Rosa Namises

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
WindhoekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Visolela Rosalinda NamisesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Rosa Namises
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
WindhoekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Visolela Rosalinda NamisesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique

Rosa Namises, de son vrai nom Visolela Rosalinda Namises, née en 1958 et surnommée la "Rosa Luxemburg de la Namibie", est une politicienne namibienne, militante des droits de l'homme et chef d'une faction des ǀKhomanin, un clan Damara[1]. Ancienne députée, elle est membre fondatrice et ancienne secrétaire générale du Congrès des démocrates (CoD). Figure majeure de la lutte pour l'égalité des genres et contre les violences faites aux femmes et aux enfants, elle dirige l'organisation Solidarité des femmes de Namibie et gère le centre de soins pour enfants vulnérables.

Rosa Namises naît le 20 avril 1958[2] dans l'ancienne localité de Windhoek. Issue d'une famille de neuf enfants, elle est la fille d'un père angolais et d'une mère damara. Elle grandit auprès de son père jusqu'à l'âge de 15 ans.

Elle effectue ses études secondaires à l'école Augustineum de Windhoek. Une fois diplômée, elle entre dans la vie active en travaillant d'abord comme femme de ménage, puis comme aide-soignante. Conjointement à son activité professionnelle, elle poursuit ses études par correspondance avec le Sukses College, ce qui lui permet d'obtenir son certificat de fin d'études secondaires (matric)[3].

Son activisme politique durant la période coloniale lui vaut plusieurs séjours en prison avant de la contraindre à l'exil[4]. Ces conditions l'ont forcée à arrêter ses études. Ce n'est qu'en 1990, lors de l'indépendance de la Namibie, qu'elle reprend ses études.

Elle obtient un diplôme en éducation de base pour adultes de l'Université d'Afrique du Sud, ainsi qu'un diplôme en développement et planification du genre de l'Université de Londres. Elle est aussi titulaire d'un diplôme en gestion des femmes. En plus de son parcours universitaire, elle acquiert des compétences en assistance juridique, ainsi qu'en conseil et en animation de groupes[3].

Carrière politique

Au début des années 1980, Rosa Namises rejoint la SWAPO, un parti alors illégal. Elle s'implique dans l'organisation de réunions clandestines, le recrutement de nouveaux membres et la distribution de matériel de propagande. Elle a été prise et a passe deux mois en isolement. En 1985, elle perd son emploi à l'hôpital après avoir été vue tenant la main en public avec un médecin blanc, violant la législation de l'apartheid sur la ségrégation raciale[4]. Elle est également emprisonnée une deuxième fois pour ses activités politiques, cette fois pendant 14 mois.

Après sa libération, elle est employée par l'Église catholique en tant qu'agent de développement communautaire. Durant cette période, elle rencontre Ben Ulenga, fraîchement libéré de la prison de l'Île de Robben, avec qui elle entame une relation. En 1987, alors qu'elle attend leur deuxième enfant, elle est licenciée par l'Église en raison de leur refus commun de se marier. Cet événement la conduit à abandonner définitivement la foi catholique.

Elle part ensuite en exil, travaillant en Europe et aux États-Unis, avant de revenir en Namibie lors de l'indépendance en 1990.

À son retour, les révélations sur les violations des droits de l'homme commises par la SWAPO sont découvertes. Lorsque le parti érigea par la suite un mur de silence au lieu de réévaluer ce qui s'était passé, Rosa Namises décide de quitter la SWAPO en 1992.

En 1999, elle participe à la fondation du Congrès des démocrates (CoD). Lors des élections législatives qui suivent, le CoD réalise une percée en obtenant sept sièges à l'Assemblée nationale. En sa qualité de secrétaire générale du parti, elle fait son entrée au Parlement pour la 3e législature.

Le scrutin de 2004 s'avère plus difficile pour sa formation, qui ne conserve que cinq sièges. Rosa Namises perd alors son mandat de députée. Elle retrouve toutefois les bancs de l'Assemblée nationale en 2009 suite à l'expulsion de Nora Schimming-Chase du parti, elle est appelée à siéger pour terminer le mandat restant de la période législative[5].

Activisme

Entre ses différents mandats politiques, Rosa Namises s'investit dans des activités de lobbying et de défense des droits civiques. Sa première fonction formelle dans ce domaine débute au début des années 1990, peu après sa démission de la SWAPO, lorsqu'elle rejoint le Centre d'aide juridique. Elle a aidé à découvrir et à combattre les violations des droits humains, une étape qu'elle a décrit comme une "vengeance"[6].

Elle est directrice de la Woman Solidarity Namibia, une organisation qui lutte contre la violence à l'égard des femmes et des enfants. Rosa Namises est également la fondatrice et principale opératrice de Dolam Residential Child Care, un centre de garde d'enfants vulnérables. Il y a actuellement 21 enfants au centre[7]. Elle est membre du conseil consultatif du réseau international Global Ecovillage Network (GEN) pour les antennes Afrique et Europe[8].

Elle porte des dreadlocks depuis 2003 comme acte de résistance politique. Ce choix fait suite à une déclaration de l'ancien président Sam Nujoma menaçant d'arrêter les personnes portant des dreadlocks ou des boucles d'oreilles uniques, les qualifiant de signes « non-africains ». Alors députée, elle s'était opposée publiquement à cette mesure pour défendre les droits des minorités et la liberté d'expression[9].

Pratiques traditionnelles et culturelles

Rosa Namises dirige des cérémonies d'initiation et des rites de guérison traditionnels en Namibie et à l'étranger. Elle possède des connaissances en phytothérapie[10].

Dans les médias

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI