Rue Marie-Éléonore-de-Bellefond
rue de Paris, en France
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La rue Marie-Éléonore de Bellefond est une voie du 9e arrondissement de Paris, en France.
9e arrt Rue Marie-Éléonore de Bellefond
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 9e | ||
| Quartier | Rochechouart | ||
| Début | 105, rue du Faubourg-Poissonnière | ||
| Fin | 46, rue de Maubeuge | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 297 m | ||
| Largeur | 10 m | ||
| Historique | |||
| Création | Vers 1650 | ||
| Dénomination | 1721 | ||
| Ancien nom | Rue Jolivet Chemin de la Nouvelle-France Rue de Bellefond |
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| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 0822 | ||
| DGI | 0827 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris
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Situation et accès
La rue Marie-Éléonore de Bellefond est une voie publique située dans le 9e arrondissement de Paris. Elle débute au 105, rue du Faubourg-Poissonnière et se termine au 46, rue de Maubeuge. Elle présente la particularité de surplomber en son centre la rue Pierre-Semard.
Origine du nom
Elle doit son nom à Marie-Éléonore de Bellefond (1659-1717), qui était abbesse de Montmartre lors du percement de la rue.
Historique
Cette voie est ouverte vers le milieu du XVIIe siècle sur un terrain relevant de l'ancienne abbaye de Montmartre. Au XVIIIe siècle, elle est appelée « rue Jolivet » et « chemin de la Nouvelle-France » avant de prendre sa dénomination actuelle en 1721. Elle faisait partie du quartier de la Nouvelle-France constitué vers 1644 et comportait une entrée vers le château Charolais. Cette allée a été transformée en rue de Chantilly en 1893.
Au XIXe siècle, on la nommait à nouveau « rue Jolivet », et on appelait « rue de Bellefond » la rue de la Tour-d'Auvergne. Une décision ministérielle du 13 floréal an IX () signée Chaptal et une ordonnance royale du ont fixé la largeur de cette voie publique à 10 mètres.
Par ordonnance 1833, la rue est alignée :
- « Article 1 — Sont arrêtés ainsi qu'ils sont tracés sur les plans ci-annexés, conformément aux procès-verbaux des points de repère transcrits sur les dits plans, les alignements des voies publiques de Paris ci-après désignées, savoir : rues Beauregard, Bellefond, Bergère, Bleue, Bochard-de-Saron[1], de la Boule-Rouge[2], Buffault, Coquenard, Cretet, Montholon, Papillon, Pétrelle prolongée, Ribouté, Richer, Turgot, avenue Trudaine.
- Article 2 — Il sera procédé conformément aux lois et règlements en vigueur, on[Quoi ?] tout ce qui pourra concerner soit les réparations d’entretien, soit la démolition, pour cause de vétusté, des bâtiments qui excèdent les alignements ainsi arrêtés, soit les terrains à occuper par la voie publique ou par les particuliers, soit enfin les indemnités qui seront dues de part et d'autre pour la cession de ces terrains.
- Article 3 — Notre ministre secrétaire d’État au département du commerce et des travaux publics est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
- Donné au palais des Tuileries, le 23 août 1833.
- Signé : Louis-Philippe Ier. »
Début , la rue de Bellefond devient la rue Marie-Éléonore de Bellefond[3].
Plan du quartier du Faubourg-Montmartre dans l'ancien 2e arrondissement en 1834.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Cette rue présente la particularité de passer au-dessus de la rue Pierre-Semard.
- N° 7 et 9 : dans les années 1820 domicile et ateliers de la famille d’artistes Barbier, composée de la comédienne Agathe Richard (1785-1875) et de ses trois filles naturelles, dont la peintre et femme de lettres Victoire Barbier, née Richard (1808-1906), et du mari d’Agathe, le peintre et homme de lettres Nicolas Alexandre Barbier (1789-1864)[4]. C’est ici qu’est né leur fils Jules Barbier (1825-1901), écrivain, dramaturge, librettiste et poète, et qu’a grandi à ses côtés sa nièce Agathe Barbier, qui devint la première femme violoncelliste professionnelle sous le nom d’artiste Lise Cristiani (1825-1853)[5].
- N° 23 : la résistante Suzanne Buisson y est née en 1883[6].
- N° 30 et 36 : deux belles façades de style Art déco.
- N° 37 : ancienne maison de l’écuyer Alain-François Bignon, achetée et modifiée en 1824 par le riche banquier Marion-Brillantais.