Rue Roquemaurel
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La rue Roquemaurel vue depuis le boulevard Gabriel-Koenigs. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 46″ nord, 1° 24′ 59″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Patte-d'Oie • Casselardit |
| Début | no 29 avenue de Grande-Bretagne |
| Fin | Rue de l'Abbé-Jules-Lemire |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin, puis vieux chemin de Plaisance (XVIe – XVIIIe siècle) Chemin, puis vieux chemin de Tournefeuille (XVIe siècle-1947) Rue Barrié (1867-1903) |
| Nom actuel | 12 avril 1947 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315556009617 |
| modifier |
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La rue Roquemaurel est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Roquemaurel est une voie publique. Elle relie les quartiers de la Patte-d'Oie et de Casselardit.
La chaussée compte, entre l'avenue de Grande-Bretagne et le boulevard Gabriel-Koenigs, une seule voie de circulation automobile en sens unique et, entre le boulevard Gabriel-Koenigs et la rue de l'Abbé-Jules-Lemire, une voie de circulation dans chaque sens. Elle appartient sur toute sa longueur à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Elle est longée par une piste cyclable à double-sens.
Voies rencontrées
La rue Roquemaurel rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Avenue de Grande-Bretagne
- Boulevard Gabriel-Koenigs
- Passage Roquemaurel (g)
- Rue du Professeur-Jacques-Arlet (d)
- Rue Rosa-Parks (g)
- Rue Françoise-Giroud (g)
- Rue Anne-Frank (g)
- Rue Ella-Maillart (g)
- Rue de l'Abbé-Jules-Lemire
Odonymie

La rue est nommée en hommage à Gaston Rocquemaurel, dit « de Roquemaurel » (1804-1878). Fils d'un officier de cavalerie, il entre à l'École polytechnique, puis poursuit une carrière d'officier de marine. En 1830, il participe à l'expédition d'Alger, puis, entre 1837 et 1840, il fait le tour du monde comme second de Jules Dumont d'Urville. Sous la Deuxième République, il est directeur du cabinet du ministre de la Marine, François Arago. Entre 1850 et 1854, il est choisi pour occuper la station navale de la mer de Chine et poursuit l'exploration de l'océan Pacifique et de l'Asie de l'Est. En 1862, il se retire alors à Toulouse, où il entre à l'académie des Jeux floraux, fondant le prix de la Violette d'or. Il fait également don à la ville de sa collection d'objets ethnologiques, dispersée entre le muséum d'histoire naturelle et le musée Georges-Labit[1].
Entre 1867 et 1903, la rue porta le nom de Barrié, à la suite d'une proposition de l'historien et généalogiste toulousain Alphonse Brémond. Jean Léonard Barrié (1762-1848) est un général de la Révolution et de l'Empire. En 1792, il est volontaire au 1er bataillon de Saint-Gaudens et fait les campagnes contre l'Espagne à l'armée des Pyrénées orientales, puis contre les Sardes et les Autrichiens avec l'armée d'Italie. Sous l'Empire, il combat en Autriche, en Prusse et en Pologne, puis en Espagne. En 1812, il est fait prisonnier par l'armée anglo-portugaise du duc de Wellington à Ciudad Rodrigo. Rentré de captivité en 1814, il se rallie à Napoléon pendant les Cent-Jours[2].