Chasseur de toutes sortes d'animaux africains, il fonde à Londres un musée où il expose ses trophées et écrit Five Years of a Hunter's Life in the Far Interior of South Africa édité en 1850 à Londres et publié en France par Alexandre Dumas en 1860 sous le titre La Vie au désert, cinq ans de chasse dans l'intérieur de l'Afrique méridionale. David et Charles Livingstone tout en louant les descriptions véridiques de Gordon-Cumming, ne cautionnent pas ses chasses qui sont pour eux des «détails nauséabonds de l'abattage aveugle d'animaux sauvages»[2]. Livingstone qui a rencontré à diverses reprises Gordon-Cumming le considère comme un «écossais fou» qu'il doit parfois sortir de mauvaises passes et qui entrave ses propres projets[3]. Lorsque Gordon-Cumming fournit à Sechele I(en), le dirigeant du peuple Kwêna du Botswana, des fusils en échange d'ivoire, c'est Livingstone qui est accusé d'avoir armé les Africains et, par vengeance, les partisans d'Hendrik Potgieter limogent la mission de Kolobeng et y réduisent les femmes et les enfants africains de la mission en esclavage[4].
↑ David et Charles Livingstone, Narrative of an Expedition to the Zambesi and Its Tributaries: And of the Discovery of the Lakes Shirwa and Nyassa, 1858-1864, J. Murray, 1865, p.197: «nauseating details of indiscriminate slaughter of wild animals».
↑ George Seaver, David Livingstone: His Life and Letters, Lutterworth Press, 1957, p.105
↑ Isaac Schapera, Livingstone and the Boers in African Affairs, vol. 59, no235, avril 1960, p.144–156
↑ Alexandre Tarrieu, Dictionnaire des personnes citées par Jules Verne, t. 2: F-M, éditions Paganel, 2021, p.76