Le Catholicos Ghazar Ier doit faire face à un «anti-patriarche» en la personne de Hovhannès d’Agoulis (1740-1741), avant d’être chassé de son siège en 1748. Sahak et un vardaped nommé Petros Kutur sont envoyés à Etchmiadzin pour participer à l’élection d’un nouveau chef de l’Église.
À la mort du second, Sahak est une nouvelle fois élu Catholicos sous le nom de Sahak V alors qu’il se trouve à Constantinople; il y réside encore 20 mois, peu soucieux d’aller prendre la tête d’un clergé divisé par les intrigues du coadjuteur qui lui a été adjoint, Jacob V de Chamakhi. Ce dernier ne cesse pourtant de presser Sahak de revenir en Arménie.
Sahak accepte enfin de se rendre à Erzeroum, afin de se rapprocher d’Etchmiadzin, mais refuse d’aller plus loin pour ne pas se mêler aux intrigues qui agitent depuis des années la résidence patriarcale.
Le clergé, lassé de ses tergiversations, décide enfin de le déposer et d’élire le comme son successeur Jacob V de Chamakhi (1759-1763). Sahak meurt peu après en 1760 à Erzeroum après avoir porté le titre de Catholicos pendant 4 ans et 5 mois sans être consacré ni avoir jamais exercé la charge.
Sources
Joseph Fr. Michaud et Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Paris, 1825, tome XXXIX, p.502.