Rosa Venneman

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Rosa Venneman
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Père

Rosa Venneman, née à Anvers, le et morte au plus tôt en 1912, est une peintre belge connue pour ses peintures animalières, ses natures mortes et ses paysages de facture réaliste. Elle mène carrière en Belgique et à Paris.

Famille

Rosa (Rosalia Antonetta) Venneman, née à Anvers le , est la fille du peintre Charles Venneman (1802-1875) et de sa seconde épouse Agnès Spae (1813), mariés à Gand le . Son demi-frère est le peintre Camille Venneman (1827-1868)[1].

Formation

Rosa Venneman est l'élève de son père, le peintre Charles Venneman[2] et reçoit des conseils de Xavier De Cock. Vers l'âge de treize ans, elle décline l'offre de s'inscrire à l'atelier d'Eugène Verboeckhoven que pourtant elle admire et dont elle copie quelques œuvres représentant des vaches et des moutons. Très jeune, elle s'installe seule à Saint-Denis-Westrem, dans la campagne de Gand, afin de peindre et de fuir les séances de magnétisme animal dispensées chez son père. Elle vend ses premières œuvres à Bruxelles chez le marchand d'art Moïse Bernheim. Plus tard, vers 1871, elle rencontre le peintre paysagiste réaliste Louis Dubois qui l'influence durablement[3],[4],[5]. En 1887 elle est également élève de Camille Venneman[6].

Carrière

À partir de 1861, Rosa Venneman expose régulièrement aux salons triennaux belges. En 1867, elle se rend à Paris, tente en vain d'exposer une œuvre au Salon de 1869. Elle demeure dans la capitale française jusqu'à la Guerre de 1870 et y revient, finissant par s'y installer, avec sa mère, en 1875 après la mort de son père. Elle tient un salon parisien, notamment fréquenté par Félicien Rops, tandis que dans son atelier elle rencontre Rosa Bonheur qu'elle admire. Elle expose à deux éditions du Salon de Paris en 1877 et en 1879[5],[7].

À Paris, elle noue une relation amicale avec Adeline Dudlay, comédienne sociétaire de la Comédie-Française. Des difficultés financières adviennent et la contraignent à travailler dans une faïencerie à Montrouge. Endettée, une première vente de 21 de ses tableaux a lieu à Drouot le , suivie par deux ventes par la même maison en 1887 et en 1894[8],[9].

Elle expose au Salons des artistes français de 1887 et 1888[6], avant d’en être systématiquement refusée à partir de 1889. En revanche, elle expose au Cercle des femmes peintres à Bruxelles en 1890.

En 1891, afin d'apurer ses dettes, elle organise dans son appartement une exposition personnelle, où elle ne vend que dix toiles sur les 88 proposées. La vente est un échec[10]. Léon Roger-Milès, admirateur de son œuvre, décrit les difficultés inhérentes à l'ostracisme dont elle est victime. Il évoque des ennemis de l'artiste l'exploitant et la conduisant, le , à être internée au Centre hospitalier Sainte-Anne pour "délire de persécution". Son internement la protège de la saisie de ses biens[10]; seul Félicien Rops est autorisé à lui rendre visite. Sa défense dans Le Figaro par le journaliste Charles Chincholle et par ses créanciers désireux de récupérer leur argent mis sous séquestre, participent à sa remise en liberté en [10].

Rosa Venneman réussit à sauver une partie de son maigre avoir et quelques toiles qu'elle vend, grâce à l'aide de ses amis, dont Félicien Rops. Elle écrit ensuite une autobiographie[11],[7]. Un procès s'ouvre en 1892 pour séquestration arbitraire, la défense étant assurée par l'avocat Camby. En , elle expose à la Galerie du Capitole de Toulouse[6].

Sa résidence en France n'est plus attestée après 1897, où elle expose une dernière fois en novembre au salon du Figaro. Un retour en Belgique advient avant lorsqu'elle expose à Bruxelles[12].

Jusqu'en , elle expose régulièrement dans des galeries de Bruxelles, puis sa vie n'est plus documentée[13].

Œuvre

Références

Voir aussi

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