel, Barry Nelson, Philip Stone, Barry Dennen, Keir Dullea, Martin Potter, Tom Cruise et Nicole Kidman.