Rue Caminade
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| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 46″ nord, 1° 26′ 50″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Saint-Étienne |
| Début | no 24 grande-rue Nazareth |
| Fin | no 10 rue Espinasse |
| Morphologie | |
| Longueur | 114 m |
| Largeur | entre 4 et 6 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | 1re partie : Rue Montgaillard (XIIIe siècle-1844) 2e partie : Rue du Puits-Montgaillard (XIIIe siècle-1844) Rue Jemappes (1794) |
| Nom actuel | 1844 |
| Nom occitan | Carrièra Felip de Caminada |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIIIe siècle |
| Protection | Site patrimonial remarquable (1986) |
| Notice | |
| Archives | 315551344020 |
| Chalande | 175 |
| modifier |
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La rue Caminade (en occitan : carrièra Felip de Caminada) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Caminade est une voie publique. Elle traverse le quartier Saint-Étienne.
Elle naît perpendiculairement à la grande-rue Nazareth, dans le prolongement de la rue Philippe-Féral, et rejoint la rue Théodore-Ozenne. Sa largeur ne dépasse alors pas 4 mètres. Elle se poursuit au-delà de la rue Théodore-Ozenne et s'élargit jusqu'à 6 mètres avant de se terminer au croisement de la rue Espinasse, face à l'entrée de l'hôtel Gach.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de la grande-rue Nazareth vers la rue Espinasse. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées
La rue Caminade rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Odonymie

Le nom de la rue rend hommage à Philippe de Caminade (1602-1653), président à mortier au parlement et poète, qui vécut dans un hôtel particulier tout proche, l'hôtel de Mansencal (actuel no 1 rue Espinasse)[1]. Elle a reçu ce nom par décision municipale en 1844[1].
Au Moyen Âge, la première partie de la rue Caminade, entre la grande-rue Nazareth et la rue Théodore-Ozenne, était la continuation de la rue Montgaillard, qui aboutissait à la Porte du même nom, et qui disparut en 1908 lors des travaux de percement de la rue Théodore-Ozenne, qui en suit le parcours sur cette partie. La deuxième partie de la rue Caminade, entre la rue Théodore-Ozenne et la rue Espinasse, porta le nom de rue du Puits-Montgaillard, car un puits de ce nom se trouva au milieu d'une petite place, au carrefour de la rue Montgaillard. En 1794, pendant la Révolution française, la rue du Puits-Montgaillard fut quelque temps désignée comme rue de Jemappes[1], en souvenir de la victoire, le , des armées de la Révolution contre l'Autriche.
Histoire
Au Moyen Âge, la rue du Puits-Montgaillard appartient au capitoulat de Saint-Barthélémy. Elle n'est qu'une rue étroite qui relie la rue Espinasse et la rue Montgaillard, au carrefour duquel se trouve le puits Montgaillard qui a donné son nom à la rue. La population est composée d'hommes de loi et d'artisans. La proximité de la Porte Montgaillard, principale entrée au sud-est de la ville, explique la présence de nombreuses auberges, parmi lesquelles l'hôtellerie de Saint-Pierre (ancien no 3, aujourd'hui disparu) et l'auberge du Cheval Rouge (actuel no 6). La Révolution française amène des changements : en 1794, la rue du Puits-Montgaillard est rebaptisée rue de Jemappes[2].