Rue Moto-Vidal
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La rue Moto-Vidal depuis le carrefour de la rue d'Avranches. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 37′ 54″ nord, 1° 27′ 59″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Croix-Daurade |
| Début | no 24 rue d'Avranches |
| Fin | En impasse |
| Morphologie | |
| Longueur | 317 m |
| Largeur | 7 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Rue de Longagne (1901-1931) Rue Tranquillité (1931-1947) |
| Nom actuel | 12 avril 1947 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | 1901 |
| Notice | |
| Archives | 315554803227 |
| modifier |
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La rue Moto-Vidal est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Moto-Vidal est une voie publique. Elle se trouve au nord du quartier de Croix-Daurade.
La chaussée compte une voie de circulation à double-sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.
Voies rencontrées
La rue Moto-Vidal rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
- Rue d'Avranches
- Allée Ginette-Forgues - accès piéton
Odonymie
La rue est nommée en hommage à Roland Vidal (1925-1944)[1]. Ouvrier monteur à la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est (SNCASE), il rejoint, pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance, où il est connu sous le pseudonyme de « la Moto ». Le 28 juin 1944, avec six autres membres de l'Armée secrète – Henri Hilaire, Bernard Méric, René Vaïsse, Raymond Verdier, Pierre Coupeau et René Peter –, ouvriers comme lui à la SNCASE, il vient récupérer des armes dans la cave d'une maison du quartier de la Roseraie (actuel no 22 avenue Joseph-Le Brix) : c'est un piège tendu par la police allemande et ils sont abattus – ils sont connus comme les « martyrs de la Roseraie »[1],[2].
La rue, ouverte en 1901, est d'abord connue comme la rue de la Longagne[3] : le mot peut être rapproché de l'occitan longanha, « temps qui s'écoule lentement ». En 1931, son nom devint la Tranquillité[4] : peut-être faut-il y voir, dans les deux cas, d'une référence à la bonhomie des habitants et à la tranquillité dont ils bénéficiaient dans ce quartier de faubourg. C'est finalement le 12 avril 1947 que la municipalité toulousaine, dirigée par Raymond Badiou et largement issue des rangs de la Résistance, décida d'honorer la mémoire de « Moto » Vidal. D'ailleurs, le même jour, on donna également le nom de René Vaïsse à la rue Sainte-Croix, dans le quartier de la Côte Pavée.