Rue Saint-Christophe (ancienne)
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Anc. 9e arrt Rue Saint-Christophe
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La rue Saint-Christophe depuis la rue de la Cité, photographie de Charles Marville. | ||
| Situation | ||
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| Arrondissement | Anc. 9e (4e) | |
| Quartier | Cité | |
| Début | Parvis Notre-Dame | |
| Fin | Rue de la Cité | |
| Morphologie | ||
| Longueur | 87 m | |
| Historique | ||
| Ancien nom | Rue la Regraterie Grand'rue Saint-Christofle |
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| Géolocalisation sur la carte : Paris
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La rue Saint-Christophe est une ancienne rue de Paris, aujourd'hui disparue. Elle était située quartier de la Cité, sur l'île de la Cité et a disparu lors de la reconstruction de l'Hôtel-Dieu sur son site actuel et du réaménagement du parvis Notre-Dame. Elle ne doit pas être confondue avec l'actuelle rue Saint-Christophe dans le 15e arrondissement.
Juste avant la Révolution française, la rue appartient à la paroisse Sainte-Madeleine[1]. Pendant la Révolution française, elle fait partie de la section de la Cité, qui devient le quartier de la Cité lors de la création de l'ancien 9e arrondissement en 1795[2],[3]. Elle fait ensuite partie du quartier Notre-Dame après la création du 4e arrondissement en 1859.
Longue de 87 m, cette rue commence au parvis Notre-Dame au niveau de la rue d'Arcole (rue Saint-Pierre-aux-Bœufs avant 1834) et finit rue de la Cité (rues de la Juiverie et du Marché-Palu avant 1834)[3]. Elle se prolonge par la rue de la Calandre[2]. La rue de la Huchette-en-la-Cité (avant les années 1745-1757), la rue des Trois-Canettes, la rue de la Licorne et l'impasse de Jérusalem y aboutissent[2].
Origine du nom
Cette dénomination lui vient de l'église Saint-Christophe[3] que longeait la rue[4],[5].
Historique
La rue apparaît dès 1218 sous le nom de « rue la Regraterie » et sous le nom de « rue Saint-Christophe » en 1292[6]. Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « grand'rue Saint-Christofle ».
L'église Saint-Christophe, qui y était située, est érigée à l'emplacement d'une chapelle dépendant d'un monastère dont l’existence est attestée en 690. Il est plus tard transformé en hôpital et il était d'usage que les chanoines de la cathédrale y lavent les pieds des pauvres[3].
Elle est citée sous le nom de « rue Saint Cristofle », dans un manuscrit de 1636.
En 1747-1748, l’architecte Germain Boffrand (1667-1754) construit l'hôpital des Enfants-Trouvés entre les rues Neuve-Notre-Dame et Saint Christophe[7]. Les maisons au sud de la rue Saint-Christophe sont toutes démolies[6]. L'église, qui apparait encore sur le plan de Turgot dressé dans les années 1730, est détruite en 1747 pour agrandir le parvis Notre-Dame[3]. L'hôpital est agrandi en 1782 par l’architecte Charles-François Viel avec un nouveau bâtiment construit dans la cour sur la rue Saint-Christophe[7]. Le bâtiment, occupé par l'administration des hospices après la Révolution, est remanié et agrandi en 1838, occupant ainsi tout l'îlot et en faisant disparaître l'impasse de Jérusalem[7].
Le , la reconstruction de l'Hôtel-Dieu sur son site actuel est déclarée d'utilité publique[8]. Les maisons côté pair de la rue Saint-Christophe sont démolies en novembre- pour la construction des nouveaux bâtiments de l'Hôtel-Dieu. Le bâtiment de l’administration générale de l’Assistance publique est détruit en afin d'agrandir le parvis Notre-Dame[9],[10].