Russell Marshall

personnalité politique néo-zélandaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Cedric Russell Marshall, dit Russell Marshall, né le à Nelson[1] et mort le [2],[3], est un homme politique puis diplomate néo-zélandais.

Premier ministreDavid Lange,
Geoffrey Palmer
PrédécesseurDavid Lange
SuccesseurMike Moore
Premier ministreHelen Clark
Faits en bref Fonctions, Ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande ...
Russell Marshall
Illustration.
Russell Marshall en 1987.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande

(2 ans, 5 mois et 16 jours)
Premier ministre David Lange,
Geoffrey Palmer
Prédécesseur David Lange
Successeur Mike Moore
Haut-commissaire de Nouvelle-Zélande au Royaume-Uni

(3 ans)
Premier ministre Helen Clark
Prédécesseur Paul East (en)
Successeur Jonathan Hunt
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nelson
Date de décès (à 88 ans)
Nationalité néo-zélandaise
Parti politique Parti travailliste
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Biographie

Après une formation en théologie, il est ministre méthodiste de 1960 à 1971, successivement à Spreydon, Christchurch puis Masterton[2],[4]. Tenant d'un humanisme chrétien, il prend position pour les droits des homosexuels, et se joint aux condamnations de l'apartheid en Afrique du Sud[2]. Il organise une manifestation contre la guerre du Viêt Nam, et dénonce régulièrement la participation de la Nouvelle-Zélande à cette guerre, ce qui lui vaut le surnom de « révérend rouge »[5],[4].

Ayant perdu sa foi, Russell Marshall devient athée et quitte son ministère[2]. Membre depuis peu du Parti travailliste néo-zélandais, il est choisi comme candidat du parti dans la circonscription de Wanganui pour les élections législatives de 1972, remportées par les travaillistes. Député d'arrière-ban, il continue à défendre des positions progressistes[2]. En 1984, le nouveau Premier ministre travailliste David Lange le nomme ministre de l'Éducation ainsi que ministre de l'Environnement. À ces postes, il gère la création du ministère de l'Environnement, crée le ministère de la Conservation du Patrimoine[6], et lance une campagne de recrutement d'enseignants pour réduire le nombre d'élèves par classe[7].

Après les élections de 1987, il est promu ministre des Affaires étrangères. À cette fonction, il est confronté aux coups d'État de 1987 aux Fidji qui instaurent une dictature militaire et des politiques de discrimination raciale contre les Indo-Fidjiens ; en concertation avec le gouvernement australien, il met en place un ensemble de sanctions contre le gouvernement fidjien[4]. Il se retire de la vie politique en 1990[4], et devient cette même année président de la branche néo-zélandaise de l'UNESCO[5]. Dans le même temps, il s'inscrit comme étudiant à l'université Victoria de Wellington, dont il sort diplômé d'une licence Bachelor of Arts en 1993[2]. En 1994 il co-fonde et préside la branche néo-zélandaise d'un trust international pour venir en aide aux victimes de mines antipersonnel au Cambodge[5]. Durant les années 1990, il prend part à des missions d'observation des élections au Lesotho, aux Seychelles et en Afrique du Sud organisées par le Commonwealth des Nations[2].

En 2001 il est fait compagnon de l'ordre du mérite de Nouvelle-Zélande[2]. En janvier 2002 il devient haut-commissaire (ambassadeur) de Nouvelle-Zélande au Royaume-Uni, fonction qu'il occupe jusqu'en 2005[2],[5].

Russell Marshall meurt en janvier 2025 à l'âge de 88 ans[2].

Références

Liens externes

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