Saharis

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Régions d’origine Djebel Sahari, Zibans, Hodna,
Langues Arabe
Religions Islam
Ethnies liées AMAZIGH
Saharis
Description de cette image, également commentée ci-après
Territoire des Saharis durant l'Hiver
Autres
Régions d’origine Djebel Sahari, Zibans, Hodna,
Langues Arabe
Religions Islam
Ethnies liées AMAZIGH

La tribu des Saharis, branche de la tribu hilalienne des Aroua (ou Nader), elle-même branche de la tribu Zughba du peuple des Banu Hilal, est une tribu d'origine arabe provenant du Hedjaz, province d'Arabie, qui s'est installée au 13e siècle dans le djebel de Mechentel (actuel djebel Saharis) en Algérie au Maghreb et vivant parmi le peuple Chaouis. Cette tribu d'origine arabe a grandement participé, aux côtés du reste des Hilaliens à l'arabisation du Maghreb, en particulier l'Ifriqiya et a combattu de nombreuses dynasties berbères comme celles des Zirides et des Almohades.

Actuellement, la tribu des Saharis est répartie sur un certain nombre de territoires de l'Algérie actuelle parmi lesquels la chaîne de montagne portant leur nom, djebel Saharis, le Titteri, et enfin les Zibans, où elle se concentre notamment dans la wilaya de Batna en Algérie. Elle y est divisée en quatre douars :

Ces quatre communautés sont situées en bordure des Aurès, territoire ancestral du peuple Amazigh des Chaouis. La tribu des Saharis est musulmane de la branche du sunnisme malikite.

Origine

Zirides et Hammadides après les invasions hilaliennes.
Statue d'Abdalmumin.

Les Saharis ont pour origine la tribu Aroua, elle-même fraction de la tribus Zughba du peuple des Hilaliens aussi appelés Banu Hilal qui vivaient en actuelle Arabie saoudite dans la province du Hedjaz, située entre La Mecque et Médine et sur le mont Ghazwan près de Taïf non loin de leurs alliés et cousins, le peuple des Banu Sulaym qui de leur côté, s'étaient installés aux environs de Médine. Selon le peu d'informations récoltées sur les raisons de leur envoi en Égypte, les Banu Hilal et les Banu Soulaym commencèrent à être redoutés pour leurs nombreux pillages contre les caravanes passant entre les villes saintes, il est même avancé que les Banu Sulaym s'en prirent à des pèlerins venus visiter les lieux saints, afin de leur voler leurs biens. Par la suite, les deux peuples s'allièrent aux Qarmates, mouvement révolutionnaire chiite dans les provinces du Bahreïn et d'Oman, qui entra en guerre contre le Califat Fatimide. Ils prirent notamment part au sac de La Mecque en 930. Finalement, le 7e calife fatimide Nizar Al-Azziz Billah enleva leurs villes aux Qarmates et les repoussa dans le Bahreïn, déportant ensuite les alliés de ceux-ci, les Hilaliens et les Banu Soulaym, dans le Saïd en Haute-Égypte, sur la rive orientale du Nil. C'était une façon pour le calife de vassaliser ces tribus récalcitrantes. Quelques dizaines d'années plus tard, lassés des pillages menés par leurs remuants voisins, les Égyptiens, sous la direction du 8e calife fatimide, Al-Mustansir Billah envoyèrent les deux peuples en Ifriqiya au Maghreb, où la dynastie des Berbères Zirides et leur chef, Al-Muizz ben Badis, autrefois fidèles aux chiites Fatimides, s'étaient déclarés sunnites, avaient rompus leur serment d’allégeance pour le tourner vers le Califat Abbasside et avaient perpétrés d'effroyables massacres de chiites dans tout le Maghreb en 1048. De cette manière, les fatimides pouvaient se débarrasser des Beni Hilal tout en se vengeant des Zirides. On dit qu'en tout, ce furent 50 000 guerriers et 200 000 bédouins arabes qui furent envoyés à la conquête du Maghreb. Les Arabes vainquirent les armées berbères une première fois puis en massacrèrent plus de 1300 à la bataille de Haydarân en 1052 où les Berbères sont trahis par leurs alliés et doivent fuir vers Kairouan qui tombe à son tour aux mains des Arabes après cinq ans de siège en 1057. Puis en 1058, une coalition des Banu-hilal et des Hammadides décapite le chef d'une coalition berbère à Abou Soda. Les Hammadides eux aussi subirent la vindicte hilalienne au point d'en devoir abandonner leur capitale, la Kalâa des Béni Hammad. Durant les années qui suivirent, les Hilaliens devinrent sunnites, prospérèrent en maîtres de l'Ifriqiya et combattirent les dynasties Hafsides, Zirides, Hammadides et Almohades jusqu'au 27 avril 1153 à la bataille de Sétif60 000 Hilaliens sont mis en déroute par 30 000 Almohades menés par leur chef, Abdul-Mu'min, le premier calife de la dynastie Almohade. Après ces événements, bien que gardant un statut important au Maghreb et que certains d'entre eux se distinguent, notamment les membres du clan Riah à la bataille d'Alarcos en 1195 en Espagne, les Hilaliens ne récupèrent jamais leur puissance perdue et ne furent plus nommés par ce nom, se divisant définitivement en une kyrielle tribus dispersées entre le Maroc et la Libye. L'histoire des Banu Hilal et Banu Soulaym est relatée dans l'immense Taghribat Bani Hilal (l'épopée hilalienne) contée dans toute l'Égypte et bien plus loin encore.

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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