Royaume Antakarana
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(mg) Fanjakana Antanakarana
1614–1820
(206 ans)
| Statut | Monarchie absolue |
|---|---|
| Revendiqué par |
|
| Capitale | Ambatoharanana Ambilobe (d) |
| Langue(s) | Malgache Antakarana |
| Religion | Sikidy |
| 1614 | Scission du royaume Sakalava. |
|---|---|
| 1692 | Fondation du royaume Antanakarana par Andriantsirotso. |
| 1614-1639 | Kozobe |
|---|---|
| 1692-1712 | Andriantsirotso |
| 1710-1790 | Lamboeny |
| 1790-1802 | Tehimbola |
| 1802-1809 | Boanahajy |
| 1809-1822 | Tsialana I |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Le royaume Antakarana est un ancien État de l'extrémité nord de Madagascar, intégrée au royaume de Madagascar en 1820.
Les Antankarana étaient à l'origine une branche de la lignée royale Sakalava appelée les Zafin'i'fotsy (enfants de l'argent)[1].Ce groupe se sépara des Sakalava au XVIe siècle suite à un différend avec les Zafin'i'mena (enfants de l'or) qui se solda par le droit exclusif de ces derniers à la royauté[2]. S'étant vu refuser le droit au trône, les Zafin'i'fotsy quittèrent la terre ancestrale sakalava sur la côte sud-ouest pour s'installer juste au nord des limites du contrôle sakalava[1]. Le premier roi antankarana, Kozobe (1614–39), revendiqua une grande partie du nord de l'île comme son territoire, qu'il divisa en cinq provinces gouvernées chacune par un de ses fils. Ce territoire fut rapidement réduit par le sud par le prince Zafin'i'mena Andriamandisoarivo, qui mena des campagnes violentes dans le territoire antankarana voisin pour étendre les frontières de ce qui allait devenir le royaume sakalava de l'Iboina à la fin du XVIIe siècle[2],[3]. De nombreux nobles Zafin'i'fotsy furent tués ou se rendirent rapidement aux armées sakalava avançantes, mais l'histoire orale célèbre plusieurs résistants, dont Andriamanpangy, un descendant de Kozobe[4]. Son fils Andriantsirotso (1692–1710)[5] fonda le royaume antankarana, conduisant les Zafin'i'fotsy plus au nord dans la zone maintenant protégée sous le nom de Réserve de l'Ankarana et déclarant sa souveraineté sur le nord. Il fut accepté comme roi à la fois par son propre peuple et par les communautés vivant déjà dans le nord, qui s'unirent sous le nom d'Antankarana (le peuple des rochers de l'Ankarana). Les Sakalava guerroyèrent avec le royaume antankarana naissant dans leur effort continu pour revendiquer la souveraineté sur le territoire, mais les Antankarana se cachèrent dans les abris naturels formés par les rochers et les grottes de l'Ankarana[4]. Finalement, ils furent contraints de se réfugier à Maroantsetra, une ville gouvernée par un parent nommé Raholo ; Andriantsirotso put repousser les Sakalava trois ans plus tard avec le soutien des soldats de Raholo[5]. Tout au long de cette période, Andriantsirotso jeta les bases du royaume en organisant la coopération militaire entre les clans, en établissant une administration, en développant des régulations économiques et en introduisant des coutumes qui renforcèrent un ordre social hiérarchique[4]. Selon l'histoire orale, au moment où Andriantsirotso préparait son retour dans sa propre capitale, une mystérieuse fille de huit ans nommée Tsimatahodrafy arriva à Maroantsetra. Elle se révéla être une sorcière et instruisit Andriantsirotso sur les rituels à effectuer durant le trajet pour assurer son retour sain et sauf et l'établissement d'un royaume fort, y compris la pratique continue d'attacher une natte à deux arbres tsitakonala plantés devant la maison du roi pour indiquer une résidence royale et symboliser l'indivisibilité du royaume[5].
