Rue du Canard (Toulouse)

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Rue du Canard
Image illustrative de l’article Rue du Canard (Toulouse)
La rue du Canard vue de la place Mage.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 53″ nord, 1° 26′ 47″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Étienne
Début no 40 rue du Languedoc et no 25 place des Carmes
Fin no 10 rue Bouquières et no 13 rue Mage
Morphologie
Longueur 127 m
Largeur entre 4 et 6 m
Odonymie
Anciens noms Rue des Jouglars (XIIIe – XVIIe siècle)
Rue la Bastille (1794)
Nom actuel fin du XVIIe siècle
Nom occitan Carrièra del Sénher Canhard
Histoire et patrimoine
Création avant le XIIIe siècle
Protection Site patrimonial remarquable (1986)
Notice
Archives 315551372811
Chalande 144
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue du Canard
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue du Canard

La rue du Canard (en occitan : carrièra del Sénher Canhard) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Voies rencontrées

La rue du Canard est une voie publique. Elle se situe dans le quartier Saint-Étienne.

Elle naît perpendiculairement à la rue du Languedoc, face à la place des Carmes et presque au carrefour de la rue Théodore-Ozenne. Longue de 127 mètres, étroite de seulement 4 à 6 mètres, elle est orientée à l'est, puis au nord-est. Elle reçoit après 44 mètres l'impasse du Canard, puis se prolonge sur 83 mètres pour aboutir à la place Mage. Elle est prolongée au-delà par la rue Merlane, qui aboutit à la rue Pierre-de-Fermat.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de la rue du Languedoc vers la place Mage. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

La rue du Canard rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue du Languedoc (g)
  2. Place des Carmes (d)
  3. Impasse du Canard (d)
  4. Rue Bouquières (g)
  5. Rue Mage (d)

Odonymie

Plaques de rue.

La rue du Canard tient son nom de l'impasse homonyme. Celle-ci était connue, au XVIe siècle, comme la rue Cagnard : elle devait probablement ce nom à un membre de la famille Canhard ou Cagnard, qui y possédait un immeuble à la fin du Moyen Âge. On connaît Michel de Cagnard, conseiller au sénéchal de Toulouse vers 1580[1]. Le nom de rue du Canard ne date que de la fin du XVIIe siècle.

Les plus anciennes mentions de la rue, au début du XIIIe siècle, la désignent comme la rue des Jouglars, nom qui s'appliquait également à la rue qui longeait le côté nord du couvent des Carmes (côté nord de l'actuelle place des Carmes). La famille de Jouglard ou de Jouglars fut une importante famille toulousaine : ainsi, Bernard de Jouglard fut conseiller au parlement entre 1521 et 1528. En 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom de « rue de la Bastille », en souvenir de la forteresse prise par les révolutionnaires le 14 juillet 1789, mais il ne subsista pas[2].

Malgré ce que semble suggérer la plaque de rue en occitan apposée dans les années 2000, la rue du Canard ne fut jamais la rue de Bracoal (carrièra de Bracoal en occitan). C'est l'actuelle impasse du Canard qui portait ce nom entre les XIVe et XVIIIe siècles[3].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Au Moyen Âge, la rue des Jouglars appartient au capitoulat de Saint-Barthélémy. La population est très mélangée et des artisans, des gens de petits métiers y louent des locaux. Les parlementaires, particulièrement les procureurs y sont également nombreux, attirés dans le quartier par la proximité avec le parlement de Toulouse (emplacement de l'actuel Palais de justice). Plusieurs immeubles sont des dépendances des hôtels particuliers et des grands immeubles des parlementaires des rues Mage, Bouquières et des Chapeliers (actuelle rue du Languedoc). Ainsi, l'ancien no 5 faisait partie de l'hôtel de Nupces, en façade sur la rue des Chapeliers (emplacement de l'actuel no 40 rue du Languedoc), et les immeubles no 10 et 12 dépendaient des no 11 et 13 de la rue Mage[4].

Plusieurs immeubles sont reconstruits au cours du XVIIe siècle (actuels no 7, 8 et 9) et du XVIIIe siècle (actuels no 11, 13, 15 et 19). C'est à Jean de Vendage de Malepeyre, conseiller au sénéchal de Toulouse, que l'on doit la construction, dans la première moitié du XVIIe siècle, de l'hôtel Vendage de Malepeyre (actuel no 8). Il finança la chapelle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, à côté de l'église des Carmes[5]. Parmi les personnages notables se remarquent aussi les membres de la famille Rossel, qui occupent un immeuble de la rue (actuel no 7). C'est Henri de Rossel, docteur et avocat à la cour ou son fils, Paul-François de Rossel, qui fait construire l'immeuble familial dans le style classique. L'immeuble passe en 1709 à Jean-Pierre Caussade, docteur et avocat à la Cour, puis à Antoine Caussade, conseiller, puis président au parlement, avant d'être réuni à l'hôtel de Puivert (actuel no 8 rue Bouquières) que fait construire Jean-François de Roux, marquis de Puivert et président au parlement[6]. C'est aussi dans l'hôtel familial (emplacement de l'ancien no 3) que vit et meurt Charles Laganne (1722-1789), procureur du roi, sénéchal et présidial, capitoul en 1753 et, syndic de la ville. Il lègue 50 000 livres pour la création d'un château d'eau et de fontaines publiques[7].

Époque contemporaine

Les premières bouleversements interviennent dans la deuxième moitié du XIXe siècle, quand la municipalité toulousaine souhaite élargir les voies existantes. Plusieurs immeubles sont reconstruits en respectant le nouvel alignement, qui permet de porter à 6 mètres la largeur de la rue (actuels no 4, 6, 6bis, 10, 12 et 17). À l'ouest de la rue, plusieurs maisons sont à leur tour détruites, entre 1899 et 1903, lors du percement de la rue du Languedoc. De vastes immeubles, dans le goût éclectique du début du siècle sont reconstruits face à la place des Carmes (actuel no 2). Sur le côté nord, trois immeubles (anciens no 1, 3 et 5) sont absorbées par la construction du nouvel hôtel de la Caisse d'Épargne.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Notes et références

Voir aussi

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