Rosalie Abella

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nationalité
Formation
Conservatoire royal de musique (jusqu'en )
Bathurst Heights Secondary School (en) (jusqu'en )
University College (Bachelor of Arts) (jusqu'en )
Faculté de droit de l'Université de Toronto (en) (Bachelor of Laws) (jusqu'en )
Oakwood Collegiate Institute (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Rosalie Silberman Abella , née le , est une magistrate canadienne. Elle est juge puînée de la Cour suprême du Canada de 2004 à 2021. Elle a été nommée à ce poste par l'ancien premier ministre libéral Paul Martin.

Approches en droit constitutionnel

Parmi les juges de la Cour suprême, la juge Abella a adopté une attitude plus interventionniste eu égard à la Charte canadienne des droits et libertés[1]. Elle fait preuve de moins de déférence à l'égard du législateur. Dans les faits, il y a peu de désaccords entre les juges de tous les courants de pensée quant à savoir si un droit de la Charte est violé ou non ; là où les divergences apparaissent, c'est dans la détermination de la justification de la violation du droit en vertu de l'article 1 de la Charte.

Dans l'application du test Oakes de la l'article 1 de la Charte[2], elle tend à considérer que compte tenu de l'importance des droits, très peu de raisons justifient une violation de la Charte, ce qui tend à la faire classer dans le camp des juges progressistes. Cette attitude s'apparente à la théorie de la priorité des droits de Ronald Dworkin[3] dans son ouvrage Prendre les droits au sérieux[4].

Voici quelques exemples de cette approche moins déférente de la Charte :

  • Dans l'affaire Alberta c. Hutterian Brethren of Wilson Colony[8], elle estime dans une dissidence que la restriction imposée par le gouvernement albertain à la communauté des Huttérites est inconstitutionnelle car non conforme à l'article 1 de la Charte.
  • Dans l'arrêt Multani c. Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys[9], elle rend un jugement concordant quant au résultat, mais distinct quant à l'application de l'article 1 de la Charte. Elle juge qu'en l'espèce, après avoir constaté une violation de la liberté de religion, il n'est pas nécessaire de passer à travers le test Oakes de l'article 1 de la Charte car selon elle, la règle de la commission scolaire interdisant le kirpan n'est pas une règle de droit au sens de l'article premier de la Charte[10].

Vie personnelle

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI