Sacrifice humain chez les Mayas
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Le sacrifice humain était, chez les Mayas de l'époque précolombienne, un rituel dont le but métaphysique était de nourrir les dieux. Le sang était en effet considéré par les Mayas, ainsi que par l'ensemble des Mésoaméricains, comme une source d'énergie divine qu'il convenait d'offrir régulièrement aux dieux, notamment par autosacrifice ; le sacrifice d'une créature vivante était une puissante offrande de sang et, par extension, le sacrifice d'une vie humaine était l'offrande ultime, par laquelle se terminaient les rituels mayas les plus importants. On trouve des évocations de sacrifices humains dans l'art et les écrits mayas classiques et postclassiques.
En général, à l'Époque classique, seuls des prisonniers de guerre de haut rang étaient sacrifiés, les captifs de statut inférieur étant utilisés comme esclaves. Ces sacrifices relativement rares, avaient lieu à l'occasion d'événements exceptionnels, comme l'intronisation d'un nouveau souverain ou la dédicace d'un temple[1].