Rue Lucien-Cassagne

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Rue Lucien-Cassagne
Image illustrative de l’article Rue Lucien-Cassagne
La rue Lucien-Cassagne vue de la rue Comby.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 54″ nord, 1° 27′ 47″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Côte-PavéeGuilheméry
Début no 2 avenue Jean-Rieux
Fin no 30 avenue Camille-Pujol
Morphologie
Longueur 563 m
Largeur entre 6 et 11 m
Odonymie
Anciens noms Petit-chemin des Juifs ou des Juifs-de-la-Moure (XVIIe siècle)
Chemin des Rondes-de-Bataille (1820-1855)
Grande-rue Bataille (1855-1944)
Nom actuel 1944
Nom occitan Carrièra Lucien Cassagne
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIIe siècle
Lieux d'intérêt Groupe scolaire Armand-Leygue
Caserne Pérignon
Notice
Archives 315551484833
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Lucien-Cassagne
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Lucien-Cassagne

La rue Lucien-Cassagne (en occitan : carrièra Lucien Cassagne) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Description

La rue Lucien-Cassagne est une voie publique. Elle relie les quartiers de la Côte-Pavée et de Guilheméry.

La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, de l'avenue Camille-Pujol vers l'avenue Jean-Rieux. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

La rue Lucien-Cassagne rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Avenue Jean-Rieux
  2. Rue Comby (d)
  3. Chemin du Coin-de-la-Moure (d)
  4. Rue Henri-de-Toulouse-Lautrec (d)
  5. Rue Henri-Lanfant (g)
  6. Rue André-Cavagnol (d)
  7. Rue Marancin (d)
  8. Rue Dominique-de-Pérignon (d)
  9. Avenue Camille-Pujol

Odonymie

C'est en 1944 que la rue a été nommée en hommage au résistant Lucien Cassagne (1891-1944)[1]. Né à Carbonne, il est élève au conservatoire de Toulouse, puis de Paris, où il obtient le premier prix en 1905. Il revient ensuite à Toulouse, où il enseigne la musique au conservatoire et où il devient chef de service de l'administration du théâtre du Capitole. Il habite une maison du quartier de Guilheméry, rue Barbès. Il est aussi franc-maçon à la loge « Parfaite harmonie » et s'engage dans la politique comme militant socialiste à la SFIO : en 1922, il est élu conseiller d'arrondissement pour le canton de Carbonne, puis, en 1935, conseiller municipal de Carbonne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance, participe au réseau Brutus et devient chef départemental du réseau France au combat. Il est secrétaire fédéral de la SFIO clandestine et, à partir de 1943, il représente avec Paul Debauges ce parti au sein du comité départemental de libération. Il est tué dans la nuit du 19 au 20 août 1944, à deux heures du matin, à l'angle de la rue Roquelaine et du boulevard de Strasbourg, alors qu'il revient d'une réunion clandestine du comité de libération qui vient de prendre la décision de l'insurrection qui mène à la Libération de la ville – il a été reconnu par des soldats allemands, portant au bras un brassard des Forces françaises de l'intérieur (FFI)[2].

Au XVIIe siècle, la rue Lucien-Cassagne est connue comme le yeys – c'est-à-dire le petit-chemin – des Juifs. L'origine de ce nom est peu claire – c'était également celui d'une voie tout proche, l'actuelle rue Bernard-Mulé[3]. Il est parfois précisé qu'il s'agit du chemin des Juifs-de-la-Moure, car il joignait le « coin de la Moure » (amorièr, « mûrier » en occitan)[4]. En 1820, la voie prit le nom de chemin des Rondes-de-Bataille, devenu en 1855 grande-rue Bataille[5].

Histoire

Patrimoine et lieux d'intérêt

Notes et références

Voir aussi

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