Le Royal Marriages Act 1772 est une loi du Parlement de Grande-Bretagne émise en 1772 sous le règne de GeorgeIII, qui explicite les conditions que doivent respecter les membres de la famille royale pour conclure un mariage légitime. Pour valider leur union, les princes dynastes doivent ainsi solliciter l'autorisation du monarque britannique, qui dispose d'un droit de veto, notamment en cas de mariage morganatique.
La loi est votée au Parlement en 1772, peu après le mariage morganatique du duc de Cumberland, frère de GeorgeIII, avec Anne Horton, veuve de Christopher Horton et fille du député et baron Simon Luttrell. La sanction royale est accordée à la loi le [1], et ce n’est que le suivant que le roi apprend qu'un autre de ses frères, le prince William Henry, duc de Gloucester et d'Édimbourg, a épousé secrètement, en 1766, Maria Walpole, fille illégitime de Sir Edward Walpole et veuve du comte Waldegrave[2]. Les deux alliances sont jugées hautement inappropriées par le roi pour des raisons à la fois dynastiques et morales[3].
Le Royal Marriages Act est aboli par l'accord de Perth de 2011, entré en vigueur le . En vertu de l'Acte de succession à la Couronne de 2013, seules les six premières personnes dans l'ordre de succession doivent obtenir l'autorisation du monarque pour se marier et qu'elles et leurs descendants puissent rester dans l'ordre de succession.
↑(en) Matthew Kilburn, «William Henry, Prince, first duke of Gloucester and Edinburgh (1743–1805)», dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, .
↑(en) Vernon Bogdanor, The Monarchy and the Constitution, Oxford University Press, , p.55.