Roquefort (Landes)
commune française du département des Landes
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Roquefort, en gascon Ròcahòrt, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.
Ce village est une étape sur la voie de Vézelay du chemin de Compostelle.
Géographie
Localisation
Roquefort est située à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Mont-de-Marsan, chef-lieu du département, sur la route nationale 132 et la route nationale 134. Un échangeur permet l'accès à l'A65.
Roquefort appartient au pays de Marsan, mais est proche du pays d'Albret et de l'Armagnac.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Arue, Pouydesseaux, Saint-Gor et Sarbazan.
Relief et hydrographie
L'Estampon, affluent de rive droite de la Douze, conflue avec elle sur le territoire de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 949 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Créon-d'Armagnac à 18 km à vol d'oiseau[8], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 865,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Roquefort est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Roquefort[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), zones urbanisées (18,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Roquefort est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Douze et l'Estampon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2004 et 2009[19],[17].
Roquefort est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[20],[21].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[22]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[23].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 47,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 011 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 393 sont en aléa moyen ou fort, soit 39 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999, 2012 et 2015[17].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[25].
Toponymie
Histoire
C’est au vicomte de Marsan que l'on doit la construction avant le début du XIIe siècle du château de Marsan qui domine la confluence de l’Estampon et de la Douze. À partir du XIIIe siècle, la ville de Roquefort se protège derrière des murailles et constitue un castelnau autour de son château. Des bénédictins s’installent sur le site pour créer un prieuré et construisent l'église romane Sainte-Marie.
L’ordre des Antonins s’établit également dans la cité, aidant les pèlerins à traverser les rivières et la région éprouvante à l’époque des Petites Landes.
En 1371, le duc de Lancastre et futur duc d'Aquitaine Jean de Gand épousa à Roquefort en secondes noces Constance de Castille, fille de Pierre Ier de Castille dit « le Cruel » et de Maria de Padilla. Ils eurent deux enfants : Catherine de Lancastre (1372-1418), mariée en 1393 à Henri III de Castille et Jean (1374, mort jeune).
Au cours des siècles, la cité entra dans les possessions de Philippe le Bel jusqu’en 1295, et fut visitée par François Ier en 1526, par Louis XIV en 1660 et par Napoléon en 1808.
Héraldique
Politique et administration
Liste des maires
Politique environnementale
Dans son palmarès 2024, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[34].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].
En 2023, la commune comptait 1 990 habitants[Note 5], en évolution de +5,18 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
La fermeture de la papeterie de Roquefort dans les années 1980 porte un rude coup à la région. Il demeure néanmoins un tissu de PME actives :
- Aqualande : produits à base de salmonidés ;
- Comilev-Sodamel : construction de nacelles ;
- Décopin : produits en pin des Landes ;
- Palmilandes : conserverie ;
- Labadie : scierie de pins des Landes ;
- SRPI : fabrication de citernes et cuves ;
- CEM DIP : usine de fabrication de charpentes traditionnelles et industrielles ;
- Sud Armatures : usine de fabrication d'armatures métalliques.
Sports
Rugby à XV
- Rugby club Pays de Roquefort
Football
- Football Club Roquefort Saint-Justin
Lieux et monuments
- Arènes des Pins, inscrites au titre des monuments historiques depuis 2007[39].
- Chapelle Saint-Joseph, inscrite au titre des monuments historiques le [40]
- Château de Marsan, première demeure des vicomtes de Marsan, édifié avant le début du XIIe siècle
- Château de Foix, deuxième demeure des vicomtes de Marsan, édifié au milieu du XIIIe siècle
- Église Sainte-Marie de Roquefort : à l'origine prieuré bénédictin au XIIe siècle, elle porte les marques des transformations successives jusqu'au XVIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1996[41].
- Source Sainte-Radegonde : au sud du château, à côté du vestige de l'ancien cimetière, la fontaine miraculeuse de Sainte-Radegonde censée soulager les rhumatismes en particulier le , jour de la fête de cette sainte, mais la source semble être coupée car cette fameuse eau miraculeuse ne s’écoule pas (31/07/2020).
- Foyer municipal de Roquefort : salle de spectacle de style art déco inaugurée en 1939
- Maison du coseigneur, vestige d'une ancienne maison noble
- Ancien presbytère de Roquefort, demeure du XVIIIe siècle
- Tour de la place du Pijorin : ancienne place de la Course, la place du Pijorin recouvrait également dans le passé l'actuelle place Georges Lapios. Lors de la fête patronale du , elle était clôturée de barrières de bois et la jeunesse y défiait avec des aiguillons des bœufs achetés par la communauté. La tour surveillait dans le passait le chemin de Vielle-Soubiran avec la porte du Puy Jaurin[42].
- Arènes des Pins
- Chapelle Saint-Joseph
- Tour de surveillance du château de Marsan
- Chevet de l'église Sainte-Marie
- Source Sainte-Radegonde
- Foyer municipal de Roquefort
- façade de la maison du coseigneur
- Ancien presbytère Roquefort
- Tour de la place du Pijorin

