Référendum constitutionnel malien de 1992
From Wikipedia, the free encyclopedia
| ||||||||||||||
| Référendum constitutionnel malien de 1992 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Inscrits | 5 378 742 | |||||||||||||
| Votants | 2 276 291 | |||||||||||||
| 42,32 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 41 590 | |||||||||||||
| Nouvelle constitution | ||||||||||||||
| Pour | 99,00 % | |||||||||||||
| Contre | 1,00 % | |||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Le référendum constitutionnel malien de 1992 a lieu le afin de permettre à la population du Mali de se prononcer sur une nouvelle constitution.
Le projet est approuvé par 99 % des suffrages exprimés.
Arrivé au pouvoir en 1968 par un coup d'Etat, Moussa Traoré dirige un régime autoritaire à parti unique depuis 23 ans sous l'égide de l'Union démocratique du peuple malien lorsqu'il est lui même renversé en mars 1991 par un coup d’État. Organisé à la suite d'une sanglante répression d'un soulèvement populaire du 22 au , qui cause plus de 200 morts[1], le coup d’État voit la mise en place du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), présidé par Amadou Toumani Touré[2]. Ce dernier édicte l'Acte fondamental no 1 le , dans lequel il promet une transition démocratique[3].
Une conférence nationale est organisée par le CTSP du au , aboutissant à la rédaction d'un projet de nouvelle constitution. Cette dernière réinstaure le multipartisme dans le cadre d'un régime présidentiel où le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, avec un parlement unicaméral, l'Assemblée nationale. La liberté de la presse et la liberté syndicale sont rétablies[3].