Élections législatives burundaises de 2020
From Wikipedia, the free encyclopedia
| ||||||||||||||
| Élections législatives burundaises de 2020 | ||||||||||||||
| Les 123 sièges de l'Assemblée nationale | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 5 113 418 | |||||||||||||
| Votants | 4 464 359 | |||||||||||||
| 87,31 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 186 705 | |||||||||||||
| Conseil national pour la défense de la démocratie-FDD | ||||||||||||||
| Voix | 3 036 286 | |||||||||||||
| 70,98 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 86 | |||||||||||||
| Congrès national pour la liberté | ||||||||||||||
| Voix | 1 001 230 | |||||||||||||
| 23,41 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 32 | |||||||||||||
| Union pour le progrès national | ||||||||||||||
| Voix | 108 865 | |||||||||||||
| 2,54 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 2 | |||||||||||||
| Résultats par province | ||||||||||||||
| CENI | ||||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Les élections législatives burundaises de 2020 ont lieu le afin de renouveler les membres de l'Assemblée nationale du Burundi. Des municipales ainsi que le premier tour d'une présidentielle ont lieu simultanément.
Le scrutin est largement remporté par le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-FDD, qui réunit près de 71 % des suffrages et une large majorité des sièges.

Le scrutin intervient dans la continuité de la réélection très controversée du président Pierre Nkurunziza en 2015, ayant débouché sur une crise pré puis post-électorale accompagnée d'une tentative avortée de coup d'État de la part d'une partie de l'armée, et d'une vive remontée des tensions interethniques au Burundi. Les élections législatives de juin 2015 sont remportées par son parti, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), avec 77 sièges sur les 100 directement élus.
Bien qu'ayant fait modifier la constitution par référendum en mai 2018, lui permettant de se représenter jusqu'en 2034, Pierre Nkurunziza annonce le ne pas être candidat à sa succession en 2020, à la surprise générale[1],[2].
Le gouvernement burundais maintient le scrutin malgré la progression de la Pandémie de Covid-19, qui contraint la quasi-totalité des autres pays à reporter les leurs. Le premier vice-président Gaston Sindimwo va jusqu'à qualifier les partisans d'un report d'« ennemis de la démocratie », affirmant que la pandémie n’empêchera pas les élections car les Burundais sont « un peuple béni par Dieu »[3].
Système électoral

L'Assemblée nationale est la chambre basse du parlement bicaméral du Burundi. Elle est dotée d'un minimum de 100 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel dans 18 circonscriptions électorales plurinominales correspondant aux provinces du pays. La composition des listes est bloquée, avec pour trois noms successifs un maximum de deux hommes et de deux personnes du même groupe ethnique[4].
Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 2 % des suffrages exprimés. Un nombre variable de députés supplémentaires s'ajoute à ce total de telle sorte que la répartition finale des membres de l'assemblée corresponde à un ratio 60-40 entre Hutus et Tutsis, auquel s'ajoute un quota de 30 % de femmes[4],[5]. L'ensemble des membres cooptés sont choisis par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) parmi les candidats non élus figurant sur les listes des partis ayant remporté au moins un siège au scrutin direct, en concertation avec ces derniers.
Enfin, trois membres de l’ethnie Twa sont cooptés par la Céni sur la base de liste présentées par leurs organisations représentatives reconnues, en tenant compte du sexe et de la répartition géographique[4],[5].