Rue du Maroquin
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| Rue du Maroquin | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 48° 34′ 51″ nord, 7° 45′ 02″ est |
| Pays | France |
| Ville | Strasbourg |
| Début | place du Marché-aux-Cochons-de-Lait |
| Fin | place de la Cathédrale |
| modifier |
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La rue du Maroquin (en alsacien : Kurwegass) est une rue du centre de Strasbourg (Bas-Rhin).
Elle va de la place du Marché-aux-Cochons-de-Lait à la place de la Cathédrale, reliée à la rue du Vieil-Hôpital par la rue des Tailleurs-de-Pierre[1]. Depuis 1973 elle est incluse dans le secteur piétonnier[2].
Origine du nom
La dénomination de cette rue étroite fait référence aux nombreux cordonniers qui y ont longtemps été établis[3].
Historique


Kurdewan désignant le cuir, en particulier celui de Cordoue, on explique ainsi les noms successifs qui lui ont été attribués depuis le Moyen Âge, parfois avec des déformations ou des interprétations incertaines, Korbengasse étant ainsi traduit par « rue des Corbeilles » ou Kurbangasse compris comme (San)k Urbangasse (« rue Saint-Urbain ») au XVIIIe siècle[3].
Au fil des siècles, on observe notamment les appellations suivantes, en allemand, en latin ou en français : Kurdewenregasse (1266), Platea sutorum (1282), Schuchsutergasse (1282), Kurdewangasse (1309), Kurwengasse (1351), Nuwe Kurdewangasse (1371), Kurdeweggasse (1451), Kurbengasse (1438), Kurdewengasse (1480), Korbengasse (1636), St Urbansgasse, oder sogenannte Kurbengasse (1738), Kurbaugasse (1760), rue du Maroquin (1786), rue Guillaume Tell (1793), rue de la Vertu (1794), rue du Maroquin (1795), Korduanengasse (1872), rue du Maroquin (1918), Korduanengasse (1940), Korduangasse (1942), rue du Maroquin (1945[1]).
À partir de 1995, des plaques de rues bilingues, à la fois en français et en alsacien, sont mises en place par la municipalité lorsque les noms de rue traditionnels étaient encore en usage dans le parler strasbourgeois[4]. La rue du Maroquin est alors sous-titrée Kurwegass.
Seules subsistent les maisons anciennes alignées du côté occidental (numéros impairs). Presque tous les édifices du côté oriental ont été démolis à la fin des années 1850 pour faire place à l’École impériale du Service de santé militaire de Strasbourg qui occupe les lieux jusqu'en 1870[5].
Les numéros pairs (2, 4 et 6) bordent partiellement le petit jardin médiéval du musée de l'Œuvre Notre-Dame, créé en 1937 à l'initiative du conservateur Hans Haug. Depuis 2004, la ruelle qui relie la rue du Maroquin à la place du Château porte son nom : « passage Hans-Haug ».
