Rue de Linthout
voie d'Etterbeek, Belgique
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La rue de Linthout (en néerlandais : Linthoutstraat) est une artère de Bruxelles capitale de la Belgique.
| Rue de Linthout | |
La clinique Saint-Michel, 150 rue de Linthout | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 50° 50′ 39″ nord, 4° 23′ 57″ est |
| Pays | |
| Région | |
| Communes | |
| Quartier(s) | Quartier Diamant |
| Début | Place de Jamblinne de Meux |
| Fin | Rue des Tongres |
| Morphologie | |
| Type | Rue |
| Longueur | 863 m |
| Largeur | 10 m |
| modifier |
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Situation et accès
Cette voie qui traverse les communes de Schaerbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Etterbeek relie la place de Jamblinne de Meux au rond-point formé par l'avenue Charles Degroux, la rue Bâtonnier Braffort, la rue Gérard et la rue des Tongres.
À Schaerbeek, la rue s'étend du carrefour avec l'avenue de Roodebeek et la place de Jamblinne de Meux jusqu'aux rues de l'Orme (côté pair) et Vergote (côté impair). Les rues Théodore Roosevelt et Victor Lefèvre y débouchent, tandis que les rues Général Gratry et Frédéric Pelletier y prennent naissance. Les quatre derniers tronçons impairs, à partir de la rue Vergote, se situent sur Woluwe-Saint-Lambert. Les avenues Albert Jonnart, des Rogations et Georges Henri y aboutissent.
L'itinéraire de la rue suit l'ancien tracé d'un sentier longeant la lisière ouest du bois de Linthout, qui séparait autrefois les communes d'Etterbeek et de Woluwe-Saint-Lambert et rejoignait la route de Tervuren (actuelle rue Charles-Quint).
Origine du nom
La rue doit son nom à l'ancien bois de Linthout, « endroit avait été choisi par les luthériens pour y tenir des prêches clandestins » au XVIe siècle[1].
Historique
Sa dénomination actuelle est officialisée par le Conseil communal de Schaerbeek le . La première partie de la voie schaerbeekoise est élargie à 12 mètres par arrêté royal le . Le plan d'alignement pour son prolongement est dessiné en 1896, incluant l'avenue Georges Henri pour desservir le nouveau cimetière de Woluwe-Saint-Lambert.
En 1901, une convention entre la commune de Woluwe-Saint-Lambert et le propriétaire Georges Damiens permet l'établissement et l'élargissement de la rue sur sa propriété. Après le décès de Damiens en 1932, le terrain est loti par ses héritiers[2].
Architecture et développement
Schaerbeek
Dans les années 1870, seules quelques propriétés longent la rue, notamment la maison d'Auguste Vergote (gouverneur du Brabant de 1885 à 1906), construite dans les années 1860 et détruite dans les années 1950-1960. Une villa préexistante subsiste à l'angle de la rue Vergote (n°93).
La plupart des bâtiments de style éclectique sont construits entre les années 1890 et la première décennie du XXe siècle, tels les numéros 2 à 16 et le numéro 18 (architecte H. Declerck, 1911). L'ensemble des numéros 40 et 42 (entrepreneur Léon Manne, 1904-1905) forme également un ensemble cohérent.
Le premier tronçon impair abrite la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux (aujourd'hui Vivaqua), avec réservoir et locaux techniques installés dès 1895. Ces bâtiments sont détruits pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruits entre 1946 et 1950, puis étendus dans les années 1950-1970.
Entre les rues Général Gratry et Frédéric Pelletier, les usines Frédérick Pelletier, spécialisées dans le papier d'écriture, s'installent à partir de 1897. Les bâtiments industriels et la maison patronale sont démolis entre 1985 et 1994 et remplacés par une séniorie.
Le tronçon compris entre les rues Frédéric Pelletier et Vergote se bâtit principalement dans les années 1950-1960 avec des immeubles résidentiels tels que le numéro 85. Côté pair, la rue accueille l'Institut de la Vierge Fidèle (n°20-50) avec des bâtiments scolaires et des constructions réappropriées.
Woluwe-Saint-Lambert
L'îlot de l'ancienne propriété Damiens est bâti entre 1932 et les années 1960, principalement avec de petits immeubles résidentiels (n°99). Les tronçons suivants, construits avant la Première Guerre mondiale, sont majoritairement composés de maisons éclectiques. Deux ensembles notables du début XXe siècle sont présents : un ensemble Art nouveau aux numéros 121-127 se prolongeant vers l'avenue Albert Jonnart (n°123), et un autre aux numéros 139-151.
Etterbeek
Seule une section pair à partir de la rue de l'Orme se situe sur Etterbeek. La rue présente un ensemble hétéroclite de maisons de trois niveaux, parfois avec ateliers d'artistes ou verrières, construites entre la fin du XIXe siècle et les années 1930. Certaines habitations ont une vocation commerciale dès l'origine, avec rez-de-chaussée aménagé en magasin. Parmi elles, le numéro 130 (1929) accueille la Société des Missionnaires d'Afrique.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Schaerbeek : n°30 et 50, Institut de la Vierge Fidèle ; n°41, Centre technique Vivaqua ; n°65, Séniorie Linthout
- Woluwe-Saint-Lambert : n°137, Taverne l'Aristo
- Etterbeek : n°150, Clinique Europe Saint-Michel
