Référendum constitutionnel burundais de 2018
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| Référendum constitutionnel burundais de 2018 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 4 768 154 | |||||||||||||
| Votants | 4 586 730 | |||||||||||||
| 96,20 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 338 687 | |||||||||||||
| Approuvez-vous la réforme de la constitution ? | ||||||||||||||
| Oui | 79,08 % | |||||||||||||
| Non | 20,92 % | |||||||||||||
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Un référendum constitutionnel a lieu le au Burundi. Les électeurs sont amenés à se prononcer sur une modification de la Constitution visant principalement à permettre au président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de se présenter pour un quatrième mandat, dont la durée serait allongée par un passage du quinquennat au septennat[1].
La mise en place de ce scrutin intervient dans la continuité de la réélection très controversée de Nkurunziza en 2015 et qui avait débouché sur une crise pré puis post-électorale, précédée d'une tentative avortée de coup d'État de la part d'une partie de l'armée, et d'une vive remontée des tensions inter ethniques au Burundi.
La révision de la constitution est approuvée à une large majorité des suffrages.
Le , un avant-projet de révision de la constitution du Burundi est annoncé[2]. Le projet final est annoncé le .L'amendement créé un poste de Premier ministre et effectue le passage du quinquennat au septennat pour le mandat du président de la République, qui ne devient renouvelable qu'une seule fois de manière consécutive, contre deux fois dans le projet initial. En remettant les compteurs constitutionnels à zéro, cette réforme permet néanmoins au président en exercice Pierre Nkurunziza de briguer un quatrième mandat en 2020 après trois quinquennats. De fait, l'accord d'Arusha est abrogé, celui ci interdisant à un président le maintien au pouvoir plus de dix ans[3]. De même, il est mis fin au système des deux vice-présidences réparties entre les communautés hutu et tutsi, un seul vice-président restant désormais, privé de la majorité de ses attributions. Au niveau législatif, enfin, le seuil d'adoption des lois passe des deux tiers à la majorité absolue, mettant fin à une disposition à l'époque mise en place pour forcer au consensus entre les deux ethnies. Les quotas de 60 % de Hutus et 40 % de Tutsis au gouvernement et au Parlement, ainsi que la parité dans l'armée et la police sont néanmoins maintenus[4]. Enfin, le texte prévoit également la possibilité de rétablir la monarchie[5].
La campagne électorale pour le référendum est marquée en par des arrestations d'opposants par le pouvoir burundais[6]. Le référendum est ensuite fixé au [7],[1].