Régiment de Noé cavalerie
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le régiment de Noé cavalerie est un régiment de cavalerie du royaume de France créé en 1665.
| Régiment de Noé cavalerie | |
Étendard du régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie, revers | |
| Création | 1665 |
|---|---|
| Dissolution | 1761 |
| Pays | France |
| Allégeance | |
| Type | régiment |
| Rôle | cavalerie |
| Devise | Ardet et Audes |
| Batailles | Dettingen (1743) Fontenoy (1745), Hastenbeck (1757) |
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
- : création du régiment de Foucault cavalerie
- : renommé[note 1] régiment de Quinson cavalerie
- : renommé régiment de Châlons cavalerie
- : renommé régiment de Gouffier cavalerie
- 1699 : renommé régiment d’Egmont cavalerie
- : renommé régiment de Desmarets cavalerie
- : renommé régiment de Gesvres cavalerie
- : renommé régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie
- 1758 : renommé régiment de Noé cavalerie
- 1761 : réformé par incorporation au régiment de Bourbon cavalerie
Équipement
Étendards
6 étendards de « soye citron, Soleil au milieu brodé en or d’un côté, & de l’autre un Lion regardant le Soleil, & ces mots ardet & audes, & frangez d’or »[1]. La devise Ardet et Audes signifie « ardent et audacieux ».
- Étendard du régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie
avers revers
Habillement
L’uniforme est habit et manteau gris-blanc, paremens et doublure rouge, boutons d’étain d’Allemagne sur bois des deux côtés jusqu’à la poche, la patte rouge pour la bandoulière jaune, busie bordé de blanc, à boutons de cuivre, bandoulière jaune, culotte de peau, et chapeau bordé d’argent fin ; l’équipage du cheval est rouge brodé.
- Uniformes
de 1740 à 1757 régiment de Clermont-Tonnerre et de Noé cavalerie de 1757 à 1761
Historique

Colonels et mestres de camps
Les mestres de camp furent successivement[2] :
- Foucault
- : Jean Raymond de Villardis, comte de Quinson, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † le
- : Châlons
- : Charles Antoine de Gouffier d’Heilly, marquis de Gouffier, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , †
- 1699 : d’Egmont
- 1704 : Desmarets
- 1709 : François Joachim Potier, marquis de Gesvres, † 1757
- : Léon Louis Potier de Gesvres, comte puis duc de Tresmes, frère du précédent, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , † 1774
- 1740 : Charles Henry Jules de Clermont-Tonnerre, comte de Clermont-Tonnerre et d'Epinac, brigadier des armées du roi, mestre de camp, colonel du régiment
- 1758 : Jacques Roger, marquis de Noé, brigadier en 1761
- : Louis, vicomte de Noé, brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le
Autres officiers
Lieutenant-colonels
Capitaines
Lieutenants
- Le sieur de Mametz-Matringhem Davroux[10]
Cornettes
- Henri, marquis de Brassac (1686-?)[11]
Campagnes et batailles
Ce régiment était composé de trois escadrons et fut créé en 1666[12].
En 1649, Roger de Clermont monte un régiment de cavalerie de son nom qu'il commande de 1649 à 1650[13]. Le régiment dont il est question ici serait une recréation ?
Si à l'origine il était composé de 3 escadrons, il en a compté jusqu'à 4[14].
En 1741, lors de la campagne de Bohême, le régiment fait partie des troupes envoyées au-delà du Rhin. Le , il arrive à Pilsen et le 13 du même mois il est à Beraun. Le régiment, avec ceux de Mestre-de-Camp, Grammont, d'Andlau, Chabrillant, Brissac, Fouquet et Asfeld, était alors sous les ordres du marquis de Clermont-Tonnerre, commandant de la cavalerie. Le maréchal de Broglie envoya Felix Jean Louis de La Garde de Saignes, lieutenant-colonel du régiment près de Piseck, mais il se fit attaquer et les pertes furent importantes[15].
En 1746, M. d'Argenson écrit au marquis d'Avaray et dans ses instructions il lui précise que les régiments de Clermont-Tonnerre, Royal-Étranger, Chabrillant et Maugiron doivent se rendre à Calais pour rejoindre le duc de Richelieu en vue d'un débarquement en Angleterre[16]. En , la compagnie du chevalier de Villefranche, du régiment de Clermont-Tonnerre est stationné à Gand[17]. Du au il est en garnison au château de Boussu[18]. En 1750 il semble être stationné à Bleurville dans les Vosges[19].
En 1761 il est incorporé, sous le nom de Noé, au régiment de Bourbon cavalerie[20] qui deviendra le régiment de Bourbon dragons.
Il fut présent à la bataille de Fontenoy :
- 1740-1748 : guerre de Succession d'Autriche