Rue de Laeken
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La rue de Laeken (en néerlandais : Lakensestraat) est une rue de Bruxelles, capitale de la Belgique.
D'une longueur de 640 mètres, la « rue de Laeken » située dans le quartier Marais-Jacqmain, au sein du Pentagone de Bruxelles, commence rue de la Vierge noire, près de la place Sainte-Catherine et finit boulevard d'Anvers, près de la porte d'Anvers.
Origine du nom
Elle tire son nom de l'ancienne commune indépendante de Laeken, vers laquelle elle conduit, et qui a été annexée à la Ville de Bruxelles en 1921[1].
Historique
La « rue de Laeken » remonte au Moyen Âge et servait de voie de pénétration dans Bruxelles depuis le nord[2].
Elle franchissait la première enceinte de la ville par la porte de Laeken, aussi appelée porte Noire, démolie en 1573. Une Petite Porte de Laeken fut ajoutée vers 1300 dans les « Petits Remparts », renforçant l'accès à la ville[2].
La portion ouest de la rue, comprise entre la place du Samedi et la rue du Canal, longeait depuis longtemps l'ancien Grand Béguinage situé place du Béguinage. Au-delà, le secteur connu sous le nom de « Guillielmus » ou « Pré des Béguines » ne connut un véritable essor qu'au XVIIe siècle, avec la création en 1639 du bassin au Foin, situé quai aux Pierres de Taille. À cette époque, un marché aux bestiaux s'installa sur la place devant le bassin, avant d'être déplacé au XVIIIe siècle par l'« Entrepôt »[2].
Sur le côté est, l'édifice majeur était le « Simpelhuys » ou « Dulhuys », situé près de la seconde enceinte : il s'agissait d'un asile pour aliénés, construit après 1590, comprenant une soixantaine de cellules. Transformé en prison en 1803, il fut démoli en 1820. Le site accueillit ensuite le marché au bois dès 1762, puis le marché au gibier à partir de 1803[2].
Entre 1804 et 1807, une nouvelle ouverture fut percée dans l'enceinte, dans l'alignement de la « rue de Laeken » et de la chaussée d'Anvers, à l'endroit appelé « Escalier Bleu », datant de 1664-1667. Cette percée fut protégée par la « Porte Napoléon ». Une place rectangulaire, légèrement décalée par rapport à la « rue de Laeken » — la future place d'Anvers — prit forme lors de la création du premier tronçon du boulevard de ceinture[2].
Dans cet axe, on érigea en 1820 la « Porte Guillaume », selon les plans de l'architecte Tilman-François Suys et du sculpteur Jean-Louis Van Geel. Rebaptisée « Porte d'Anvers » après 1830, elle fut partiellement démolie en 1838, puis entièrement en 1860. Les terrains occupés par les anciens remparts et les fossés du Grand Béguinage furent lotis entre 1823 et 1825. Enfin, avec l'ouverture de la rue Van Artevelde en 1874, la « rue de Laeken » fut intégrée dans l'axe de circulation nord-sud reliant la Porte d'Anvers à la Porte d'Anderlecht, parallèle aux boulevards centraux[2].
Avant 1824, un grand égout longeait cette rue, qui a été voûté lors de la construction du Grand-Hospice[3],[4].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- no 76 : maison de la famille Poelaert-Stas, construite en 1824, inscrite à l'inventaire légal le 19 août 2024, où l'architecte Joseph Poelaert passa son enfance et sa jeunesse[5].
- no 79 rue de Laeken et nos 17-19 rue Vander Elst : hôtel particulier de style néoclassique, construit en 1832 par Paul Bonduelle, qui abrite le siège du Grand Orient de Belgique et le Musée belge de la franc-maçonnerie, classé depuis le 8 août 1988[6].
- no 146 : Théâtre royal flamand de Bruxelles. Édifice de style néo-Renaissance flamande, classé depuis le 09 septembre 1993, construit en 1883-1887 par l'architecte Jean Baes[7].
no 76 : maison de la famille Poelaert. no 146 : Théâtre royal flamand de Bruxelles
